Extrait

Versailles ; vérités et légendes
de Jean-François Solnon

Le 27/12/2017 à 18:14

Auteur : Jean-François Solnon
Editeur : Perrin
Genre :
Date de parution : 14/09/2017
ISBN : 9782262068356
Total pages : 270
Prix : 13 €
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ISBN : 9782262074531

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Résumé du livre
Versailles sans masques.

Ce monument est l'incarnation du génie français, pour nous et le reste du monde, puisque plus de 7 millions de visiteurs le visitent chaque année. Le château de Versailles nous est si familier qu'on croit le connaître. A tort. Est-il né de la jalousie de Louis XIV envers Fouquet ? Est-il le chef d'œuvre de l'art classique français ? Que sait-on au juste des Grands et des Petits appartements, du Grand et du Petit Trianon, du Parc cet des Grandes eaux nocturnes ? Versailles fut-il un luxe inutile et ruineux ? Est-il à la fois le lieu des fêtes permanentes et du pouvoir absolu ? A-t-il été délaissé après la mort du Roi-Soleil ? Napoléon l'a-t-il détesté et Louis-Philippe, sauvé ? Les légendes ne manquent pas. Le propos de ce livre est d'en faire litière, comme de bousculer les semi-vérités.

 

Premier chapitre

Avant-propos

 

« La mémoire éternelle qui restera du roi

par ce bâtiment sera pitoyable ».

Colbert.

 

 

Versailles est toujours vivant. Modeste bâtisse sous Louis XIII, agrandi, transformé, embelli par Louis XIV, qui en fit sa résidence et celle de la Cour, le château semblait construit pour l’éternité. Pourtant, après plus d’un demi-siècle de gloire et de rayonnement, on l’a cru abandonné pour toujours au lendemain de la mort de son créateur, le 1er septembre 1715, quand le régent du royaume, Philippe d’Orléans, neveu du roi défunt, et Louis XV encore enfant quittèrent le château pour vivre à Paris : Orléans au Palais-Royal, le jeune roi aux Tuileries. L’abandon de Versailles dura sept années. Mais, en 1722, le monarque et la Cour revinrent s’installer dans le palais du Roi-Soleil. Versailles renaissait.

Une seconde fois, le château s’endormit avec fracas sans espoir de réveil. Le 6 octobre 1789, la famille royale dut quitter sa résidence pour le Paris révolutionnaire où allait se jouer son tragique destin. Cette fois Versailles semblait définitivement condamné, promis à la démolition.

Au XIXe siècle, Louis-Philippe, roi des Français, le ranima, non sans dommages, pour faire du séjour des rois le Musée de l’histoire de France. Puis la IIIe République, qui y fut fondée, y installa certaines de ses institutions. Aujourd’hui encore, les parlementaires se réunissent en Congrès au château à chaque révision de la Constitution. Le patrimoine des rois de France est devenu patrimoine de la Nation. Versailles, qui échappa aux bombardements alliés en juin 1944, restait vivant.

La vitalité du château se mesure aujourd’hui d’autres façons. Le nombre de visiteurs rend compte de sa bonne santé. Avec près de 10 millions d’entrées, Versailles est l’un des sites les plus attractifs de France, suivi ou précédé selon les années par le Louvre, mais loin devant la tour Eiffel et le mont Saint-Michel. Ses conservateurs offrent une belle variété de circuits aux curieux, des Grands Appartements du roi aux Petits de Marie-Antoinette, de ceux du dauphin à ceux des maîtresses de Louis XV. S’y ajoutent les visites du jardin et du parc, celles du Grand et du Petit Trianon, complétées par le célèbre Hameau de la reine. Les Grandes Eaux musicales, les Grandes Eaux nocturnes, le Mois Molière, les Fêtes de nuit, les Jeux musicaux, l’Automne musical, le Versailles off, ces manifestations entretiennent la vie du château.

Le cinéma n’est pas en reste. Depuis le début du XXe siècle, on dénombre autour de cent soixante films tournés à Versailles, dont seulement un quart, il est vrai, appartiennent au genre des films historiques. Aussi le château s’invite-t-il dans les salles obscures et aux foyers des téléspectateurs. Parfois le bâtiment et les jardins ne sont qu’un décor rapidement entrevu dans des films dits « en costume », la cour d’honneur dans Le Bossu d’André Hunebelle (1959), la Grande Écurie pour L’Aiglon de Claude Boissol (1961), le parc dans Ridicule de Patrice Leconte (1998).

 

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