Extrait

Une Saison de Cendres
de Philippe Tessier

Le 19/02/2018 à 07:40 - 0 commentaire

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Editeur :

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Date de parution :

ISBN :

Total pages :

Prix :

Philippe Tessier

Éditions Leha

SF & Fantasy

23/02/18

9791097270162

448

9.99 €

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ISBN : 9791097270162

Editeur : Éditions Leha

Prix grand format : 9.99 €

 

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Résumé du livre
Alors que le pouvoir de Tire-d’Aile devient de plus en plus puissant et incontrôlable, le jeune garçon est l’enjeu d’une guerre qui oppose les Hérétiques de Tyr Ashen aux Growls d’Uriam. Sans compter la Reine des morts qui compte bien reprendre ce qui lui appartient. Anciens alliés, ennemis aux ambitions surprenantes, bons et mauvais, nombreux sont ceux qui veulent s’emparer du Feu originel qui brûle en lui.Tire-d’Aile découvre que pour sauver la création, il lui faut se sacrifier, ce qu’il a certaines difficultés à admettre. Avec ses plus fidèles compagnons, il continue à fuir. Une fuite qui le mènera sur les eaux dangereuses de la Mer Azéane, dans des cités tentaculaires, au sommet des plus hautes montagnes et dans des endroits encore plus étonnants alors qu’à l’hiver risque de succéder une saison de cendres.

 

Premier chapitre

PREMIÈRE PARTIE

 

 

Introduction


Déchaînés, les esprits des vents soufflaient en rafales sur les terres des hommes. Ils s’abattaient sur les plaines en ouragans furieux, arrachant les blés et renversant les bêtes. Mais c’était dans les villes et les villages qu’ils provoquaient le plus de ravages. S’infiltrant par les cheminées et par la moindre anfractuosité, leurs mugissements frappaient de terreur les populations. Ils s’agrippaient aux bâtiments de leurs membres vaporeux pour mettre à bas les structures les moins solides ou pour arracher les toits. Les malheureux qui n’avaient aucun refuge tentaient d’échapper à la folie des éléments, folie qui se lisait sur les visages éthérés des créatures de l’air. Mais rien n’y faisait, aucun abri n’était assez sûr et nul ne pouvait se protéger. Par moments, les esprits étaient pris d’une telle rage qu’ils s’attaquaient mutuellement. Ils se poursuivaient en tourbillonnant jusqu’à former des tornades dévastatrices qui emportaient tout sur leur passage.

Sylphia, qui résistait encore à cette furie qu’elle sentait croître en elle, était entraînée par ses frères et sœurs. Elle ne pouvait rien faire d’autre que pleurer devant tant de destruction. Ses larmes inondaient les régions qu’elle survolait et faisaient gonfler les rivières qui se transformaient en véritables torrents. Désemparée, elle savait que plus rien ne pourrait stopper ce qui était en train de se produire.

Quelle que soit la région sur laquelle elle soufflait, c’était le même spectacle d’apocalypse. Tyr Ashen n’était plus qu’une terre désolée où quelques légions épuisées tentaient de repousser les barbares du septentrion, les armées de Praëtas ou les loups d’Uriam qui fuyaient leur grande forêt, une forêt en feu dont la fumée obscurcissait le ciel. Et de cette fournaise naissaient des abominations, des êtres de vent et de flammes mêlés qui consumaient tout sur leur passage.

Sa peine et sa souffrance généraient dans la traîne de la Fille de l’automne des orages furieux tandis qu’elle tentait d’échapper à ce chaos insensé. Mais nulle terre n’était épargnée. Emshaëa n’était plus qu’un désert vitrifié peuplé des étranges statues de verre de ses habitants pétrifiés, les hauts plateaux de Zural se crevassaient en abîmes insondables, les forteresses des seigneurs de la guerre en Deïmos s’effondraient sur leurs habitants désemparés… partout, les mêmes scènes de destruction. Les villes brûlaient ou tombaient en ruine, les armées s’affrontaient, les montagnes s’affaissaient, les torrents rugissaient, les mers se déchaînaient.

Et où qu’elle porte le regard, Sylphia voyait la Mort… elle voyait la silhouette implorante de la Faucheuse qui endurait l’agonie d’un monde dont elle ressentait la moindre blessure. Elle n’était plus que souffrance et elle aussi allait disparaître.

Sylphia voulut échapper à tout cela. Elle monta haut dans les cieux, traversa les nuages incandescents sur lesquels croulaient les hautes tours blanches des seigneurs du ciel. Elle s’éleva au-dessus des tempêtes pour aller rejoindre les grands courants aériens, les plus purs de ses frères. Elle sut alors que tout était fini. Dominant la création, le Phénix agonisait. Sur son lit de soleil, il se convulsait en balayant le monde de ses ailes démesurées, embrasant les planètes et les astres. Stupéfaite, la sylphide vit Polysten, la lune de la magie, frappée d’une vague de feu avant de se transformer en une sphère incandescente qui se brisa en deux et s’abattit sur les terres des hommes.

 

 

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