Extrait

Un homme seul
de Antonio Manzini

Le 05/03/2018 à 06:46 - 0 commentaire

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ISBN :

Total pages :

Prix :

Antonio Manzini

Denoel

15/02/2018

9782207133750

346

20.90 €

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ISBN : 9782207133750

Editeur : Denoel

Prix grand format : 20.90 €

 

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ISBN : 9782207133767

Editeur : Editions Denoël

Prix grand format : 20.90...77008102....

 

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Résumé du livre
Dans ce nouvel opus du grand Manzini, nous retrouvons un Rocco Schiavone déprimé et plus grincheux que jamais. Depuis qu'Adele, la fiancée de son meilleur ami, a été assassinée par erreur - le meurtrier pensant abattre Rocco -, il ne croit plus en rien et s'isole dans une pension sordide.
Il décide tout de retrouver l'assassin d'Adele. Pour ça il doit passer en revue tous ceux qui pourraient lui en vouloir : entre Stefania Zaccaria, qu'il a arrêtée pour proxénétisme, et Antonio Biga, malfrat septuagénaire à la retraite, la liste des candidats est longue.

En parallèle, Rocco poursuit son installation à Aoste : il emménage dans un nouvel appartement, où il se lie d'amitié avec son bruyant voisin de seize ans, fan de heavy metal, et enquête sur la famille Turrini, tous corrompus jusqu'à l'os. Rocco pense qu'ils sont les relais locaux de la 'Ndrangheta, la mafia calabraise, visiblement bien implantée dans le Val d'Aoste.
Ses amis de toujours l'aident à leur manière en parcourant les bas- fonds de la pègre romaine.
Rocco parviendra-t-il à aller au bout de sa traque effrénée ? Trouvera- t-il le meurtrier d'Adèle ?
Et surtout, Rocco ne commencerait-il pas à aimer cet Aoste froid et inhospitalier qu'il prend tant de plaisir à critiquer ?
Traduction Samuel Sfez

 

Premier chapitre

À maman et papa

 

 

Un homme seul,

enfermé dans sa chambre.

Avec toutes ses raisons.

Tous ses torts.

Seul dans une chambre vide,

à parler. Aux morts.

Giorgio CAPRONI

 

 

Lundi

 

AOSTE, L’OMBRE DE LA ’NDRANGHETA PLANE DERRIÈRE LES USURIERS

Prêter de l’argent à des taux astronomiques, puis s’emparer des biens et des entreprises de ses victimes : voilà l’activité à laquelle se livrait Domenico Cuntrera. Originaire de Soverato, en Calabre, connu des services de police, il a été arrêté dans le cadre de l’enquête sur l’homicide de Cristiano Cerruti, le bras droit du constructeur Pietro Berguet.

Lors d’une conférence de presse, le préfet Andrea Costa a affirmé : « Nous avons frappé l’organisation au cœur, mais je ne peux rien ajouter car nous sommes certains qu’il ne s’agit que du sommet de l’iceberg. »

« Les organisations mafieuses se sont enracinées depuis des années sur le territoire de la vallée, c’est une réalité. Ce cas révélé par la préfecture d’Aoste en est une preuve supplémentaire », a ajouté Gabriele Tosti, commandant des carabiniers de la Direction antimafia de Turin.

« Nous nous trouvons face à une attaque contre la partie saine du pays. Il ne faut pas laisser les entreprises à la merci de ces organisations mafieuses », enrage le juge Baldi du parquet.

Accusé de l’homicide de Cristiano Cerruti, Domenico Cuntrera a été interpellé à la frontière suisse après avoir abandonné précipitamment la pizzeria Posillipo qu’il possède à Aoste. Le meurtrier présumé, probablement lié à un groupe de la ’ndrangheta, détenait de nombreux documents saisis par les enquêteurs. Cette arrestation pourrait être le premier véritable succès de l’État dans la lutte contre la criminalité organisée sur notre territoire.

Giampaolo GAGLIARDI

 

Rocco éprouva une vague satisfaction en constatant que cet article ne mentionnait pas son nom. Mais la chose ne suffisait certainement pas à dissiper son état de prostration. Il n’avait pas quitté la résidence depuis trois jours. Trois jours pendant lesquels il n’avait pas allumé son portable, ne voyait ni son bureau ni ses collègues, ne prenait pas le petit déjeuner place Chanoux, ne fumait pas de joint, ne voyait pas Anna. À part les promenades pour faire prendre l’air à Lupa, il restait reclus dans sa chambre de la résidence Vieil Aoste à regarder la télévision et le plafond, trouvant souvent ce dernier bien plus intéressant. Lupa semblait aimer cette nouvelle vie faite de longues siestes sur le lit à côté de son maître, de grands repas et d’escapades dans le centre historique pour se dégourdir un peu. C’était compréhensible. Elle avait été abandonnée dans la neige, elle avait erré plusieurs jours dans les bois et les prés, risquant sa vie à de nombreuses reprises. Rester au chaud dans un endroit sûr, allongée sur une couette douillette et accueillante, sans craindre de tomber malade ou d’être renversée par un camion, c’était le rêve. Elle jouissait de cette tiédeur, savourait chaque seconde de cette sécurité.

 

 

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