Extrait

Sombre sentier
de Dominique Manotti

Le 19/06/2014 à 18:29 - 0 commentaire

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Date de parution :

ISBN :

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Prix :

Dominique Manotti

Seuil

policier & thriller (grand format)

26/05/1995

9782020253833

15.80 €

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ISBN : 9782020253833

Editeur : Seuil

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ISBN : 9782020296755

Editeur : Points

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Editeur : Seuil

Prix grand format : 11.99 €

 

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Résumé du livre
Un jour du printemps 1980, une jeune Thaï est trouvée morte dans un atelier de confection du Sentier. Banale histoire de prostitution? Pas tout à fait. Le décor va se préciser: un club vidéo pour le moins spécial, des députés, des diplomates, des hauts fonctionnaires et banquiers, certains d’entre eux mêlés, parmi d’autres choses, à un vaste trafic d’héroïne en provenance d’Iran via la Turquie… Dans un Sentier secoué par les manifestations et les grèves de milliers de clandestins qui réclament leur régularisation, le commissaire Daquin peut compter sur son bel indic, avec lequel il a plus que des relations d’affaires…Et le nettoyage commence.

 

Premier chapitre

Prologue

Libération, 15 janvier 1980 :

« L’héroïne arrive maintenant d’Iran, du Pakistan, et d’Afghanistan. L’année dernière, la récolte iranienne a produit 1 500 tonnes d’opium brut. Opium raffiné dans ces pays, et surtout en Turquie, puis transporté par route vers l’Europe occidentale. Mais attention, cette héroïne, à la différence de la production mexicaine, est pure à 20 % (au lieu de 3,5 %). En Allemagne, il y a eu 600 overdoses en 1979, à cause de cette nouvelle héroïne. »

La fille est là, enfantine et déjà blasée, assise toute nue au bord de ce grand lit blanc au centre de la pièce entourée de miroirs. Dans un coin, une bergère Louis XV, au fond un frigo pas plus haut qu’une table. Dessus, des verres, flûtes, coupes et autres. Elle balance doucement ses jambes en chantonnant. L’homme entre. Il est nu, lui aussi. Elle le regarde attentivement, l’évalue. Dans les 45 ans, cou de taureau, gras, avec un petit cul et des jambes maigres, un peu chauve, mais une vraie toison rousse sur la poitrine. Elle lui sourit et fait un geste dans sa direction. Lui, mine gourmande, marche comme s’il glissait au ralenti, se dirige vers le frigo, qu’il ouvre, se verse un whisky très généreux, « Tu veux boire, mon bébé ? », et il lève son verre dans sa direction. Le geste est un peu trop large, il renverse du whisky sur l’épaisse moquette blanche. Elle fait non de la tête, sans dire un mot, et toujours souriante. Il boit, laisse tomber le verre sur la moquette, s’approche d’elle, s’affale sur le lit, en riant.

Elle le couche sur le ventre, elle s’assied sur ses reins, elle est incroyablement fragile à côté de lui. Elle commence à le masser, en miaulant doucement, pour se donner du rythme. Il se laisse faire, grogne de plaisir, l’encourage, « Un câlin pour ton petit papa ». Elle s’allonge sur lui, lui mordille le cou, les oreilles. Lui, remue lentement, émet quelques sons inaudibles, agrippe la moquette avec ses doigts. Elle le retourne sur le dos. Il a l’air bien. Elle masse doucement son sexe. L’homme prend appui sur ses coudes. Il regarde ce petit corps qui a presque du mal à rester en équilibre sur le sien, se tourne vers les miroirs et leur sourit. Il ronronne. Elle est tout à sa tâche, maintenant en silence. Elle s’applique avec sérieux. Son visage est plus attentif, le sourire un peu figé ; du regard, elle guette les réactions de l’autre.

D’un coup, l’homme se sent dévisagé. Il semble se réveiller d’un long sommeil, mais ses yeux sont vitreux. La fille monte lentement les mains vers les seins de l’homme et commence à les pincer doucement. Le ronronnement se transforme en une longue plainte. Il se redresse, elle tombe sur le lit. Il est pris d’une peur panique. Ses yeux sont dilatés. Il hurle, « Elle va me tuer ». Ses mains devant les yeux, il se recroqueville, puis il envoie des coups de pied dans la direction de la fille, elle demande « It’s a game ? », sourit encore, mais semble un peu inquiète. Elle évite ses coups de pied et cherche à le calmer en l’attirant sur le lit, en lui caressant les épaules et les seins, « Remember, I am your baby ». Mais il hurle à nouveau, « Grandis pas, grandis pas ». Puis il l’attrape par le cou, la secoue, la renverse sur le lit, et serre, serre. « Tu ne m’auras pas. » Elle se débat un peu, pas beaucoup, elle est complètement écrasée par la masse de l’homme. Elle ne peut plus crier. Une, deux minutes, elle ne se débat plus du tout…

 

 

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