Extrait

Sleeping beauties
de Stephen King et Owen King

Le 13/03/2018 à 10:46 - 0 commentaire

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Date de parution :

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Total pages :

Prix :

Stephen King et Owen King

Albin Michel

07/03/2018

9782226400222

25.90 €

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ISBN : 9782226400222

Editeur : Albin Michel

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ISBN : 9782226429476

Editeur : Albin Michel

Prix grand format : 17,99 €

 

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Résumé du livre
Un phénomène inexplicable s'empare des femmes à travers la planète : une sorte de cocon les enveloppe durant leur sommeil et si l'on tente de les réveiller, on prend le risque de les transformer en véritables furies vengeresses.
Bientôt, presque toutes les femmes sont touchées par la fièvre Aurora et le monde est livré à la violence des hommes.
A Dooling, petite ville des Appalaches, une seule femme semble immunisée contre cette maladie. Cas d'étude pour la science ou créature démoniaque, la mystérieuse Evie échappera-t-elle à la fureur des hommes dans un monde qui les prive soudainement de femmes ?
Traducteur : Jean Esch

 

Premier chapitre

En mémoire de Sandra Bland

 

 

« Peu importe que vous soyez riche ou pauvre,

Ou que vous soyez intelligente ou idiote,

La place d’une femme dans ce monde,

Est sous la coupe d’un homme.

Et si vous êtes née femme,

Vous êtes née pour souffrir.

Vous êtes née pour être piétinée,

Dupée,

Trompée, Et maltraitée. »

 

Sandy POSEY, « Born a Woman »

Paroles de Martha Sharp

 


« Tu ne peux pas ne rien avoir à foutre d’un carré de lumière »

 

Reese Marie DEMPSTER, détenue matricule 4602597-2

Centre de détention pour femmes de Dooling

 


« Elle a été prévenue. On lui a fourni une explication. Malgré cela, elle a persisté. »

 

Le sénateur Addison « Mitch » McConnell,

parlant de la sénatrice Elizabeth Warren

 

 

 

Le papillon de nuit fait rire Evie. Lorsque l’insecte se pose sur son avant-bras nu, elle promène délicatement son index sur les ondulations marron et grises qui colorent ses ailes.

« Salut, beauté. » Le papillon s’envole. Il s’élève, encore et encore, et se fait avaler par une portion de soleil enchevêtrée au milieu des feuilles d’un vert brillant, sept mètres au-dessus d’Evie, allongée sur le sol, parmi les racines.

Une corde d’un rouge cuivré sort de la cavité noire au centre du tronc et se contorsionne entre des morceaux d’écorce. Evie se méfie du serpent, évidemment. Elle a déjà eu des ennuis avec lui.

Son papillon de nuit et dix mille congénères jaillissent de la cime de l’arbre sous la forme d’un nuage crépitant, brun-gris. L’essaim traverse le ciel en direction des jeunes pins maladifs de l’autre côté de la prairie. Elle se lève pour le suivre. Des brindilles craquent sous ses pieds et les herbes hautes éraflent sa peau nue. En marchant vers la forêt triste, privée de ses plus beaux arbres, elle perçoit les premiers effluves chimiques : ammoniaque, benzène, pétrole, et bien d’autres, dix mille entailles sur une seule parcelle de peau, et elle renonce à l’espoir qu’elle nourrissait sans le savoir.

Ses empreintes de pas déversent des toiles d’araignée qui étincellent dans la lumière du matin.

 

 

PREMIÈRE PARTIE


LA PRISON

POUR FEMMES

 


* * *

 

 

* * *

 

 

« Dans la prison pour femmes il y a soixante-dix femmes et c’est avec elles que j’aimerais habiter.

Alors, ce vieux triangle pourrait tinter sur les berges du Royal Canal. »

 

« The Auld Triangle », Brendan Behan

Chanson extraite de la pièce

The Quare Fellow,

popularisée par The Dubliners.

 

 

CHAPITRE 1


1


Ree demanda à Jeanette si elle regardait parfois le carré de lumière de la fenêtre. Non, dit Jeanette. Ree occupait le lit du haut, Jeanette celui du bas. L’une et l’autre attendaient que les portes des cellules s’ouvrent, pour le petit déjeuner. Un matin comme les autres.

Apparemment, la compagne de cellule de Jeanette avait étudié le carré en question. Ree lui expliqua qu’il apparaissait sur le mur opposé à la fenêtre, et qu’ensuite il descendait, peu à peu, glissait sur le dessus du bureau, pour finir sur le sol. Où il se trouvait maintenant, au centre, comme Jeanette pouvait le constater, éclatant.

 

 

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