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Romans complètement loufoques ; du côté d'ailleurs et de partout
de Pierre Dac

Le 02/11/2013 à 15:48 - 0 commentaire

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ISBN : 9782258101555

Editeur : Omnibus

Prix grand format : 27 €

 

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Résumé du livre
Après l'homme de presse et de radio, voici le Pierre Dac qui fut salué comme un impeccable romancier. On suivra l'enquête des reporters Sylvain Etiré et Guy Landneuf à Autrelieu, la capitale du côté d'Ailleurs, où les mots ont parfois plus de consistance que les faits ; on assistera à la création à Villeneuve-la-Vieille des Pédicures de l'âme, cénacle voué à l'élévation de l'esprit ; on écoutera les souvenirs qu'égrène le roi des Loufoques au fil de Du côté de partout ; on fera la connaissance du professeur Slalom Jérémie Ménerlache, du colonel de Guerlasse, des frères Fauderche, du philosophe Mordicus d'Athènes, fondateur de l'école éthylique, de tant d'autres encore ; on frémira avec les feuilletons d'auteurs aussi considérables que Ponton du Sérail ou Fenicore Mooper.

 

Premier chapitre

Du côté de Pierre Dac

Du côté d’ailleurs est une œuvre de pure fiction, mais toute ressemblance avec un personnage ayant existé est-elle pure coïncidence ? Rien n’est moins sûr que l’incertain. En effet, bien que né et mort du côté d’ici, Pierre Dac a résolument vécu du côté d’ailleurs. Il n’a jamais rien fait comme les autres. A la ville, mais aussi à la scène.

Au cabaret et au music-hall, dès ses débuts en octobre 1922, à La Vache enragée, un cabaret de Montmartre, il se démarque immédiatement de ses confrères chansonniers. Ils ont pour habitude de se moquer de l’actualité en la parodiant à travers de courts monologues, également appelés « bouts rimés », rapides — dément troussés et oubliés aussi vite.

Pierre Dac, en jonglant avec les mots, en dépassant largement les limites de la réalité pour aller jusqu’au bout de la logique de l’absurde avec des textes résolument intemporels, ouvre ainsi une voie dans laquelle vont s’engouffrer des générations d’humoristes.

Dix ans plus tard, sur Radio-Cité, puis au Poste Parisien, les grandes stations privées des années 1930 où la rigueur et le sérieux sont rois, Pierre Dac récidive dans l’innovation. Il envoie des ondes nouvelles à travers des rendez-vous délirants intitulés « La Course au trésor », « L’Académie des travailleurs du chapeau » ou « Le Club des loufoques ». Il devient ainsi le pionnier d’un genre qui, depuis, a fait la bonne fortune de ceux que l’on nomme aujourd’hui « les rois de l’audimat ».

S’il déclenche l’hilarité dans la salle ou sur les ondes, Pierre Dac, en revanche, ne rit jamais, ou presque. Devant le public ou derrière un micro, il affiche un visage fermé et débite éditoriaux, sketches ou aphorismes d’une voix volontairement monocorde. Pour lui, irrésistible rime avec impassible.

Ceux qui ont alors le privilège de l’observer en coulisse ne manquent pas de remarquer que le masque demeure quand le rideau est tombé. Ses yeux bleus deviennent soudain infiniment tristes. Il répond par des borborygmes à ceux qui veulent engager la conversation et décline les invitations de ses camarades qui lui proposent d’aller dîner dans un bistro voisin, voire de boire un verre, histoire de se détendre après le spectacle. Il ne s’attarde pas dans sa loge et adresse aux chasseurs d’autographes des remerciements polis, certes, mais plus automatiques qu’authentiques. Il semble ailleurs...

Y aurait-il un Dac qui rit et un Pierre qui pleure ? La question intrigue le petit monde des chansonniers, mais personne n’est en mesure d’apporter la moindre réponse. Quand on tente d’aborder le sujet avec le principal intéressé, il balaie les interrogations d’un revers rapide de la main.

Il y a pourtant un Pierre Dac, beaucoup plus grave, loin des micros et de la scène. Ses rares proches peuvent en témoigner, à commencer par Dinah, sa femme. Ils se sont rencontrés en 1934, dans les coulisses du cabaret La Lune rousse. Il en est la tête d’affiche, elle est une jeune comédienne engagée pour donner une touche féminine et sexy à quelques tableaux de la revue. Quelques mois plus tard, ils décident de vivre ensemble. Pour le meilleur, mais pas forcément pour le rire. Vingt ans après, Pierre a offert à sa femme le premier exemplaire de Du côté d’ailleurs ainsi dédicacé : « A toi, ma Dinah bien-aimée, sans qui je serais sans doute resté du côté de n’importe où ».

 

 

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