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Quatre naissances et un enterrement
de Jewell, Lisa

Le 25/10/2013 à 12:02 - 0 commentaire

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Jewell, Lisa

Presses De La Cite

littÉrature anglo-saxonne

13/06/2013

9782258090309

452

21.50 €

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Résumé du livre
Conçus par insémination artificielle, trois personnages en quête de leurs origines embarquent pour une histoire extraordinaire. Lydia, Robyn et Dean ne se connaissent pas et mènent des vies diamétralement opposées. Chacun d'eux a toujours eu l'impression qu'il manquait quelque chose à son existence... et pour cause: ils sont en réalité frère et sœurs. C'est en s'inscrivant simultanément sur un site Internet permettant de retrouver les personnes nées d'un même don de sperme qu'ils le découvrent. Ensemble, ils vont comprendre ce que l'amour, la famille et l'amitié signifient vraiment. Parallèlement, leur père biologique, Daniel, qui est atteint d'un cancer incurable, a émis le souhait de rencontrer ses " enfants ". C'est une course contre la montre qui s'engage alors pour les retrouver à temps...

 

Premier chapitre

1979

 

GLENYS

 

 

Glenys Pike avait trente-cinq ans, de longs cheveux noirs et un cou de cygne. Trevor, son mari, avait cinq ans de moins qu’elle. Au début, elle avait cru que cette difffférence d’âge l’aiderait à se sentir plus jeune. En vérité, quand elle pensait qu’il avait à peine trente ans, elle se sentait aussi vieille que sa grand-mère. Trevor, lui, avait encore l’allure et la démarche d’un jeune homme, d’épais cheveux couleur acajou, un ventre plat et dur comme du béton. Il vivait aussi comme un jeune homme, allait en boîte avec ses potes jusqu’au petit matin. L’année précédente, il était même parti en vacances dans un club réservé aux 18-30 ans, pour la seule raison qu’il avait encore l’âge de le faire. Trevor était en pleine forme et fumait comme un cow-boy. Trevor était un dieu.

Et, comme Glenys venait tout juste de l’apprendre, Trevor était stérile.

Elle n’en était pas certaine à cent pour cent. Mon Dieu, non. Trevor  Pike n’accepterait jamais de se masturber pour mettre un peu de son sperme dans un fl acon et le faire analyser. Non, il ne ferait jamais cela, et encore moins si la demande émanait d’une femme médecin. Mais elle était bien obligée de le croire, puisque, de son côté à elle, rien ne clochait. Absolument rien. Cinq ans qu’ils essayaient de faire un bébé.

Cinq ans de symptômes fantômes, de semaines d’attente, de faux espoirs. On lui avait même dit de garder les jambes en l’air après l’amour. Et tout ça pour rien. Pas la moindre fausse couche, pour prouver qu’elle avait au moins tenté quelque chose.

Ce matin, elle était allée voir le médecin de la clinique de fertilité pour prendre ses résultats, et les mots étaient écrits là, visibles comme le nez au milieu de la figure : Fonctionnement normal.

« Et votre mari, madame Pike ? Est-il venu passer des tests chez nous ? »

Glenys s’était étranglée de rire.

« Mon Dieu, non ! Mon mari ne sait même pas que la stérilité masculine existe.

—    C’est un macho ?

—    Entre autres, admit Glenys. Il aime faire la fête.

Prendre du bon temps. Sortir avec ses potes. »

La jeune femme médecin s’était renversée dans son fauteuil en soupirant, comme si elle avait déjà entendu la même chanson un bon millier de fois.

« Dans ce cas, je vous suggère de le faire changer d’habitudes. Ce style de vie ne peut pas être bon pour son sperme. Est-ce qu’il fume ?

—    Quarante cigarettes par jour.

—    Il boit ?

—    Quarante verres par jour. Non, ça, c’est une blague, ajouta vivement Glenys avec un sourire. Quoique. Certains samedis soir, il n’en est pas loin.

—    Son alimentation est saine ?

—    Les frites, c’est sain ? »

Glenys avait adressé un clin d’œil à la jeune femme.

Celle-ci était restée de marbre.

« Non, je plaisante. Il aime les frites, et aussi les pâtes. Sa grand-mère était italienne, et il dit qu’il a ça dans le sang. Je lui sers des légumes avec son repas. Petits pois, pommes  de  terre, carottes. Il mange toujours ses légumes.

 

 

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