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Outresable
de Hugh Howey

Le 20/01/2019 à 19:30 - 0 commentaire

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Hugh Howey

Actes Sud

02/01/2019

9782330117917

398

22.80 €

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ISBN : 9782330117917

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ISBN : 9782330117924

Editeur : Actes Sud Littérature

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Résumé du livre
Depuis des siècles le sable a englouti le monde. Un autre s’est créé tant bien que mal parmi les dunes mouvantes, et les plongeurs des sables descendent à de grandes profondeurs pour remonter des ruines figées de l’ancien monde les trésors enfouis dont le troc permet la survie de tous à la surface. Ici, dans cette contrée constamment balayée par le vent, trois frères et une sœur se retrouvent loin les uns des autres. Leur père, qui appartenait à l’élite des plongeurs des sables, a disparu un jour sans aucune explication vers le No Man’s Land, en les abandonnant. Et leur monde semble s'apprêter à en faire autant. Bienvenue dans Outresable, le nouveau roman de Hugh Howey, l’auteur de la trilogie Silo.
traduction Thierry Arson

 

Premier chapitre

à ceux assez courageux pour aider

 

 

I LA CEINTURE DES DIEUX ENSEVELIS

 

 

1 LA VALLÉE DES DUNES

 

 

La lumière des étoiles les guidait à travers la vallée des dunes et les terres désolées du Nord. Une douzaine d’hommes avançait en file indienne, le foulard noué au cou et relevé pour protéger les narines et la bouche, dans les crissements du cuir et le claquement des fourreaux. Ils suivaient un chemin sinueux, mais s’ils étaient allés en ligne droite ils auraient dû gravir les monticules sableux et braver le plus fort des rafales de vent. Il y avait le chemin long et le chemin rude, et les brigands des déserts nord choisissaient rarement le chemin rude.

Palmer ruminait ses pensées en silence, tandis que les autres échangeaient des plaisanteries obscènes et des fanfaronnades sur tous les articles du butin qu’ils avaient obtenus. Son ami Hap marchait un peu en avant des autres, dans l’espoir de se faire bien voir des anciens. S’aventurer au cœur de ces terres désolées avec une bande de pillards était plus qu’imprudent, mais Palmer était un plongeur des sables. Il vivait en équilibre sur ce fil du rasoir entre la folie pure et le bon sens. Et puis, avec leurs barbes et leur puanteur corporelle, ces brigands payaient l’équivalent d’un mois pour deux jours de travail. Que représentaient une petite virée dans le désert et une plongée rapide, en comparaison d’un joli tas de pièces ?

La colonne de braillards contourna l’abri qu’offrait une dune au flanc abrupt et se retrouva en plein vent. Palmer ajusta les pans de son foulard et coinça le bord de l’étoffe sous ses lunettes. Le sable gifla de son crépitement le côté droit de son visage, lui indiquant qu’ils se dirigeaient plein nord. Il le savait sans avoir à consulter les étoiles, sans apercevoir les hauts sommets à l’ouest. Que les vents s’apaisent ou se mettent à souffler furieusement, leur provenance était aussi immuable que la course du soleil. Est-ouest, avec ce sable soulevé qui s’infiltrait dans les cheveux de Palmer, lui bouchait les oreilles, s’amassait pour former les courbes croissantes des dunes, et ensevelissait le monde sous mille mètres d’enfer.

Alors que les rires des pirates de leur groupe s’éteignaient, Palmer perçut les autres voix du chœur dé­­sertique. Il y avait le gémissement des vents, et le son anesthésiant des vagues de sable volant qui venaient s’écraser contre les dunes et les hommes comme du papier de verre. Le sable sur le sable produisait un bruit comparable au sifflement d’un crotale prêt à frapper. Alors même que cette image lui venait à l’esprit, un plissement dans la dune voisine se révéla être plus qu’un simple plissement. Le reptile disparut dans son trou en ondulant, aussi effrayé par l’homme que ce dernier par l’animal.

D’autres sons emplissaient l’air ambiant. Il y avait le tintement du matériel pesant sur son dos : les bouteilles et la tenue de plongée, la visière et les palmes, ses régulateurs et ses balises, tous les éléments de sa spécialité. À l’ouest s’élevait l’appel des cayotes, avec ces geignements perçants qui avaient la capacité remarquable d’être portés au loin par le vent pour prévenir les autres meutes de se tenir à l’écart. Ils avertissaient de l’arrivée des hommes, les autres ne pouvaient-ils les sentir ?

 

 

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