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Oeuvres d'humour
de Voltaire

Le 13/11/2013 à 22:48 - 0 commentaire

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ISBN : 9782258100237

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Résumé du livre
Voltaire a manié l'humour comme arme de combat contre l'intolérance et l'obscurantisme. Les contes, pièces de théâtre et textes philosophiques de ce volume en témoignent. Intellectuel engagé dans la lutte contre l'intolérance, Voltaire a utilisé les ressources de l'humour pour mettre en valeur ses idées. Pour lui, l'ironie a une vertu pédagogique, en démontrant l'absurdité des croyances nées de l'obscurantisme, de la dictature des religions, et les dangers du fanatisme. Ce volume regroupe les textes où Voltaire a manié sa verve légendaire comme arme de combat: l'intégrale des quarante contes, un choix de pièces de théâtre, introuvables et méconnues, ainsi qu'une sélection de textes philosophiques. Styliste hors pair autant qu'homme d'esprit, Voltaire n'a jamais semblé aussi moderne qu'aujourd'hui. Choix et présentation de Clémentine Pradère-Ascione

 

Premier chapitre

« J’ai fait un peu de bien,

c’est mon meilleur ouvrage »

  

par Clémentine PRADÈRE-ASCIONE

 

 

 

 

Il a fallu du temps à Voltaire pour devenir tel qu’il nous apparaît aujourd’hui, c’est-à-dire la principale figure des Lumières.

Le versificateur à la plume facile, le tragédien classique, le jeune mondain amateur d’épigrammes et de bons mots s’est fait, par la grâce d’un exil forcé et porté par un esprit aussi curieux qu’impertinent, le philosophe de la tolérance et du refus du fanatisme. Oubliés, les tragédies et les poèmes épiques qui lui avaient valu la célébrité de son vivant.

François Marie Arouet arrive avec le XVIIIe siècle ; il a six ans en 1700, vingt et un en 1715 quand Louis XIV meurt en laissant la France au summum de son rayonnement européen mais ruinée par des guerres incessantes. La famille Arouet est représentative de cette bourgeoisie éclairée qui s’est développée au XVIIe siècle et qui sera le terreau des bouleversements à venir : François, le père, est notaire à Paris, la mère, née Marguerite d’Aumard, est fille d’un greffier du Parlement et Armand, frère aîné de François Marie, sera avocat.

Brillant élève au collège Louis-le-Grand, tenu par les jésuites, le futur Voltaire acquiert une formation académique (rhétorique et latin), et quand il quitte l’école, sa décision est prise : il sera homme de lettres. Son père renâcle. Il s’essaie alors sans enthousiasme au droit, tout en fréquentant les salons où il fait son apprentissage du monde. On s’arrache bientôt le jeune homme drôle et insolent – si insolent que son père l’envoie se faire oublier loin de Paris. Peine perdue, car dès son retour à la capitale, il récidive, fâche le Régent, et se retrouve à la Bastille, où il croupira presque une année. Il a alors vingt-trois ans.

 

Ce premier séjour en prison l’assagit, il est temps pour lui de se consacrer à une œuvre plus sérieuse que des épigrammes ou des vers de circonstance dont l’impertinence amuse la bonne société parisienne.

Il devient célèbre à vingt-quatre ans, avec une tragédie dans la manière de Racine, son idole. Œdipe, montée fin 1718, est un grand succès. C’est aussi le premier écrit où il délaisse le nom d’Arouet pour celui de Voltaire.

Il est lancé. Aidé par sa grande aisance d’écriture, il donne des vers : tragédies, contes, poèmes. La Henriade, long poème en l’honneur d’Henri IV, rencontre à nouveau la faveur du public en 1728 (même s’il a été composé bien auparavant). Cette épopée en alexandrins, dans la tradition homérique, traite déjà de la tolérance et fleure l’hérésie, mais Voltaire n’est pas encore Voltaire.

Début 1726, une altercation avec le jeune chevalier de Rohan-Chabot est à deux doigts de tourner au duel. Voltaire est arrêté, passe quinze jours à la Bastille avant se s’exiler en Angleterre où il restera deux ans, jusqu’en 1728, date à laquelle il est autorisé à rentrer en France à condition de rester éloigné de Paris. Ce séjour est pour lui une révélation. Il découvre une société anglaise évoluée et prospère, l’Habeascorpus, le pragmatisme protestant, fréquente les intellectuels londoniens, et mesure le retard de la France dans les domaines religieux, social, économique et politique.

 

 

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