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Manuel de survie à l'usage des jeunes filles
de Mick Kitson

Le 29/09/2018 à 12:01 - 0 commentaire

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ISBN : 9791022608015

Editeur : Anne-Marie Métailié

Prix grand format : 11,99 €

 

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Résumé du livre
Que font deux gamines en plein hiver dans une des plus sauvages forêts des Highlands, à des kilomètres de la première ville ?

Sal a préparé leur fuite pendant plus d'un an, acheté une boussole, un couteau de chasse et une trousse de premiers secours sur Amazon, étudié le Guide de survie des forces spéciales et fait des recherches sur YouTube. Elle sait construire un abri et allumer un feu, chasser à la carabine. Elle est capable de tout pour protéger Peppa, sa petite sœur.

Dans le silence et la beauté absolue des Highlands, Sal raconte, elle parle de leur mère désarmée devant la vie, de Robert le salaud, de la tendresse de la sorcière attirée par l'odeur du feu de bois, mais surtout de son amour extraordinaire pour cette sœur rigolote qui aime les gros mots et faire la course avec les lapins.

Un premier roman passionnant et tendre, qui parle de survie, de rédemption, et des vertus régénérantes de la nature. Une vraie réussite.
Trad. anglais Céline Schwaller

 

Premier chapitre

À mes parents Babs et Terry Kitson

 

 

1

Pièges


Peppa a dit “Froid” et puis plus rien pendant un moment. Et après elle a dit “Froid Sal. J’ai froid”. Sa voix était basse et sourde et feutrée. Pas comme d’habitude. J’ai commencé à avoir peur qu’elle soit en hypothermie. J’ai vu quelque part que ça vous rend tout mou et tout endormi. Alors je l’ai touchée mais son dos était chaud et son ventre était chaud. Après elle a dit “Arrête de m’peloter – ’spèce de pédo”. Et là j’ai su qu’elle n’était pas en hypothermie.

Mais il faisait froid. C’était la nuit la plus froide depuis notre arrivée ici. Je savais que le vent avait viré au nord grâce à ma boussole et notre abri faisait face au sud-est parce que c’est le vent d’ouest qui domine ici. Du coup le vent arrivait par le haut où on était couchées sur les branches d’épicéa. Peppa n’avait pas de bonnet. J’allais lui en fabriquer un une fois qu’on aurait attrapé des lapins. Mais je n’avais pas encore posé les pièges. J’ai retiré mon bonnet et le lui ai enfoncé sur la tête.

“C’est mieux comme ça ?” j’ai murmuré dans sa petite oreille. Mais elle s’était rendormie. J’étais réveillée maintenant et j’ai commencé à me faire du souci pendant un moment. Avant je chronométrais le temps que je passais à m’inquiéter avec l’horloge de mon téléphone. Je le faisais dix minutes presque tous les matins, mais ça avait augmenté ces dernières semaines parce qu’il y avait beaucoup de choses à régler et à prévoir avant de nous enfuir. J’allais essayer de deviner l’heure. Je sentais que l’aube approchait, il n’y avait pas de lumière mais je sentais quelque chose. Je sais presque toujours l’heure qu’il est. Je ne sais pas comment mais avant c’était important que je le sache. Parce que par exemple m’man et Robert rentraient un peu après 23 heures et une fois que j’ai eu installé le verrou sur la porte de Peppa, je m’assurais toujours qu’il était bien tiré et qu’elle dormait juste avant leur retour.

Ils ne savaient même pas que j’avais installé ce verrou. Ne savaient pas que j’avais piqué une mini perceuse-visseuse et deux ciseaux à bois chez B&Q. J’avais sectionné les antivols avec un coupe-ongles. J’avais acheté un système de fermeture au grand ASDA et regardé cinq vidéos sur YouTube avant de le poser. Ils n’avaient même pas remarqué les petits trous que j’avais percés pour l’installer, la peinture des portes de notre appartement était tout éraflée et pleine de poques de toute façon. Et puis Peppa avait la clé. Robert n’aurait pas pu entrer s’il avait essayé. Il n’avait jamais essayé. Si j’avais posé un verrou sur ma porte, Robert l’aurait défoncée à coups de pied et il aurait réveillé Peppa. Il n’aurait pas réveillé m’man parce que quand elle avait bu et qu’elle était dans les vapes on ne pouvait pas la réveiller.

Il n’avait pas encore commencé à aller dans la chambre de Peppa mais je savais qu’il n’allait pas tarder parce qu’il avait dit qu’il le ferait et que Peppa avait dix ans et c’est à ce moment-là qu’il avait commencé avec moi.

 

 

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