Extrait

Machine de guerre
de Paolo Bacigalupi

Le 02/05/2018 à 18:29 - 0 commentaire

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Total pages :

Prix :

Paolo Bacigalupi

Au Diable Vauvert

Littérature française

17/05/18

9791030702033

400

9,99 €

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ISBN : 9791030702033

Editeur : Au Diable Vauvert

Prix grand format : 9,99 €

 

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Résumé du livre
Guerrier mi-homme mi-bête, Tool a été créé pour le combat dans un futur dévasté par le changement climatique et les conflits. Échappant aux impulsions de soumission génétiquement implantées, pourchassé avec acharnement, il a quitté sa meute d’esclaves de guerre modifiés pour devenir le leader d’une bande d’enfants-soldats. Mais le temps est venu de se révolter contre ceux qui l’ont asservi. Un thriller dystopique hallucinant.
Star de la SF mondiale, Paolo Bacigalupi est lauréat des prix Hugo, Campbell, Nebula, Locus et du Grand prix de l'Imaginaire pour son premier roman, La Fille automate, et a dressé un portrait stupéfiant de notre avenir post-pétrole et de l'Amérique de demain dans Water knife.
traduction Sara Doke

 

Premier chapitre

1


Le drone volait en cercles loin au-dessus des ravages de la guerre.

Il n’était pas là une semaine plus tôt. Une semaine plus tôt, les Cités englouties ne valaient pas la peine qu’on les mentionne, encore moins qu’on envoie un drone les surveiller.

Les Cités englouties : littoral rendu marécageux par la montée des eaux et les haines politiques, lieu de décombres et d’incessants échanges de feu. Autrefois fière capitale, les gens qui alors circulaient dans ses couloirs de marbre dominaient une bonne partie du monde. Aujourd’hui, l’endroit avait à peine sa place sur les cartes, et encore moins au cœur des réunions des personnes civilisées. Les histoires qu’elles avaient contrôlées, les territoires qu’elles avaient gouvernés, tout avait été perdu à mesure que ses habitants sombraient dans la guerre civile – avant d’être oubliés.

Pourtant, un drone de surveillance de classe Rapace les survolait à présent.

Maintenu à distance par des courants humides et chauds, il observait les jungles impénétrables et les côtes érodées. Il tournait en ronds, les ailes déployées pour profiter des vents tièdes de l’océan Atlantique. Ses caméras passaient sur les marais emmêlés de kudzu et les étangs émeraude infestés de moustiques. Son regard s’attardait sur les monuments de marbre, les flèches, les dômes et les colonnes abattues, le squelette désarticulé de la grandeur de la ville.

Au début, les rapports avaient été écartés, ce n’était que récits de réfugiés rendus fous par les guerres : un monstre menant les enfants soldats à la victoire ; une bête immunisée contre les balles démembrant ses adversaires. Une immense créature sauvage qui exigeait un tribut sans fin de crânes ennemis.

Au début, personne n’y croyait.

Mais plus tard, des photos satellite floues montrèrent les bâtiments en feu et les déplacements des troupes, confirmèrent les témoignages les plus extravagants. Le drone fut donc lancé en chasse.

Le vautour électronique tournait, paresseux, lointain. Son ventre regorgeait de caméras, de senseurs de chaleur, de micros laser et d’équipements d’interception radio.

Il photographiait les ruines historiques et ses habitants barbares. Il écoutait les brèves communications radio, analysait les mouvements de troupes, le rythme des explosions. Il traquait les lignes de feu et enregistrait le morcellement des soldats ennemis.

Et au loin – de l’autre côté du continent, les informations rassemblées par le Rapace atteignaient ses maîtres.

Là flottait un grand dirigeable, majestueux au-dessus de l’océan Pacifique. Le nom inscrit sur son flanc était aussi grandiose que le vaisseau de guerre lui-même : Annapurna.

Un quart de la planète séparait l’aéronef de commandement et le Rapace d’espionnage, pourtant, les informations arrivaient en un clin d’œil et déclenchaient l’alarme.

— Mon général !

L’analyste s’écarta de ses écrans de contrôle, clignant des paupières, essuya la sueur de son front. Le Centre stratégique de renseignement global de Mercier Corporation irradiait de chaleur à cause des équipements informatiques et des analystes serrés coude à coude, occupés à leurs propres opérations. Le murmure de leur travail emplissait la pièce, accompagné des gémissements épuisés des ventilateurs qui luttaient pour rafraîchir les lieux.

 

 

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