Extrait

Lucy in the sky
de Pete Fromm

Le 02/05/2018 à 08:48 - 0 commentaire

Auteur :

Editeur :

Genre :

Date de parution :

ISBN :

Total pages :

Prix :

Pete Fromm

Gallmeister

02/02/2017

9782351785850

432

11 €

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Version poche

 

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ISBN : 9782351785850

Editeur : Gallmeister

Prix grand format : 11 €

 

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ISBN : 9782404001517

Editeur : Code Errone

Prix grand format : 7.70...73423496.....

 

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Résumé du livre
Lucy Diamond, quatorze ans, file à toute allure vers l’âge adulte. Prise entre l’urgence de vivre et la crainte de devoir abandonner ses manières de garçon manqué, Lucy se cherche et joue avec l’amour. Elle découvre par la même occasion que le mariage de ses parents n’est pas aussi solide qu’enfant, elle l’a cru. Son père, bûcheron, est toujours absent. Sa mère, encore jeune, rêve d’une autre vie. Et Lucy entre eux semble soudain un ciment bien fragile. Armée d’une solide dose de culot, elle s’apprête à sortir pour toujours de l’enfance et à décider qui elle est. Quitte à remettre en question l’équilibre de sa vie et à en faire voir de toutes les couleurs à ceux qui l’aiment. Dans un Montana balayé par les vents, c’est la peur au ventre et la joie au cœur que Lucy, pleine de vie, se lance à corps perdu dans des aventures inoubliables.
(traduction Laurent Bury)

 

Premier chapitre

1

LUI tenir ouverte la portière de son camion, c'était ma mission, je restais là à attendre que Maman et lui aient terminé. L'hiver, il faisait toujours noir, on n'avait que la lumière des phares, l'ultime effort de l'ampoule du porche sur le point de rendre l'âme, le gaz d'échappement comme une brume épaisse en volutes autour de nous. À présent, c'était l'été, l'air était lourd et sentait la verdure, le soleil était presque à la verticale des Highwoods, le ciel en était tout blanchi, mais Papa n'était toujours pas parti.

Quand ils se faufilèrent enfin hors de la maison, j'étais encore suspendue à sa portière comme un genre de décoration. Même si Maman riait, appuyée à lui, ses jambes comme des éclairs meurtriers à travers la fente de sa jupe courte, Papa me regardait, son habituel sourire signifiant "Qu'est-ce qui va bien pouvoir nous tomber dessus après ça ?" disparu. Il souriait à peine, l'air presque triste, et je sus que Maman avait cafté.

Il se détacha d'elle, et je vis qu'elle plissait les yeux, tournée vers les montagnes, soudain intéressée par l'avancement de la journée.

— Salut, Luce, dit Papa en se penchant pour être à ma hauteur.

Je laissai la main sur sa portière et regardai en direction des montagnes, comme Maman.

Il me caressa les joues avec son pouce et son index, s'arrêta à mon menton et fit doucement revenir mon visage vers lui.

— Pourquoi tu fais la tête ?

Je levai les yeux au ciel.

Il lâcha mon menton pour ébouriffer ma coupe bidasse, les cheveux fraîchement coupés se hérissant, raides sous sa main.

— Mame dit que tu voudrais que je reste.

Je fusillai Maman du regard.

Papa me reprit la tête pour m'obliger à lui faire face.

— C'est mon métier, Luce.

— De partir ?

Il hocha la tête.

— Des fois. Il faut bien gagner ses épinards, non ? Mais chaque fois que je pars, qu'est-ce que ça signifie ? (Il attendit, mais je refusai de parler.) Ça signifie que je reviens, non ? Ça signifie qu'on peut se faire nos super-moments en famille.

Nos virées sur le motif du "qu'est-ce qu'on est bien tous ensemble".

— On pourrait se faire ça tous les jours si tu restais, dis-je.

Papa se redressa, fouilla dans sa poche et en tira une poignée de monnaie. Il fit le tri des pièces jaunes dans sa paume, en écartant quelques-unes ternies, jusqu'à ce qu'il en trouve une toute neuve, luisante comme, euh, un sou neuf.

— Tu vois ça ? dit-il en lançant la pièce en l'air d'une pichenette. Ça c'est nous, toujours neuf, toujours frais, toujours fun.

Il rattrapa la pièce et me la tendit.

— Les autres, poursuivit-il en fouillant dans la masse bigarrée des vétérans de cuivre, ils ne vont jamais nulle part, ils se contentent de rester ensemble tout le temps. (Il les plaça contre mon oreille.) Tu les entends ? Ils bâillent, ils ronflent, ça fait des années qu'ils n'ont rien de nouveau à se raconter.

Je lui pris la pièce brillante.

— Garde-la, dit-il. Enferme-la dans ton tiroir secret. Tu verras ce qui se passe.

 

 

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