Extrait

Les décisions les plus absurdes de l'histoire
de Luc Mary

Le 15/10/2014 à 05:52

Auteur : Luc Mary
Editeur : L'Opportun
Genre : histoire essais
Date de parution :
ISBN : 9782360751419
Total pages : 352
Prix : 22.90 €
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Résumé du livre
Nos livres d’histoire relatent les succès épatants, les triomphes éclatants et les coups d’éclat magistraux. Mais pourtant, les événements ne se résument pas à des hauts faits! Car à y regarder de plus près, les grands hommes qui font les grandes nations sont bien souvent les auteurs de décisions absurdes… Luc Mary a décidé de feuilleter les pages peu glorieuses de ces annales emplies de ratés! Une chronique de l’absurde impitoyable qui traverse toutes les époques et n’épargne aucun pays. Un syndrome Waterloo? Qu’ils soient généraux, tsars, empereurs, rois ou reines, présidents ou ministres…, les hommes de pouvoir sont capables du pire! Choix irrationnels et autres bévues font finalement le lit des grands événements… Le fiasco des batailles de Crécy et d’Azincourt, les conquêtes chinoises avortées, le désastreux massacre de la Saint-Barthélemy, la campagne de Waterloo, le traité de Versailles, la conférence de Yalta, l’impensable guerre des Malouines… Des siècles d’erreurs stratégiques et de camouflets diplomatiques, soigneusement dissimulés sous des événements fameux. Luc Mary décrypte et analyse une centaine de décisions historiques absurdes qui ont, malgré tout, construit la grande Histoire.

 

Premier chapitre



 

 

 

INTRODUCTION

 

L’absurde en tant que moteur de la grande histoire du monde

 

 

 

« L’Histoire n’est qu’une histoire à dormir debout. »

Jules Renard

 

 

L’absurde est sans conteste le concept le mieux partagé du monde. Aucun pays, aucune époque n’y échappe. Dans l’art de l’inutile, les généraux excellent en la matière. De la grande expédition de Xerxès en Grèce à l’intervention argentine aux Malouines en passant par l’invasion de l’Union soviétique par la Wehrmacht, l’absurde est le plus souvent l’enfant d’un nationalisme exacerbé et d’une sous-estimation du degré de résistance de l’adversaire. Fruit d’un orgueil démesuré et d’une inébranlable fierté nationale, le sentiment d’invulnérabilité est le talon d’Achille des champions de l’absurde. Guy de Lusignan traversant le désert de Tibériade, Varus s’aventurant dans les forêts de Germanie ou encore Hitler s’acharnant à conserver Stalingrad, on pourrait multiplier les exemples…

D’une façon générale, les décisions les plus absurdes de notre histoire traduisent de graves erreurs de jugement et un remarquable manque d’anticipation des événements. Une imprévoyance inséparable d’une trop grande confiance en ses forces. En 1914, les principaux états-majors ont l’intime conviction que la guerre sera courte. En 1941, Hitler ne pensait faire qu’une bouchée de l’Armée rouge ; une erreur d’analyse imputable à la résistance acharnée menée par les Finlandais contre les Soviétiques…

Le pacifisme a aussi ses déboires. Avec le recul, le traité de Versailles ou la conférence de Munich, salués triomphalement au moment de leur conclusion, apparaissent aujourd’hui comme des monstruosités politiques. Paix inique, marché de dupes, les mots ne manquent pas pour qualifier ces « illusions diplomatiques »…

Les « décisions absurdes » sont enfin prises à l’emporte-pièce, dans la précipitation. À n’en pas douter, l’esprit de vengeance ou l’envie de démontrer sa force l’emportent sur toute autre considération. À seul titre d’exemple, on peut citer les charges inconsidérées de la chevalerie française lors des batailles de Crécy et d’Azincourt.

Parions-le, l’absurde a encore de beaux jours devant lui…

 

 

 

 

LES GRANDES ERREURS STRATÉGIQUES DES GÉNÉRAUX ANTIQUES

AU CŒUR DU MONDE GREC

 

LES GUERRES MÉDIQUES OU LA DÉFAITE DE L’ARROGANCE PERSE ET DES ORACLES GRECS



 

 

Pour ouvrir le bal du livre de l’absurde, faisons une plongée spectaculaire dans le grand tourbillon des guerres médiques. Le centre du monde est ici le bassin de la Méditerranée orientale, plus connu sous le nom de mer Égée. Un empire fort de vingt millions d’habitants décide de faire passer sous sa coupe l’ensemble de la péninsule balkanique, laquelle est dix fois moins peuplée. A priori, tout milite en faveur des armées impériales : le nombre, les ressources financières, l’unité, la supériorité de leur cavalerie, leurs machines de siège révolutionnaires. Face à elles, un ensemble de cités disparates que rien ne rattache si ce n’est le sentiment d’appartenir au monde grec. Et encore, existe-t-il vraiment ? Argos est ici pour témoigner du contraire. Et pourtant, malgré tous ses atouts, l’Empire achéménide va subir l’un des pires affronts de l’histoire militaire. Comment expliquer une telle déroute ? Outre la sous-estimation de la culture guerrière grecque, la Perse a surtout souffert d’un incroyable défaut de commandement. La palme d’or du ridicule est ici remportée par l’empereur Xerxès, successeur légitime de Darius. Son arrogance, sa suffisance et sa crédulité ont transformé son expédition historique en fiasco militaire. Seule l’invasion allemande de l’Union soviétique rivalise avec le degré d’absurdité de l’aventurisme perse. La vaillance de Léonidas et l’intelligence tactique de Thémistocle ont cruellement mis en relief l’incompétence stratégique manifeste du Roi des rois. À l’image d’Hitler en 1941, Xerxès méprise singulièrement ses adversaires, lesquels brillent par leur ardeur combative et leur discipline de fer. Son entreprise titanesque s’avère rapidement aussi coûteuse qu’inutile. À commencer par le franchissement de l’Hellespont ! Celui-ci se transforme en cauchemar à la suite d’une violente tempête qui décime un bon tiers de la flotte impériale. En guise de réaction, Xerxès a « l’idée géniale » de faire fouetter la mer ! Sa seule victoire sur les Grecs reste celle des Thermopyles. Mais peut-on parler de succès quand plus de vingt mille cadavres perses jonchent le sol alors qu’ils se sont battus contre une poignée de Spartiates. Un mois plus tard, Xerxès entre dans une Athènes abandonnée par ses habitants. Il croit à tort que la partie est gagnée. C’est un leurre. Piégé par Thémistocle, il engage sa flotte dans le détroit de Salamine. Erreur fatale. S’ensuit une débâcle mémorable au cours de laquelle plus de deux cents trières perses sont envoyées par le fond. En ce début d’automne -480, le mot « immortel » s’écrit en grec…

 

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