Extrait

Les caprices d’Anaïs
de Bernard Coat

Le 14/06/2014 à 17:07

Auteur : Bernard Coat
Editeur : Numeriklivres
Genre :
Date de parution : 25 / 05 / 2014
ISBN :
Total pages : 107 pages
Prix : 2.99 €
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Editeur : Numeriklivres

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Résumé du livre
On a beau être optimiste et idéaliste, ce n’est pas une raison pour nous prendre pour des imbéciles... À son retour d’Afrique, où notre héros, le Robin des bois modernes, Bernard Balzac (initiales B. B. ) a manqué se faire trouer la peau dans un pays hostile pour la conquête de son Graal inoffensif, une couleur rouge à nulle autre pareille, il va lui falloir essuyer les frasques de sa gentille et jolie cousine, Anaïs. Entre affres métaphysiques et lyrisme urbain, il aimerait bien qu’on le laisse un peu seul avec sa sérénité. Peine perdue. Cet homme est résolument bon et sait pleurer comme les constructeurs de cathédrales. Entre une plongée en apnée dans les catacombes de Paris, à la découverte d’artistes plus que maudits et de personnages qui jouent les anges exterminateurs, et une mission de sauvetage auprès d’Anaïs, voilà un roman bien noir, où le tragique l’emporte sur la comédie. Les bonnes choses ont une fin, et elles tournent parfois au drame.

 

Premier chapitre

Après être resté en apnée pendant mon adolescence, dans les Univers d’Edgar Alan Poe ou de Stephen King et, bien plus tard, dans les textes de Thomas Harris, j’ai découvert un beau jour la littérature noire de Maurice G.Dantec. J’ai pensé à cet instant-là, que plus rien ni aucun autre auteur ne pourrait me procurer un tel vertige de lecture. Et puis, il y a les auteurs comme Bernard Coat que l’on rencontre un jour, que l’on découvre, que l’on lit.

La plume de Bernard Coat est de celles qui me parlent, que je ressens, que j’affectionne, car elles impriment en moi, au fil de leurs lectures, des images, des travellings, des plans-séquences. Cela, peut-être, est-il dû au fait que l’auteur soit avant tout un scénariste de talent, avec pour références de nombreuses collaborations pour de prestigieuses institutions, le cinéma ou bien encore des émissions de variétés télévisées. Son écriture reste aérienne, transparente, parfois très sombre. On retrouve aussi dans les dialogues de ses récits de vraies perles métaphoriques, on y sent aussi bien la patte d’Audiard que celle de Balzac.

La narration de Bernard Coat est atypique, parfois hypnotique. Tantôt simple, tantôt utile, parfois « rentre-dedans ». La richesse du vocabulaire de Bernard Coat vaut son pesant d’or et donne ses lettres de noblesse à son roman intitulé Les docks de sang ; un illustre roman noir, social, intriguant. Cet ouvrage semble être un étrange hybride cinémato-littéraire, issu de l’accouplement de Fight club de David Fincher, et de Usual suspect de Bryan Singer.

La faune éditoriale a encore beaucoup de chemin à parcourir, beaucoup de chasseurs de têtes à recruter. Existe-t-il encore beaucoup d’individus tels que Bernard Coat ? Y a-t-il encore beaucoup d’auteurs de cette trempe, noyés dans la masse, laissés dans l’ombre, des auteurs qui possèdent de vraies pépites dans leurs tiroirs, de vrais langages et de vraies dentelles littéraires dans leur crâne ? La réponse est oui, et Bernard Coat en est la parfaite émergence. Il représente, à mon sens, un vrai talent ; la prouesse d’une plume excellente comme il me plaît d’en lire, d’en découvrir et d’en parler.

 

Vous découvrirez au fil de ce roman comment, de manière surprenante, le style narratif de l’auteur vous emmaillotera comme l’arachnide le fait avec ses proies. Vous découvrirez pourquoi au terme de cet ouvrage, vous relirez un jour, peut-être demain ou la semaine suivante, « du » Bernard Coat.

Cet ouvrage, passé entre mes mains avant même son édition, m’a fait prendre conscience que le talent ne se cache pas forcément dans les supermarchés, sur des rayons près des paquets de lessives ou des flacons d’eau de toilette (dixit l’auteur tel un message subliminal). Non, le talent ne se trouve pas forcément sous les feux de la rampe, à la radio ou sur un plateau télé. À la lecture de Les caprices d’Anaïs, j’ai plongé dans la grâce, la subtilité. La beauté et la justesse de ces phrases-là m’ont parfois bouleversé. J’ai eu l’occasion de passer par différentes phases émotionnelles, par différents paliers sur l’échelle des sensations.

 

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