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Les âmes perdues, Tome 01
de Jeff Giles

Le 30/07/2018 à 11:54 - 0 commentaire

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Jeff Giles

Bayard Jeunesse

Lecture 12 ans et +

22/08/18

9782747092890

11.99 €

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ISBN : 9782747092890

Editeur : Bayard Jeunesse

Prix grand format : 11.99 €

 

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Résumé du livre
Zoé, 17 ans, vient de vivre la pire année de sa vie : son père est mort dans un accident de spéléologie et ses voisins, qu'elle aimait énormément, ont été enlevés. Un soir, alors qu'une terrible tempête de neige fait rage, Zoé et son petit frère sont attaqués par un homme dans les bois à côté de chez eux. Ils sont sauvés de justesse par un mystérieux chasseur de primes.

X n'est pas un chasseur de primes ordinaire. Il vient tout droit des enfers. Il est chargé de ramener dans les Terres du bas les âmes des criminels ayant échappé à la justice des hommes. Tandis qu'il s'apprête à ravir l'âme de l'agresseur de Zoé, son regard croise celui de la jeune fille...

Par amour pour Zoé, X enfreint toutes les règles de son monde : il révèle son existence à un mortel et il épargne sa proie. Il sait que la vengeance des Seigneurs du bas promet d'être terrible...
traduction Emmanuelle Urien

 

Premier chapitre

Depuis l’aube des temps,

Dans l’enfance, je pensais

Que la douleur signifiait

Qu’on ne m’aimait pas.

Elle signifiait que j’aimais

Louise Glück, « Premier souvenir »

 

 

Première partie - Sauvetage

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Prologue


Comme c’est elle qui lui avait donné son nom, elle avait le sentiment qu’il lui appartenait.

Il affirmait que, là d’où il venait, un endroit qu’il appelait les Terres du Bas, on vous arrache votre nom comme une peau morte à l’instant où vous arrivez, juste pour vous rappeler que vous n’êtes rien ni personne. Quand il avait prononcé ces mots, elle s’était un peu rapprochée de lui. Après ce qu’elle l’avait vu faire à Stan, elle aurait dû avoir peur, mais non. Stan méritait son sort, et pire encore.

Le lac était gelé et ils se tenaient presque en son centre. La glace bougeait imperceptiblement sous leurs pieds. Elle émettait des bruits sourds, comme si elle allait céder. Stan avait disparu mais des gouttes de son sang avaient filtré dans le lac, formant devant eux une constellation brunâtre qu’elle se refusait à regarder.

Elle avait proposé quelques noms et il l’avait écoutée en silence, le regard fuyant, une expression blessée sur le visage. Elle avait envie de se rapprocher encore de lui, mais elle craignait de l’effrayer. À la place, elle le taquina.

Aragorn, voilà qui lui irait bien, avait-elle dit – ou alors Fred. Il avait incliné la tête sur le côté, perplexe. Manifestement, son sens de l’humour laissait à désirer.

À part ça, il n’y avait rien à critiquer, chez lui. Ses cheveux noirs emmêlés lui tombaient sur les yeux comme une brassée de lierre. Son visage était pâle, à l’exception des meurtrissures sombres sur ses pommettes. On aurait dit que quelqu’un avait empoigné son visage en y enfonçant ses ongles. Encore et encore, année après année. Elle ne demanda pas qui lui avait fait mal – ni pourquoi on l’avait envoyé dans ces Terres du Bas, quel que soit cet endroit. Il était trop tôt pour ce genre de questions.

Il lui dit que, même si elle lui donnait un nom, les seigneurs des Terres du Bas ne lui permettraient pas de l’utiliser. Elle l’avait entendu hurler sur Stan avec une incroyable férocité mais, avec elle, il était calme et craintif. Il affirma qu’il ne pensait pas mériter un nom après tout ce qu’il avait fait. Ce qu’on l’avait forcé à faire.

Lorsqu’elle entendit ces mots, il s’en fallut de peu pour que son cœur se brise.

À présent, il la dévisageait avec intensité, comme s’il pensait qu’elle était la réponse à ses questions.

Elle lui adressa un regard espiègle.

– Sérieux, mec, arrête ce truc avec tes yeux ! dit-elle.

Elle affirma que tout le monde méritait d’avoir un nom et que les « seigneurs » feraient mieux de la boucler.

Elle dit que le sien, c’était Zoé Bissell.

Il hocha la tête. Il le savait déjà. Elle se demandait bien comment.

Elle lui dit qu’elle l’appellerait X jusqu’à ce qu’elle sache quel genre de personne il était. X, comme dans variable inconnue. Zoé avait dix-sept ans et, avec ce qu’elle avait déjà encaissé dans sa vie, elle savait qu’il était dément de s’attacher à une personne de plus. Mais peut-être que la souffrance d’X, d’où qu’elle vienne, l’aiderait à oublier son propre chagrin.

 

 

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