Extrait

Le vallon du sommeil sans fin
de Eric Senabre

Le 07/02/2019 à 08:46 - 0 commentaire

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Total pages :

Prix :

Eric Senabre

Didier Jeunesse

10/10/2018

9782278085682

280

15,90 €

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ISBN : 9782278085682

Editeur : Didier Jeunesse

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ISBN : 9782278097265

Editeur : Didier Jeunesse

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Résumé du livre
Le détective des rêves Banerjee et son fidèle assistant Christopher doivent résoudre une bien étrange énigme : plusieurs clients d'une résidence thermale sont plongés depuis quelques jours dans un sommeil aux rêves agités, dont personne n'arrive à les réveiller. Plus inquiétant encore, des témoins affirment que les victimes ont été attaquées par une Ombre qui semble tout droit sortie des Enfers...
Les enquêteurs ne sont pas au bout de leur cauchemar !

 

Premier chapitre

À la mémoire de Claude Seignolle

et de Bertram Fletcher Robinson.

 

I


Le voleur qui rêvait

Je crois n’avoir jamais aimé Noël. D’aussi loin que je me souvienne, cette période a toujours été une épreuve pour mes nerfs. Les rues de Londres grouillantes de monde – encore plus que d’habitude, ce qui n’est pas peu dire –, la bonne humeur forcée, les chants horripilants et, bien entendu, cette corvée des cadeaux qui nous oblige à nous perdre dans l’enfer des boutiques.

Voilà probablement pourquoi, en ce 24 décembre 1907, j’étais encore au travail alors que Big Ben, au loin, sonnait déjà vingt heures. Du moins, je le supposais : c’est que le 30 Portobello Road, dont Arjuna Banerjee, mon employeur, avait décidé de faire ses quartiers, se trouve fort éloigné du Parlement. Hors de portée d’oreille. Mais peut-être n’êtes-vous pas de Londres ? Auquel cas, sûrement ignorez-vous aussi qui est Arjuna Banerjee – et à plus forte raison, qui je suis moi-même.

Je m’appelle Christopher Carandini et, il y a deux ans encore, j’étais un jeune journaliste que l’on disait plein d’avenir. Hélas ! Ma curiosité avait fini par me jouer des tours. En apprenant que j’enquêtais à son sujet, un puissant industriel me fit perdre mon emploi, et tout espoir de pouvoir exercer à nouveau ma profession. Avait suivi une pénible période d’errance, à l’issue de laquelle j’en fus réduit à dormir dehors.

C’est alors que la providence me mit sur la route

d’Arjuna Banerjee, grâce à une petite annonce au message sibyllin : « Gentleman cherche secrétaire particulier pour surveiller son sommeil. » Arjuna Banerjee était ce gentleman. Mais j’étais loin de me douter qu’il s’agissait d’un détective privé, et encore plus loin de pouvoir imaginer qu’il avait la faculté de résoudre ses enquêtes… en rêvant. Non, je ne plaisante pas : en rêvant ! Arjuna Banerjee a rapporté de son Inde natale une foule de secrets qui, pour l’Occidental que je suis, s’apparentent quasiment à de la magie. Ainsi, après avoir accumulé suffisamment d’informations, Arjuna Banerjee est capable de se placer dans un état de transe – de « rêve lucide » – durant lequel, tout en restant allongé, il va pouvoir commenter à haute voix le rêve qu’il est en train de faire. Et ce rêve, correctement interprété, contient la solution à l’énigme qui lui a été soumise. Cependant, Banerjee ne peut entrer seul dans cet état de transe, et encore moins en sortir. Il lui faut un assistant pour entonner le « chant de l’endormissement », puis « le chant du réveil » à l’issue d’un rêve qui ne peut excéder vingt-six minutes. Au-delà, Banerjee court le risque de ne plus jamais se réveiller, et de sombrer dans une sorte de coma.

Vous l’aurez compris : son assistant, c’est moi. Vous êtes sceptique ? Alors sachez que je l’étais aussi au départ – au moins autant, sinon davantage. Et pourtant ! En l’espace de quelques mois, Banerjee et moi avons élucidé des affaires sur lesquelles la police se cassait lamentablement les dents. Au milieu de toute cette folie, j’ai rencontré ma fiancée, Lenora Buchan. C’est en sa compagnie que j’aurais dû passer ce début de réveillon. Mais c’était la plus compréhensive des amoureuses, et même si je n’ignorais pas qu’elle brûlait de m’offrir mon cadeau, je savais aussi qu’elle comprenait mon aversion pour Noël, et me pardonnerait mon petit retard.

 

 

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