Extrait

Le terroriste noir
de Tierno Monénembo

Le 22/10/2013 à 17:39 - 0 commentaire

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Résumé du livre
Le Terroriste noir est une fiction construite autour de la véritable histoire, aussi méconnue qu'extraordinaire, d'Addi Bâ. Addi Bâ est un jeune Guinéen né vers 1916, adopté en France à l'âge de 13 ans, et qui, devenu soldat pendant la Seconde Guerre, est affecté dans le 12e régiment des tirailleurs sénégalais. Capturé après la bataille de la Meuse, Addi s'évade, erre dans les forêts, avant d'être recueilli par le maire du village de Romaincourt. Elégant et mystérieux, à la fois austère et charmeur, il y fera sensation , mais ce n'est qu'un début : en 1942, il entre en contact avec la Résistance et crée le premier maquis des Vosges. Les Allemands le surnommeront " le terroriste noir ".L'affaire est racontée 60 ans plus tard, dans un français mâtiné de patois vosgien, par celle qui n'était qu'une jeune fille à l'époque ; c'est chez ses parents que le tirailleur venait écouter Radio-Londres, c'est chez eux qu'il prenait ses repas et faisait laver son linge. Qui a trahi Addi Bâ ? Une de ses nombreuses amantes ? Un collabo professionnel ? Ou tout simplement la rivalité opposant les Tergoresse et les Rapenne, deux familles aux haines séculaires ?
Parce qu'il était noir, ce combattant de la France libre n'a reçu la médaille de la Résistance qu'en 2003, soit 60 ans après son exécution.

 

Premier chapitre

Vous a-t-on dit qu'avant son arrivée à Romaincourt, personne n'avait jamais vu de nègre, à part le colonel qui savait tout du cœur de l'Afrique et du ventre de l'Orient ? Non, vraiment ? Vous avez tout de même entendu parler du bastringue que cela faisait en ces années-là à cause des Boches, des Ritals, des Bolcheviques, des Ingliches, des Yankees, et de tas d'autres gens qui, tous, en vou­laient à la France, et avaient décidé, allez savoir pour­quoi, de mettre l'univers sens dessus dessous rien que pour l'emmerder ? Le fatras, Monsieur, le grand caillon, comme cela se dit chez nous ! Des morceaux de Lorraine en Prusse, la Lettonie accolée au Siam, des éclats de Tchécoslovaquie partout, des Kanaks sur la banquise, des Lapons près de l'Equateur, et lui, ici, dans ce trou perdu des Vosges, dont il n'entendit prononcer le nom que plusieurs mois après qu'on l'eut découvert gisant, à demi-mort, à l'orée du bois de Chenois.
C'était la grande guerre, Monsieur, la chale awaire. comme l'appelait mâmiche Léontine qui en soixante ans chez les Lorrains n'avait rien concédé de son accent du Sundgau. Vous ne pouvez pas l'ignorer, personne ne peut ignorer cette période-là, même chez vous sur les bords du Limpopo.

Ce sont les Valdenaire qui le virent pour la pre­mière fois. Le père et le fils, Monsieur, à la saison des colchiques ! Ils allaient aux jaunottes et puis le fils, surpris, poussa le cri de sa vie en entendant un bruit de bête que l'on égorge. Il ferma les yeux et pointa du doigt une masse sombre et inquiétante affalée dans un fourré d'alisiers, là où la terre semblait moins boueuse. Le père, accouru, sursauta, transpira à grosses gouttes, puis reprit très vite sa dignité :
- Mais voyons, Etienne, ce n'est là qu'un pauvre nègre.
- Un espion des Allemands, alors !
- Ils n'ont plus de nègres, les Allemands, et c'est bien pour cela qu'il y a la guerre... Venez, fils !
- Mais, père...
- Taisez-vous, Etienne !
Les Allemands venaient de bombarder Épinal, et moi, Germaine Tergoresse, j'ignorais encore tout de votre oncle. J'ignorais qu'il s'appelait Addi Bâ et qu'il venait de s'évader d'une garnison de Neufchâteau. Surtout, j'étais loin de me douter que quelques mois plus tard, il viendrait habiter cette maison que vous voyez là, juste de l'autre côté de la rue, bouleverser la vie de ma famille et marquer pour de bon l'histoire de ce village.
Cette insolite rencontre avec les Valdenaire fut le début de tout. Je ne fus pas témoin de cette scène mais je sais que l'on était fin septembre, un automne triste où les bombes volaient en éclats sous les pattes des daims, où les chiens-loups venaient gémir jusqu'aux portes des maisons. Sonnez à n'importe quelle porte et l'on vous décrira mieux que si Renoir en avait fait un film sa petite taille, son teint de ricin, son nez de gamin, ses yeux de chat, ses habits de tirailleur, taches de sueur et de boue, le buisson d'alisiers sous lequel il gisait, l'odeur de la tourbe, et le bruit des sangliers sous les châtaigniers.
Il en faut des tas de petits hasards pour tisser une existence, n'est-ce pas ? Pensez que cette histoire n'aurait pas eu lieu, que je ne serais pas là en train de pérorer sur votre oncle si l'Etienne avait obéi à son père. Le destin voulut que plus tard, à table, alors qu'il attaquait sa tofaille, sa bouche s'ouvrit pour ainsi dire toute seule et lâcha d'une seule salve :
- Alors, ce nègre, nous allons le laisser dans la forêt, père ?
Les fibres de son être avaient pourtant formé une nasse bien solide pour tenter de retenir cette question. Du moins le croyait-il. Il y était parvenu sur le chemin du retour, et même tout le temps qu'il lui avait fallu pour puiser l'eau, déterrer les légumes du jardin, gla­ner du charbon et allumer le feu. Puis le barrage avait cédé avec une violence telle qu'il s'était senti délivré, malgré le visage décomposé de son père. Délivré de ce fardeau plutôt que navré de l'énorme bourde qu'il venait de commettre. En dix-sept ans de vie sur terre, il ne s'était jamais comporté de la sorte. Parler ainsi à papa devant maman alors que l'on était à table et que dehors, c'était la guerre !
- Vous avez un nègre dans la forêt, Hubert ?
La voix de sa mère affectait le même ton que les autres jours, neutre et posé, mais avec une petite inflexion qui laissait deviner on ne savait quoi de tragique et de scandaleux.
- Vous me cachez quelque chose, Hubert Valde-naire !
Les corvées, le vouvoiement, les tenues sombres, les bruits de sabots, les longs silences ponctués de catarrhes et d'essoufflements avaient toujours rythmé la vie de la maison, mais il savait l'Etienne, que quand sa mère disait Hubert Valdenaire, c'est que plus rien ne tournait rond en ce pauvre monde.
Sa mère s'était brusquement levée, tandis que son père prenait une mine lugubre, mâchonnant une croûte de pain nappée d'une couche de Brouère.
Quelques minutes plus tard, alors qu'il se démenait dans le jardin pour ranger les pioches et verrouiller le poulailler, il entendit pour la première fois des éclats de voix provenant de la chambre parentale. Après avoir rentré les paniers et la brouette, la fièvre de la curiosité l'empêchant de dormir, il colla son oreille contre le plancher de sa chambre aménagée dans le toit, afin de mieux entendre les chuchotements qui montaient du rez-de-chaussée :
- Ce serait une folie et vous le savez bien.
- Vous n'auriez pas dit ça il y a vingt ans.
- D'accord, je ne suis plus le même. Où est le péché ?
- Il porte un uniforme français !
- Ils ont brûlé des villages pour moins que ça.
- Il va crever, Hubert !
- Eh bien, qu'il crève !

Un long silence s écoula, entrecoupe par le remue-ménage habituel : des toux, des hoquets, des sifflements et la main fébrile du père fouillant dans la boîte à pharmacie pour retrouver ses cachets.
- Ce que je veux, c'est vivre sans les bombes, sans les Boches et surtout sans les nègres. Regardons les choses en face !
- C'est bien triste, ce qu'il y a en face.
Puis, après un temps de réflexion :
- Il n'a aucune chance, ce pauvre nègre. Le village, lui, en a encore une. Nous sommes en guerre, Yolande.
- Alors, c'est moi qui irai le chercher !
- Eh bien, allez-y !
D'autres bruits insolites, plus intenses, plus nerveux : l'Etienne entendit des pas crisser sur les graviers de la cour, le lourd portail métallique s'ouvrir et se refermer et la voix maladive de son père, vibrant dans la nuit :
- Juste des habits et des vivres alors, rien de plus ! Allez réveiller le gamin, dites-lui de prendre la torche. Dites-lui de prendre le fusil aussi. Tâchez de trouver mes bottes, mon bonnet et mon cache-nez !
Ils le retrouvèrent là où ils l'avaient laissé sous le buis­son d'alisiers maintenant plus insolite, plus inquiétant, plus irréel sous la lumière hésitante de la torche. Cela se voyait qu'il n'avait pas bougé depuis tout à l'heure. Il était là inerte, malgré la violence de ses râles ; résolu et imperturbable comme tous ceux qui avaient décidé de s'en remettre au sort. Cela lui était devenu égal que ce fût la faim, le froid, les Allemands, les collabos ou simplement un paysan désireux de régler ses comptes à un sale nègre qui avait osé se traîner jusqu'à lui.
- Vous parlez français ? se hasarda l'Hubert tout en aidant le gamin à se décharger de la corbeille de victuailles.
La question resta sans réponse mais, curieusement, elle fit cesser les râles.
- Vous parlez français ?
La voix du père avait perdu sa conviction. Il savait que l'autre ne répondrait pas. Il avança d'un mètre ou deux, tandis que l'Etienne déballait la corbeille. L'homme ne bougea pas, cela les rassura. Ils ne pou­vaient se l'expliquer mais ils savaient qu'il vivait encore. S'il était mort, ils l'auraient pressenti d'une manière ou d'une autre ; l'odeur de la terre, le bruissement du bois, le frisson de l'air, quelque chose de familier et d'insolite à la fois leur en aurait apporté la certitude.
L'Etienne tendit la miche de pain et pour la première fois leurs yeux se croisèrent, et pour la première fois ce visage sombre, ce regard clair, cette âme tranquille et entêtée, se logèrent d'un coup en lui, définitivement.
Le nègre mangea le fromage et le poulet, vida la bouteille de Contrexéville mais refusa obstinément la cochonnaille et le vin. L'Etienne faillit lui dire : « On ne fait pas le difficile dans l'état qui est le vôtre », mais il s'en dispensa. Il pensa que c'était à cause de la compassion que lui inspirait cette situation aussi désolante qu'inattendue, il comprendrait plus tard que c'était parce qu il venait de rencontrer 1 homme le plus inoubliable de son existence.
Aussi se contenta-t-il de ranger la tranche de lard et le litron ; après quoi il lui tendit en silence le sac de couchage, la couette et le pull-over.
- Vous parlez français ?
Enfin l'homme ouvrit difficilement la bouche et parvint à articuler :
- À quelle distance sommes-nous de Chaumont ?
Hubert ne répondit pas. Son attention restait fixée sur les mots que venait de prononcer ce malheureux et le ton qui était le sien, un ton de gamin, de gamin précoce déjà habité par cette sérénité magnétique et impéné­trable propre aux guerriers et aux fous. Cette voix à la sérénité imposante, bien que légèrement nasillarde, qui dorénavant hante notre terre depuis les collines bleues que vous apercevez là-bas jusqu'aux abords de la Marne.
Mais le nègre répéta sa question, à laquelle personne n'avait songé à répondre.
- Quoi, vous pensez atteindre Chaumont ? Quelle idée ! Estimez-vous heureux d'être arrivé vivant jusqu'ici. Le mieux, c'est que vous restiez jusqu'à la fin de la guerre.
L'homme se releva à ce moment-là, vacilla, faillit retomber sur la nuque, réussit à s'agripper à une branche et secoua sa capote lourde de pluie et de boue.

- J aime mieux mourir la-bas que mourir ici. Il hésita un peu et ajouta :
- Ici, ça manque de soleil.
- Vous voyez, Etienne, il délire !... Comme vous voulez, mais ne dites surtout pas que nous vous avons vu.
Il replaça son fusil sur l'épaule et fit un petit signe à son fils. Celui-ci sortit de ses poches une chandelle et une boîte d'allumettes.
- Vous aurez un repas tous les jours et une cou­verture de rechange par mois. C'est tout ce que nous pouvons faire. Le petit, il viendra vous les apporter.
- Je ferai semblant de chasser les écureuils, fit l'Etienne, pour détourner l'attention des Boches. Bonne nuit et surtout, ne vous inquiétez pas, il n'y a point de loup de ce côté-ci du bois.
- J'ai sans doute étranglé le dernier cette nuit, répon­dit l'autre, en orientant difficilement la chandelle vers sa main ensanglantée.
L'Etienne comprit qu'en amenant la popote le len­demain, il devrait aussi apporter un poignard. Un fusil aurait alerté les Allemands. Ce fut le début de cette surprenante télépathie qui les aura liés durant les trois ans qu'il vécut parmi nous, et qui, probablement, les lie encore aujourd'hui, l'un dans une tombe de Colmar et l'autre debout au milieu des autruches, là-bas, dans une steppe d'Australie.
Avant que cette folle de Bretonne ne vienne l'arracher à sa terre, l'Etienne me confiait qu'il lui arrivait de l'entendre certaines nuits d'orage, et que cela n'avait rien de surnaturel pour lui ; c'était simplement la voix d'un ami qui vient se rappeler au souvenir d'un autre ami. 11 lut, c est vrai, le premier homme avec lequel il tissa quelque chose d'essentiel, dans cette forêt inhos­pitalière truffée de loups et assiégée par les combats.
Le lendemain, ainsi que tous les suivants, ils passèrent de nombreuses heures ensemble à se regarder sans rien dire, grignotant des quignons de pain. Puisqu'il ne voulait pas de lard et que le fromage devait être économisé, son repas consistait essentiellement en pain agrémenté parfois d'une soupe aux choux ou d'une botte de radis. Par chance, l'Etienne connaissait le moindre lopin du Chenois ; il s'éloignait pour attraper une bécasse ou piéger un lièvre, puis il faisait du feu et grillait le produit de sa chasse, le laissant se régaler avant d'emporter le reste à la maison.
Un jour, ayant déposé le casse-croûte devant la hutte que le nègre s'était aménagée, il eut l'impression d'être suivi. Il regarda par-dessus son épaule, scruta à travers les fleurs sauvages et finit par distinguer une silhouette revêtue d'un imperméable gris. Tandis qu'il faisait signe à l'autre de se cacher, il reconnut la voix de sa mère :
- C'est moi, Etienne ! Dis-lui de ne pas s'inquiéter !
Elle s'approcha et passa la tête dans le trou béant qui tenait lieu de porte :
- J'ai trouvé quelque chose de mieux pour vous. Ce soir, Etienne viendra vous y conduire. Tenez, je vous ai apporté du fromage.
L'Etienne ne comprit pas tout de suite. Ses yeux ne s'ouvrirent, son esprit ne s'éclaircit que le soir, après le dîner, quand sa mère s'introduisit subrepticement dans sa chambre pour lui fourrer quelque chose entre les mains :
- Tiens, tu sais ce qui te reste à faire.
Les clés de l'école ! Voilà des années qu'elles res­taient pendues près des poêles et des crémaillères où elles se ternissaient de fumée et de poussière sans que personne y trouve à redire. Et pour cause ! C'étaient les clés de l'appartement de fonction de sa mère, de madame la directrice, plus exactement.
Et le cœur du petit Etienne sombra dans un chagrin qui ne le quitterait plus jamais. Sa mère voulait qu'il aille chercher cet homme, un nègre, le seul du bourg et de ses environs, pour le conduire dans cet appar­tement exigu niché au-dessus des salles de classe, qu'elle n'avait jamais voulu occuper, à la fois parce qu'il était trop petit et parce qu'elle venait d'hériter de la maison familiale, à Petit-Bourg, à quelques vergers de là ; une vraie maison de campagne avec un toit de chaume, une cheminée et une pierre à eau. Elle voulait qu'il fasse cela à l'insu de son mari, des Boches et des mouchards !
Mon Dieu, se dit-il en sortant de la maison, c'est maintenant qu'elle va commencer, la guerre. Elle va éclater dans la cuisine avant d'atteindre le grenier.
Il passa par les sentiers boueux pour éviter les patrouilles et avala sans les sentir les quelques kilomètres qui menaient à la fameuse hutte, l'esprit entièrement tourné vers cet orage en train de noircir et de grossir au-dessus de son nid familial. L'orage allait fondre au milieu d un ciel paisible, celui de son enfance, plus rien ne pouvait l'empêcher.
Ses parents s'étaient connus juste après la Grande Guerre où tous les deux avaient offert leur courage et consumé leurs rêves de jeunesse. Elle venait d'ôter sa blouse d'ambulancière bénévole, il était sorti des tran­chées, la vue abîmée et les poumons ravagés par les gaz. Il avait vingt ans de plus qu'elle. Malgré cela, ils s'étaient toujours entendus, sur la couleur des rideaux, sur les vertus de l'éducation comme sur les bienfaits de la laïcité, et voilà qu'un nègre sorti du néant venait ébranler ce ménage sans histoire solidement ancré dans les vieux principes des Vosges : la famille, le travail, la potaye et l'ennui.
Il pensait encore à cela lorsqu'il referma le verrou derrière le nègre, après plusieurs heures de marche, d'innombrables détours et de longues haltes sous le couvert des arbres pour calmer leur essoufflement, éviter les torches et les chiens des Allemands.
Il ôta ses sabots à cause des graviers de la cour mais ce fut un geste inutile. Son père l'attendait sur le perron de la maison.
- Où étiez-vous, Etienne ?
- Ben, je regardais les étoiles.
- Il n'y a pas d'étoiles, Etienne, ma foi, vous le voyez bien.
Puis il grommela quelque chose en refrénant la violence de sa toux, avant d'ajouter :
- J'espère que vous n'êtes pas en train de devenir fou, mon petit Etienne.

 

 

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