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Le rire (14e édition)
de Henri Bergson

Le 07/12/2013 à 18:38 - 0 commentaire

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Résumé du livre
Pourquoi rions-nous de voir quelqu’un trébucher? Pour quelles raisons Molière continue-t-il de nous amuser? Comment expliquer qu’un jeu de mots ou un trait d’esprit prêtent à sourire? Dans Le Rire, qu’il publie en 1900, Bergson apporte à ces questions des réponses décisives. S’appuyant sur des exemples quotidiens et de nombreuses références littéraires, il décrypte les formes du comique pour y déceler un ressort commun: l’« interférence de deux séries », c’est-à-dire la présence simultanée de deux éléments distincts ou incompatibles. Au passage, il ne manque pas d’analyser le rôle social ambivalent d’un réflexe qui tout à la fois manifeste l’élan vital et brime les comportements hors normes. Si cette oeuvre, qui doit beaucoup à une tradition classique, méconnaît les manifestations transgressives, sombres, ludiques ou absurdes, du rire, elle n’en demeure pas moins capitale pour qui veut comprendre le « propre de l’homme ».

 

Premier chapitre

 

 

Faut-il s’en étonner ? Les événements dramatiques et les pleurs semblent s’inscrire dans la trame de l’existence humaine. On en prend acte, sans s’interroger à leur sujet, comme s’il s’agissait d’accidents redoutables mais attendus. En revanche, le rire apparaît inopiné autant qu’irrationnel. À son propos, les philosophes parlent volontiers d’« énigme » ou de « mystère » : il leur pose une difficulté apparemment insoluble.

Souvent programmé dans le cadre des divertissements proposés sur les scènes ou sur les écrans, il survient aussi à l’improviste, à tout moment et à tout propos (également hors de propos) dans la vie quotidienne. En résultent d’étonnants effets physiologiques qui vont des glapissements et des contorsions du visage ou du corps entier aux larmes et aux relâchements viscéraux. Parce que ces phénomènes concernent tout un chacun, les penseurs se sont attachés à en rendre compte dans des « Traités du ris » dont les parutions successives attestent la difficulté de donner une réponse satisfaisante au phénomène. Il revient alors à chaque essayiste ou philosophe de le porter à son crédit et à nouveaux frais, en repartant de zéro, comme si rien n’avait jamais été accompli avant lui. Ce qu’affirme l’un de ceux qui ont cherché à résoudre le problème :

La multitude des disputes qu’a suscitées la matière que je traite, et les erreurs sans nombre où sont tombés les sages mêmes qui l’ont voulu approfondir, nous avertissent qu’il n’est, […] dans ce flux et reflux d’opinions qui se détruisent, qu’une seule boussole à suivre : celle de l’expérience et du sentiment intime.

Lorsque Bergson décide d’aborder à son tour la question, il prend le relais d’innombrables prédécesseurs, le plus souvent oubliés. Dans la génération qui le précède, des jeunes gens ont voulu rompre avec le pessimisme ambiant : au Quartier latin, le groupe des hydropathes ; sur la butte Montmartre, les habitués des cabarets dont ceux du Chat noir, le plus célèbre d’entre eux. Par ailleurs, de nombreuses études, publications ou enquêtes répondent à la demande d’un public impatient d’entrer de plain-pied dans la « Belle Époque ». On mentionnera pour mémoire les études d’Arsène Alexandre (L’Ardu rire et de la caricature), de Marcel Schwob (Le Rire), les interviews de Jules Huret dans Le Figaro (« Le Rire français »), les traductions des contes de Mark Twain en France, des études comme celle de Gabriel de Lautrec sur l’humour, sans oublier de multiples gazettes de divertissement : Le Petit Journal pour rire, Le Journal amusant, Le Sourire, La Vie drôle, etc. – ou encore l’ouvrage de Coquelin cadet, Le Rire, illustré par Sapeck, héritier d’André Gill et « prince des Fumistes », de douze ans antérieur à celui de Bergson. Tous participent au regain d’intérêt d’un pays traumatisé, désireux d’oublier les sombres heures de la défaite de la France du Second Empire au terme de la guerre contre la Prusse en 1870 et de la guerre civile qui a mis fin à la Commune de Paris.

 

 

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