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Le mystère de Roccapendente
de Marco Malvaldi

Le 10/03/2013 à 14:01 - 0 commentaire

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Date de parution :

ISBN :

Total pages :

Prix :

Marco Malvaldi

Christian Bourgois

litterature italienne

03/05/2012

9782267023596

15 €

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ISBN : 9782267023596

Editeur : Christian Bourgois

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ISBN : 9782267023602

Editeur : Christian Bourgois

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Résumé du livre
Situant son intrigue en Toscane en 1895, quelques décennies seulement après l'unité italienne, Marco Malvaldi signe un roman policier dans les règles de l'art. Il dresse le portrait passionnant d'un pays en pleine mutation et établit des parallèles troublants entre l'Italie de la fin du XIXe siècle et l'Italie berlusconienne. Tous les éléments du crime en chambre close sont réunis dans ce livre savoureux à plus d'un titre car son héros n'est autre que Pellegrino Artusi; l'auteur de La Science en cuisine et l'Art de bien manger (1891), ouvrage fondateur de la tradition gastronomique italienne.

 

Premier chapitre

Commencement

L’apparence de la colline de San Carlo dépend essentiellement de l’heure de la journée.

Le matin, le soleil se lève de l’autre côté du col ; le château ayant été construit un peu en dessous de la crête, ses rayons ne parviennent pas à pénétrer directement par les fenêtres des chambres où reposent le septième baron de Roccapendente, ses proches et ses hôtes (souvent nombreux), qui peuvent donc dormir tranquillement jusqu’à une heure tardive.

En tout début d’après-midi, les rayons du soleil dardent impitoyablement sur le château, ses jardins et le domaine environnant, contraignant toute personne se trouvant à l’extérieur à supporter une chaleur mortelle, rendue plus cruelle encore par l’humidité des marécages voisins. Mais, à cette heure, le baron et ses hôtes se trouvent habituellement à l’intérieur du château, dans de grandes salles aux plafonds voûtés où l’on peut jouir d’une fraîcheur plaisante et revigorante, qui aide les esprits à se concentrer sur le jeu de cartes, la lecture ou de complexes marqueteries de dentelle.

Dehors, sous le soleil qui tape, il ne reste que les ouvriers agricoles, le régisseur et les domestiques, qui s’occupent des étables et du jardin. Du reste, à la chaleur, ils y sont habitués.

Les messieurs et les dames du château ne sortent en général que vers six heures du soir, quand la Terre s’est lassée de tout ce soleil et a commencé à tourner le dos à l’astre. Ce soir aussi, à six heures exactement, le baron et tous ses commensaux sont sortis dans le jardin pour attendre le deuxième des hôtes invités pour égayer la battue de la fin de semaine. Le premier invité, M. Ciceri, qui, sur sa carte de visite, se présentait comme « daguerréotypiste-photographe d’ambiance », est arrivé dans l’après-midi, accueilli avec une courtoise indifférence.

En revanche, la deuxième personne que l’on attend est célèbre et digne d’une certaine estime, ce qui rend l’attente plutôt fébrile. Au fond, les résidents, bien qu’il s’agisse d’oisifs professionnels qui n’ont pas produit une heure de travail honnête de toute leur vie, ont été contraints par la chaleur inhumaine à une journée entière d’immobilité dans la fraîcheur des grandes pièces, et maintenant plus encore que d’habitude ils éprouvent de l’ennui. C’est pourquoi la venue de cet invité constitue véritablement le « clou » de la journée. Les habitants du château se promènent donc par deux ou par trois, en échangeant des hypothèses sur le personnage, l’oreille tendue vers un éventuel bruit de roues et de chevaux.

Elles sont en effet nombreuses, les choses que l’on ignore sur le compte de la personne qui va arriver. Elles ont été également réparties entre les divers groupes d’enquête qui se promènent sur le gazon. Le caractère. Les vêtements. Mais, plus que toute autre chose : la physionomie. En fin de compte, on se trouve à la fin du dix-neuvième siècle, où les gens célèbres le sont en général pour ce qu’ils font ou ce qu’ils disent, non pour leur aspect physique qui, le plus souvent, demeure inconnu de tous, ou presque. Heureux temps.

 

 

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