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La république des coups bas ; 50 ans de trahisons en politique
de Patrick Girard

Le 23/05/2013 à 09:53 - 0 commentaire

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ISBN : 9782350133096

Editeur : Jean-Claude Gawsewitch

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Editeur : Jc Gawsewitch Editeur

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Résumé du livre
Machinations, mensonges, et instrumentalisations sous la Ve République.

On ne meurt jamais en politique, paraît-il. Mais se relève-t-on d'un coup bas ? Si les manoeuvres, vacheries et autres manipulations sont le lot quotidien de la vie politique, le coup bas peut coûter très cher. S'il est réussi, il brise les ambitions politiques de l'adversaire et l'anéantit.

Patrick Girard, journaliste politique, propose de retracer les grandes affaires qui ont jalonné la Cinquième République, du coup bas fratricide (Jacques Chirac trahissant Jacques Chaban-Delmas) à la manoeuvre organisée avec l'aide d'officines spécialisées ou d'agents des services de renseignements (l'implication du SDECE - ancêtre de la DGSE - dans l'affaire Markovic). Au fil des pages, nous nous replongeons dans l'affaire de l'Observatoire, nous explorons les dessous de l'affaire des jumelles de Giscard, nous savourons avec cruauté les petits secrets d'Edouard Balladur, et décortiquons le dossier Clearstream.

Un document passionnant, riche d'anecdotes et de détails, qui explore les affaires aujourd'hui presque oubliées et les coulisses de la politique dans ce qu'elle a de plus sombre.

 

Premier chapitre

Introduction

 

 

 

 

« Quel est le journaliste qui enquêtera sur l’alcoolisme de Martine Aubry ? » Telle est la question, posée sous forme de défi, par un certain « Ben16 » dans un forum de discussions sur le très droitier site internet Atlantico le 23 mai 2011. De prime abord, la question n’a en soi rien de choquant. Mieux vaut s’assurer que nos futurs dirigeants ne souffrent pas de diverses addictions, neuf jours plus tôt, l’affaire Strauss-Kahn l’avait opportunément rappelé.

Les Français ont conservé un souvenir mitigé du mauvais tour que leur jouèrent en 1920 leurs élus. Pour ne pas avoir à supporter à l’Élysée pendant sept ans leur bête noire, Georges Clemenceau, députés et sénateurs préférèrent désigner à la place de l’incommode Tigre Paul Deschanel, grand adepte des stations prolongées dans les arbres du parc de Rambouillet ou d’involontaires promenades nocturnes sur les voies ferrées.

Mieux vaut donc prendre certaines précautions et ne pas faire le mauvais choix. À ceci près que les interrogations sur le prétendu penchant pour la bouteille 1 de la Première secrétaire du PS obéit à de tout autres considérations. Elles s’inscrivent dans le cadre d’une campagne organisée visant à discréditer par tous les moyens la maire de Lille en colportant fausses rumeurs, ragots et faits tirés de leur contexte.

Il serait sans doute très exagéré d’évoquer à ce propos un remake de l’affaire Salengro, du nom de cet élu lillois, ministre de l’Intérieur de Léon Blum, que les calomnies lancées par l’Action française quant à sa prétendue désertion lors de la Première Guerre mondiale poussèrent à se suicider.

Il n’en demeure pas moins que sa lointaine héritière se retrouve être la cible d’attaques tout aussi nauséabondes et qui ne s’embarrassent guère de contradictions involontairement savoureuses. Car les mêmes sites qui l’accusent d’être une zélée servante de Bacchus lui font également grief de sa complaisance supposée pour le fondamentalisme musulman. Non contente d’avoir autorisé à Lille et dans sa région la mise à disposition de piscines non mixtes pour des groupes de femmes musulmanes, elle serait l’épouse d’un homme, Jean-Louis Brochen, avocat de son métier, connu pour avoir été l’avocat de plusieurs jeunes filles exclues du lycée Faidherbe de Lille parce qu’elles avaient refusé d’enlever leur voile. La voilà accusée ainsi de contribuer à l’islamisation « rampante » de la France.

À l’été 2011, ces rumeurs ont à ce point enflé et envahi la sphère internet que la très officielle candidate à la primaire du Parti socialiste a dû s’exprimer publiquement à leur sujet. Elle n’a pas hésité à mettre en cause deux hommes proches de Nicolas Sarkozy, son actuel directeur de cabinet Christian Frémont, et l’ancien ministre Jacques Toubon, actuel directeur de la Cité de l’Immigration, qui auraient été les principaux instigateurs de cette campagne. Faut-il le préciser, les deux « présumés coupables » ont démenti toute implication dans l’affaire, cependant que le Premier ministre François Fillon affirmait que « la majorité n’a rien à voir avec les rumeurs qui touchent Martine Aubry et qui sont détestables ».

 

 

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