Extrait

La petite déesse
de Ian McDonald

Le 14/01/2014 à 02:14 - 0 commentaire

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Editeur :

Genre :

Date de parution :

ISBN :

Total pages :

Prix :

Ian McDonald

Denoel

littÉrature anglo-saxonne

17/10/2013

9782207111260

384

22.50 €

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ISBN : 9782207111260

Editeur : Denoel

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ISBN :

Editeur : Editions Denoël

Prix grand format : 15.99 €

 

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Résumé du livre
En 2004, Ian McDonald publiait en Angleterre un roman d’une ambition peu commune dans le paysage de la science-fiction contemporaine, Le Fleuve des dieux, un livre monstre de plus de 600 pages, aux multiples intrigues situées dans une Inde de 2047 balkanisée et en proie à une sécheresse sans précédent. Le prix de la British Science Fiction Association a récompensé ce roman qui s’est aussitôt imposé comme le Blade Runner du début de XXIe siècle. Son édition française a reçu le Grand Prix de l’Imaginaire. En 2009, Ian McDonald a rassemblé sous le titre La Petite Déesse les sept nouvelles et courts romans qu’il avait écrits sur cette même Inde du futur. On y découvre, souvent par le biais du regard d’enfants, un sous-continent où les hommes sont quatre fois plus nombreux que les femmes, où se côtoient puissants, gens d’une extrême pauvreté, intelligences artificielles et stars virtuelles, tous confrontés à des menaces d’un genre nouveau.

 

Premier chapitre

 

 

 

Sanjîv et Robot-wallah

 

 

Tous les garçons de la classe partirent en courant quand le cri retentit. Bataille de robots bataille de robots ! L’enseignante les rappela : revenez revenez vilains petits garnements, mais ce n’était qu’une aeai d’anglais des affaires et le temps que la vieille Mme Mawjî arrive clopin-clopant de chez les petits, il ne restait que les filles, assises sagement par terre, les yeux écarquillés de mépris et les mains levées pour raconter des histoires ou donner des noms.

Sanjîv, qui ne courait pas vite, se fit distancer par les autres garçons quand il s’arrêta au milieu des buissons de dâl le temps de prendre quelques bouffées de ses inhalateurs. Il dut jouer des coudes pour trouver une place sur la crête, point culminant du village que les couples chaperonnés appréciaient pour son panorama sur la rivière et sur la station d’épuration à Murâd. Ce jour-là, c’était la vue sur l’arrière-pays, au-delà des champs de dâl, qui retenait l’attention. Les hommes au travail dans les champs étaient arrivés les premiers : leurs outils à la main, ils occupaient les meilleurs emplacements. Sanjîv se glissa devant entre Mahesh et Ayanjît.

« Où ils sont il se passe quoi il se passe quoi ?

— Y a des soldats là-bas à côté des arbres. »

Sanjîv plissa les yeux, mais ne vit dans la direction indiquée par Mahesh que des tourbillons de chaleur et de la poussière jaune. « Ils viennent à Ahraura ?

— Delhi ne s’embêterait pas avec un trou à rats comme Ahraura », répondit un homme que Sanjîv connaissait de vue, comme il connaissait tous les villageois, mais sans savoir son nom. « C’est à Murâd qu’ils en veulent. S’ils s’en emparent, Vârânacî devra faire des concessions.

— Où sont les robots ? Je veux les voir. »

Il se maudit ensuite d’être aussi stupide, car il suffisait d’ouvrir les yeux : un grand nuage de poussière approchait sur la route du nord, survolé par un grouillement d’oiseaux au silence sinistre. Dans cette poussière, Sanjîv entraperçut des blindages qui reflétaient le soleil, des pieds griffus et bottés qui se soulevaient, des antennes qui oscillaient, des têtes d’insectes qui montaient et descendaient, des nacelles d’armes qui luisaient. Puis, comme tout le monde sur la crête, il sentit celle-ci trembler au pas des robots.

Un cri plus loin. Quatre, six, dix, douze éclairs lumineux jaillis d’un bosquet ; des traînées de fumée blanche. La volée d’oiseaux monta en tournoyant former une pointe de flèche braquée sur les arbres. Des drones, comprit Sanjîv, et au même moment : des missiles ! Quand ils atteignirent leurs cibles, le nuage de poussière explosa en un étourdissant mélange de coups de feu et d’éclairs de pétards. Tout fut terminé avant que le bruit parvienne aux spectateurs. Les robots surgirent sains et saufs de leur cocon de poussière, lancés dans une course assourdissante. « Charge de cavalerie ! » cria Sanjîv, dont la voix se joignit aux acclamations des hommes d’Ahraura. Les foulées métalliques faisaient aussi trembler le village, à présent. Il y eut soudain un déluge de coups de feu dans le bois et les drones montèrent pour encercler le bosquet comme un ouragan. Les missiles s’écartèrent en fumant des robots qui chargeaient ; Sanjîv regarda les soutes s’ouvrir et les nacelles pivoter.

 

 

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