Extrait

La fille d'encre et d'étoiles
de Millwood Hargrave, Kiran

Le 10/07/2018 à 13:45 - 0 commentaire

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ISBN :

Total pages :

Prix :

Millwood Hargrave, Kiran

Michel Lafon

28/06/2018

9782749934969

268

14.95 €

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ISBN : 9782749934969

Editeur : Michel Lafon

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ISBN : 9782749937373

Editeur : Michel Lafon

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Résumé du livre
Un voyage envoûtant. Un ennemi ancestral. Une amitié indestructible.
" Chacun de nous porte sur sa peau la carte de sa vie, dans sa façon de se mouvoir et même dans sa façon de grandir "

Alors qu'il est interdit de quitter l'île de Joya, Isabella rêve des contrées lointaines que son père a un jour visitées et cartographiées. Quand sa meilleure amie disparaît, Isabella est résolue à faire partie de l'équipe de recherches. Guidée par une carte ancienne, appartenant à sa famille depuis des générations, et par sa connaissance des étoiles, Isabella prend part à l'expédition et navigue dans les dangereux Territoires Oubliés. Mais sous leurs pas, un mythe féroce s'agite dans son sommeil...

" Une histoire hypnotisante et envoûtante, débordant d'aventures, de feu et de cœur, qui se lit comme un conte de fées vieux de mille ans... Un futur classique. "Melinda Salisbury, auteure de L'Héritière

 

Premier chapitre

CHAPITRE

PREMIER

 

On raconte que les corbeaux sont arrivés en même temps que le Gouverneur. Les petits oiseaux, eux, ont tous fait le voyage en sens inverse, vers la mer, ce qui explique que l’on n’en entende plus chanter sur Joya. Seuls subsistent les corbeaux, énormes et négligés. En les regardant, perchés au sommet des maisons comme de mauvais présages, je m’efforçais, les yeux plissés, de voir à leur place les pinsons et les roitelets que Pa tirait de ses souvenirs. Avec un gros effort d’imagination, je pouvais presque les entendre gazouiller.

– Pourquoi les oiseaux chanteurs sont-ils partis, Pa ?

– Parce que eux ont pu le faire, Isabella.

– Et les loups ? Les cerfs ?

Le visage de Pa s’assombrissait.

– Sans doute qu’à tout prendre, ils ont préféré la mer à ce qu’ils fuyaient…

Pa bifurquait alors vers une autre histoire, celle d’Arinta la guerrière ou celle du passé mythique de Joya quand l’île dérivait encore, refusant de m’en dire plus sur les loups et les oiseaux repartis vers le large. Mais je le harcelais de questions jusqu’au jour où j’ai trouvé mes propres réponses.

Le matin où tout commença était semblable à n’importe quel autre.

Je me réveillai dans mon petit lit alors que le soleil commençait à peine à éclaircir les murs en terre de ma chambre. L’odeur de porridge brûlé emplissait l’air. Pa devait être debout depuis des heures, car la lourde marmite en grès était longue à chauffer. J’entendais Miss La, notre poule, gratter devant ma chambre à la recherche de miettes. Elle avait treize ans, comme moi : mais si, pour un être humain, c’est jeune, pour une poule, c’est très, très vieux. Ses plumes étaient grises, son humeur noire, et même Pep, notre chat, en avait peur.

J’étirai mes bras, ce qui fit gargouiller mon ventre. Pep, allongé de tout son long sur mes jambes, poussa un miaulement sonore quand je m’assis.

– Tu es réveillée, Isabella ? lança Pa depuis la cuisine.

– ’jour, Pa.

– Le porridge est cuit. Un peu trop, d’ailleurs…

– J’arrive !

Lentement, je glissai mes jambes hors du lit en lissant la fourrure drue du chat aux endroits où elle s’était ébouriffée pendant la nuit.

– Désolée, Pep.

Il ronronna en fermant ses yeux verts.

Après m’être passé le visage à l’eau dans la cuvette posée près de la fenêtre, je tirai la langue au reflet que me renvoyait le métal poli au-dessus du lit de Gabo. Je rajustai ses draps, plus poussiéreux de jour en jour, mais toujours là. Près de son oreiller partait notre ligne intérieure, cette longue et mince rainure que Pa avait creusée pour nous sur la hauteur des murs et en travers du plafond : quand nous chuchotions dedans, elle transportait nos voix, ce qui nous permettait de nous parler alors que nous nous trouvions chacun à une extrémité de la chambre, dans des lits séparés.

Trois ans maintenant. Trois ans depuis que, au chevet de mon jumeau, j’avais tenu sa main brûlante dans la mienne tandis qu’il s’éteignait dans la nuit, aussi soudainement qu’une allumette qu’on souffle.

 

 

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