Extrait

L'insaisissable logique de ma vie
de Benjamin Alire Sáenz

Le 05/10/2018 à 08:24 - 0 commentaire

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ISBN :

Total pages :

Prix :

Benjamin Alire Sáenz

Pocket Jeunesse

16/08/2018

9782266274821

506

17.90 €

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ISBN : 9782266274821

Editeur : Pocket Jeunesse

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ISBN : 9782823854916

Editeur : Univers poche

Prix grand format : 12,99 €

 

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Résumé du livre
Sal mène une vie paisible et sans histoires, dans une famille moitié mexicaine, moitié américaine. Mais tout bascule le jour de sa rentrée en terminale. Pour défendre l'honneur de son père adoptif, il sort les poings et frappe. Surprise, colère, satisfaction, culpabilité se bousculent dans la tête du jeune homme, qui se met à douter de tout, même de sa propre identité. Alors, avec l'aide de Sam, sa meilleure amie, et de son père, Sal va tenter de comprendre l'insaisissable logique de sa vie.
traduction Hélène Zylberait

 

Premier chapitre

À ma sœur cadette Gloria,

que j’aimais enfant et que j’aime encore plus

maintenant que je suis un homme.

Et à la mémoire de ma sœur aînée Linda,

qui a mené sa vie avec grâce

malgré la souffrance.

 

 

Prologue

 

J’ai un souvenir qui ressemble à un rêve : les feuilles jaunes du mûrier de Mima tombent du ciel tels d’énormes flocons de neige. Le soleil de novembre brille, le vent est frais et les ombres de cet après-midi dansent avec une vitalité incompréhensible pour un enfant de mon âge. Mima chante quelque chose en espagnol. Elle a en elle plus de chansons qu’il n’y a de feuilles sur son arbre.

Elle les ratisse et les rassemble en tas. Une fois qu’elle a terminé, elle se baisse et boutonne mon manteau. Elle regarde le tas, me fixe droit dans les yeux et dit : « Saute ! » Je cours et saute dans les feuilles qui sentent la terre mouillée.

Tout l’après-midi, je me roule dans ces feuilles.

Quand je suis fatigué, Mima me prend par la main. Tandis que nous nous dirigeons vers la maison, je m’arrête, ramasse quelques feuilles et les lui tends avec ma main d’enfant de cinq ans. Elle les soulève délicatement et les embrasse.

Elle est heureuse.

Et moi ? Je n’ai jamais été aussi heureux.

Je conserve ce souvenir quelque part en moi, bien à l’abri. Dès que j’en ai besoin, je le sors et le contemple. Comme si c’était une photographie.

 

 

 

Première partie

 

Peut-être m’étais-je toujours trompé sur moi-même.

 

 

La vie commence

 

Le ciel s’assombrissait, il allait pleuvoir. En sortant de la maison, j’ai senti l’air frais sur mon visage. L’été avait été paisible, longue succession de jours chauds et secs.

Nous allions vers l’automne.

Jour de rentrée. Terminale. Je m’étais toujours demandé ce que ça faisait d’être en terminale. J’étais sur le point de le découvrir. La vie commençait. En tout cas, c’était ce que disait Sam, ma meilleure amie. Elle savait tout. Quand on a une meilleure amie qui sait tout, ça aide. Sur n’importe quel sujet, il suffit de l’interroger et elle fournit l’information dont on a besoin. Même si la vie ne se résume pas à des informations.

Elle était extrêmement intelligente, Sam. Elle savait des tas de trucs. Elle ressentait aussi des trucs. Ah ! ça oui, Sam ressentait. Parfois, je me disais qu’elle pensait, ressentait et vivait pour nous deux.

Sam savait qui était Sam.

Moi ? Je n’en étais pas toujours sûr. Qu’est-ce que ça pouvait bien faire que Sam soit une exhibitionniste émotionnelle, qu’elle ait des hauts et des bas ? Elle pouvait se transformer en tempête mais également en une bougie dont la lumière douce éclaire une pièce sombre. Elle me rendait un peu dingue, et alors ? Tout cela – son délire émotionnel, ses sautes d’humeur, ses changements de ton – la rendait incroyablement vivante.

J’étais différent. J’aimais le calme. Je savais me contrôler. Parfois, cependant, j’avais l’impression de ne pas vivre du tout. Peut-être avais-je besoin de Sam parce que, avec elle, je me sentais plus vivant. Peut-être que ce n’était pas logique, mais ce qu’on appelle la logique est surfait.

 

 

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