Extrait

L'homme craie
de C.J. Tudor

Le 25/01/2018 à 09:06

Auteur : C.J. Tudor
Editeur : Pygmalion
Genre :
Date de parution : 17/01/2018
ISBN : 9782756421735
Total pages : 384
Prix : 20.90 €
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Résumé du livre
" Aucun de nous n'était d'accord sur la façon dont cela avait réellement commencé. Etait-ce lorsque nous nous étions mis à dessiner des bonhommes à la craie ? Ou lorsqu'ils sont apparus tout seul ? Etait-ce à partir du terrible accident ? Ou quand ils ont découvert le premier corps ? ".



Tout avait commencé quand Eddie avait 12 ans. La première fois qu'Eddie avait rencontré l'Homme craie. C'était ce dernier qui avait donné à Eddie l'idée de dessiner à la craie : un moyen de laisser des messages secrets à son groupe d'amis. Et c'était marrant au départ... jusqu'à ce qu'ils découvrent le corps d'une jeune fille...



Trente ans plus tard, Eddie pense que le passé est derrière lui. Mais, lorsqu'il reçoit une lettre contenant un morceau de craie et un dessin, il comprend que l'histoire se répète... et que le jeu n'est jamais terminé.

(traduction, Thibaud Eliroff)

 

Premier chapitre

Aux deux Betty.

 

 

Prologue

 

La tête de la fille reposait sur un petit tas de feuilles orange et marron.

Ses yeux en amande fixaient la canopée des sycomores, des hêtres et des chênes, sans voir les doigts du soleil s’enfoncer timidement entre les branches pour saupoudrer d’or les sous-bois. Les paupières ne clignaient pas alors même que des scarabées noirs et brillants s’affairaient sur les pupilles. Ses yeux ne voyaient plus rien, sinon les ténèbres.

À quelque distance de là, une main pâle sur son propre linceul de feuilles mortes semblait se tendre en quête d’assistance, ou simplement d’une présence. Elle ne trouverait ni l’une ni l’autre. Le reste du corps gisait, hors de portée, caché dans d’autres recoins de la forêt.

Tout près, une brindille craqua – détonation dans le silence immobile –, provoquant l’envol d’une nuée d’oiseaux sous les branches. Quelqu’un approchait.

Quelqu’un qui s’agenouilla à côté de la fille aveugle, caressa doucement sa chevelure et sa joue froide, les doigts frémissant d’impatience. Quelqu’un qui souleva ensuite la tête et la débarrassa de quelques feuilles encore collées aux bords irréguliers du cou, avant de la mettre soigneusement dans un sac où elle trouva sa place parmi plusieurs bouts de craie brisés.

Quelqu’un qui, après un bref moment de réflexion, plongea la main dans le sac et lui ferma les paupières, puis tira la fermeture Éclair, se releva et l’embarqua.

Quelques heures plus tard, des agents de police et l’équipe médico-légale prirent possession des lieux. Ils numérotèrent, photographièrent, examinèrent, et finirent par emporter le corps de la fille à la morgue, où on le laissa durant plusieurs semaines, comme s’il attendait d’être complété.

Ce qu’il ne fut jamais. Malgré les recherches approfondies, les interrogatoires, les appels à témoin, en dépit des efforts de tous les enquêteurs et de tous ces messieurs de la ville, la tête ne fut jamais retrouvée, et la fille des bois resta incomplète.

 

 

2016

 

Commencer par le début.

Le problème, c’est que nous n’avons jamais réussi à nous mettre d’accord sur le début. Est-ce quand Gros Gav a reçu le seau de craies pour son anniversaire ? Est-ce quand nous nous sommes mis à nous en servir pour dessiner des bonshommes ? Ou quand ils ont commencé à apparaître d’eux-mêmes ? Est-ce le terrible accident ? Ou quand on a retrouvé le premier cadavre ?

Autant de débuts possibles. Mais pour ma part, je pencherais pour le jour de la fête foraine. C’est celui dont je me souviens le mieux. À cause de la Fille du Manège, bien sûr, mais aussi parce que c’est le jour où tout a cessé d’être normal.

Si notre monde avait été une boule à neige, ç’aurait été le jour où quelque dieu mineur l’aurait secoué avec vigueur avant de le reposer. Même une fois la mousse et les flocons de neige retombés, les choses n’auraient plus jamais été les mêmes. Pas exactement. Elles auraient pu sembler inchangées à travers le verre, mais à l’intérieur tout aurait été différent.

 

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