Extrait

L'alchimiste
de Paulo Coelho

Le 03/01/2018 à 15:36

Auteur : Paulo Coelho
Editeur : J'Ai Lu
Genre :
Date de parution : mars 2007
ISBN : 9782290004449
Total pages : 190
Prix : 5.70 €
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ISBN : 9782290004449

Editeur : J'Ai Lu

Prix grand format : 5.70 €

 

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ISBN : 9782081399259

Editeur : Flammarion

Prix grand format : 12.99 €

 

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Résumé du livre
« Accomplir sa légende personnelle est la seule et unique obligation de l´homme. » « Mon cœur craint de souffrir, dit le jeune homme à l’Alchimiste, une nuit qu’ils regardaient le ciel sans lune. — Dis-lui que la crainte de la souffrance est pire que la souffrance elle-même. Et qu’aucun cœur n’a jamais souffert alors qu’il était à la poursuite de ses rêves. » Santiago, un jeune berger andalou, part à la recherche d’un trésor enfoui au pied des Pyramides. Lorsqu’il rencontre l’Alchimiste dans le désert, celui-ci lui apprend à écouter son cœur, à lire les signes du destin et, par-dessus tout, à aller au bout de son rêve. Merveilleux conte philosophique destiné à l’enfant qui sommeille en chacun de nous, ce livre a marqué une génération de lecteurs.

Jean Orecchioni (Traducteur)

 

Premier chapitre

Pour J., alchimiste

qui connaît et utilise les secrets

du Grand Œuvre.

 

 

Comme ils étaient en chemin, ils entrèrent en un certain bourg. Et une femme nommée Marthe le reçut dans sa maison.

Cette femme avait une sœur, nommée Marie, qui s’assit aux pieds du Seigneur et qui écouta ses enseignements.

Marthe allait de tous côtés, occupée à divers travaux. Alors elle s’approcha de Jésus et dit :

— Seigneur ! Ne considères-tu point que ma sœur me laisse servir toute seule ? Dis-lui donc qu’elle vienne m’aider.

Et le Seigneur lui répondit :

— Marthe ! Marthe ! Tu te mets en peine et tu t’embarrasses de plusieurs choses. Marie, quant à elle, a choisi la meilleure part, qui ne lui sera point ôtée.

 

 

Il est important de prévenir que L’Alchimiste est un livre symbolique, à la différence du Pèlerin de Compostelle, qui est un travail descriptif.

Pendant onze ans de ma vie j’ai étudié l’Alchimie. La simple idée de transformer des métaux en or ou de découvrir l’Élixir de Longue Vie était plus que fascinante pour attirer n’importe quel apprenti magicien. J’avoue que l’Élixir de Longue Vie était ce qui me séduisait le plus, car avant de comprendre et de sentir la présence de Dieu, la pensée que tout s’achèverait un jour me désespérait. C’est pourquoi, quand j’ai appris qu’il existait la possibilité d’obtenir un liquide capable de prolonger de nombreuses années mon existence, j’ai décidé de me consacrer corps et âme à sa fabrication.

C’était une période de grands changements sociaux (le début des années soixante) et au Brésil on ne trouvait pas encore de publications sérieuses sur l’alchimie. Comme l’un des personnages du livre, j’ai commencé à dépenser le peu d’argent que j’avais dans l’achat de livres importés et j’ai passé d’innombrables heures par jour à l’étude de leur symbolique compliquée. J’ai tenté de me mettre en contact avec deux ou trois personnes à Rio de Janeiro qui se vouaient sérieusement au Grand Œuvre, mais elles ont refusé de me recevoir. J’en ai connu d’autres qui se disaient alchimistes, possédaient des laboratoires et me promettaient de m’enseigner les secrets de l’Art en échange de véritables fortunes ; aujourd’hui je me rends compte qu’en réalité elles ne savaient rien de ce qu’elles prétendaient m’apprendre.

Malgré mes efforts, les résultats étaient absolument nuls. Il ne se produisait rien de ce que les manuels d’Alchimie affirmaient dans leur langage abscons. C’était une infinité de symboles, dragons, lions, soleils, lunes et mercures, et j’avais toujours l’impression de me trouver sur le mauvais chemin, car le langage symbolique permet une gigantesque marge d’erreur. En 1973, découragé par mon absence de progrès, j’ai commis une suprême irresponsabilité. À cette époque, j’étais engagé par le Secrétariat à l’éducation du Mato Grosso pour donner des cours de théâtre dans cet État, et j’ai décidé de mettre à contribution mes élèves dans des ateliers de théâtre dont le thème était la Table d’Émeraude. Cette attitude, unie à quelques incursions dans les zones marécageuses de la Magie, eut pour conséquence l’année d’après l’application à mon encontre de l’adage : « Qui casse paye. » Tout autour de moi s’écroula complètement.

 

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