Extrait

Hugues Capet
de Georges Bordonove

Le 08/01/2015 à 19:27 - 0 commentaire

Auteur :

Editeur :

Genre :

Date de parution :

ISBN :

Total pages :

Prix :

chaPitre.com title=
  • Zoom moins
  • Zoom plus
  • Signaler erreur
  • Envoyer à un(e) ami(e)

Version grand format

 

illustration

ISBN : 9782756404844

Editeur : Pygmalion

Prix grand format : 22.30 €

 

Acheter le livre
avec chaPitre.com

Version numérique

 

illustration

ISBN :

Editeur : Pygmalion

Prix grand format : 14.99 €

 

Acheter le livre
avec chaPitre.com

Résumé du livre
987: Hugues Capet, duc de France, est élu roi à Senlis par l’assemblée des Grands. Ainsi met-il un point final à une rivalité séculaire entre Carolingiens et Robertiens et devient-il le fondateur d’une prodigieuse lignée de trente-deux rois, la plus longue d’Europe, qui assumera le destin de la France jusqu’à la Révolution de 1789. En associant son fils, le futur Robert II le Pieux, à la couronne, il instaure une monarchie héréditaire, liée à la notion de droit divin conférée par l’Église. Grâce à lui, grâce à son habileté, à sa patience, à son sens aigu de l’opportunité, à ses qualités exceptionnelles d’homme d’État, s’est trouvé définitivement scellé l’acte de naissance de la France.

 

Premier chapitre

 

 

 

 

 

 

Moi, Hugues, qui dans un instant vais devenir roi des Francs par la faveur divine, au jour de mon sacre, en présence de Dieu et des saints, je promets à chacun de vous de lui conserver le privilège canonique, la loi, la justice qui lui sont dus et de vous défendre autant que je le pourrai, avec l'aide du Seigneur, comme il est juste qu'un roi agisse en son royaume envers chaque évêque et l'Église qui lui est commise. Je promets aussi de faire justice, selon ses droits, au peuple qui nous est confié.

 

Hugues Capet (Serment du Sacre)

 

 

 

 

 

 

UN ROI SANS VISAGE

 

 

En juin ou juillet 987, à Senlis, Hugues Capet est élu roi de France par une assemblée composée d'évêques et de grands seigneurs1. Il fonde cette dynastie capétienne qui assumera le destin de la France jusqu'à la Révolution. Voilà à peu près tout ce qui subsiste dans la mémoire collective d'un événement capital de notre Histoire, d'un règne obscur, d'un roi, comme on a dit, sans visage ! Cependant son accession au trône mettait le point final à une rivalité séculaire et combien dommageable pour le peuple entre les deux familles les plus en vue du royaume : les Carolingiens qui détenaient un pouvoir légal, indiscuté dans son principe, mais chancelant, et les Robertiens dont la puissance n'avait cessé de croître depuis Robert le Fort, leur héros éponyme. Elle était aussi le fruit d'une politique en laquelle les coups d'audace et la prudence alternaient, non pas au gré du hasard ou des circonstances, mais sous l'effet d'une volonté bien arrêtée. D'une génération à l'autre, les Robertiens avaient arrondi leurs possessions territoriales, accumulé titres et commandements, par des alliances habilement choisies, par des mariages fructueux, également en monnayant leur aide et leurs services. C'étaient les archétypes de la féodalité naissante, les premiers bénéficiaires de cette profonde mutation politique en laquelle la puissance publique s'était émiettée. Grands féodaux, les Robertiens montraient le même appétit de terres et « d'honneurs » que leurs semblables. Pourtant ils se distinguaient déjà par leur souci d'étendre leur influence : luttant avec constance, parfois avec héroïsme, presque toujours avec bonheur, contre les envahisseurs normands, comprenant à merveille la force que représentait l'Église et protégeant les monastères, pratiquant un pragmatisme évident, capables de gestes gratuits mais ne perdant jamais leurs intérêts de vue. De la sorte ils s'étaient progressivement imposés comme seconds personnages du royaume, après le roi, et premiers des seigneurs. Il n'est donc pas surprenant qu'ils aient finalement atteint leur but : devenir rois de cette féodalité sous laquelle la France allait s'organiser et vivre quasi jusqu'à Louis XI. On croit généralement que l'élection d'Hugues Capet fut fortuite. C'est oublier que deux Robertiens avaient reçu la couronne avant lui : Eudes Ier et Robert Ier. Que son père, Hugues le Grand, aurait pu régner, s'il l'avait voulu. Mais la couronne avait valu trop de déboires à Eudes et à Robert, pour qu'il ne préférât pas s'abstenir. Il savait que la poire n'était pas mûre. Faiseur de rois, il attendait l'exténuation et le discrédit des Carolingiens.

 

 

Publier un commentaire

 

publier mon commentaire

medias

critiques

critiques En territoire Auriaba, 4ème roman de Jérôme Lafargue

critiques "La peinture est une chose intellectuelle"

critiques Don Quichotte par Rob Davis : Cervantès plus vivant que jamais

critiques Kierkegaard et la sirène

Suivez-nous

 

Désinscription

16

1

hugues-capet-georges-bordonove

5605