Extrait

Histoires secretes de sherlock holmes
de René Reouven

Le 17/12/2013 à 19:17 - 0 commentaire

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Prix :

René Reouven

Denoel

policier & thriller (grand format)

22/05/2002

9782207253625

29.40 €

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ISBN : 9782207253625

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Résumé du livre
En rapportant au public les enquêtes de Sherlock Holmes, le Dr Watson a évoqué une soixantaine d'affaires dont il n'a jamais relaté le détail. Un silence d'autant plus surprenant que ces «untold stories» semblent avoir été parmi les plus insolites et les plus difficiles que le célèbre détective ait été amené à résoudre. Ce sont ces ellipses, ainsi que certains mystères qui parsèment la carrière de Holmes que René Reouven a entrepris d'explorer. Une quinzaine d'aventures que Le Magazine littéraire a saluées en ces termes: «René Reouven a vraiment pris la voix de son maître. Et sa copie est tellement conforme qu'on se demande si, traduite en anglais, elle n'aurait pas la valeur d'une version originale. »

 

Premier chapitre

 

 

 

Prologue

 

Le journal intime d’Irène Quibolle

(Extraits)

 

« … Mes ancêtres étaient de petits propriétaires terriens qui ont mené une existence conforme à leur classe sociale. Toutefois, j’ai choisi un genre de vie bien différent, peut-être parce que ma grand-mère était la sœur de Vernet, le peintre français. L’art dans le sang peut s’épanouir des façons les plus diverses. »

 

SIR ARTHUR CONAN DOYLE, L’interprète grec

 

 

 

Grenoble, le 5 janvier 1893

 

Décidément, Arvers était une cruche. Comment croire sérieusement que la fille d’un Nodier n’ait pas entendu le « murmure d’amour élevé sur ses pas » ? Les femmes sentent ces choses-là, elles les devinent alors que l’intéressé en est encore à interroger son cœur. Et ce pauvre Félix qui osait se plaindre, n’ayant rien demandé, de n’avoir rien reçu ! Il fallait demander et il aurait reçu, ce niais !

Oscar, lui non plus, ne m’a rien demandé, mais au moins peut-il arguer de circonstances atténuantes. D’abord, il était le meilleur ami de mon mari — raison de plus ! ricanerait feu Édouard Gondinet — ce qui n’était pas le cas entre Mennessier et Arvers. Ensuite, Grégoire-Victor décédé, le souvenir des morts suscite chez les êtres délicats un respect encore plus grand que celui qu’ils inspiraient de leur vivant. Enfin, Oscar connaît de graves problèmes familiaux. On en aurait à moins : son jeune frère, Théodule — enfin, jeune, si l’on veut, trente-trois ans aux prunes ! — a emprunté une mauvaise voie : il s’est entiché des théories fumeuses de l’Anarchie, il a rejoint ces fous qui croient qu’à casser les vitres, ils vont réformer l’humanité ! En attendant, ils font trembler Paris. Ravachol arrêté, c’est le restaurant Véry, sur le boulevard Magenta, qui saute la veille de son procès : deux morts. Et, en novembre dernier, au tour du commissariat de la rue des Bons-Enfants : six morts ! Chaque titre des journaux est un coup au cœur pour Oscar. Si j’ose dire, il voit, sous tous ces forfaits, la main de son frère !

 

15 janvier 1893

 

Pourquoi ai-je repris ce journal de jeune fille ? Je l’avais interrompu lors de mon mariage avec Grégoire-Victor. Mariage de raison, incontestablement, mais le meilleur des mariages de raison. Grégoire-Victor était sensible, pétri d’attentions et de courtoisie. On eût dit qu’il cherchait à faire pardonner son âge. Il m’était alors apparu comme une trahison feutrée que de confier à ce cahier anonyme les états d’âme que je lui dissimulais.

Mais voilà maintenant deux ans qu’il s’est éteint, et je me sens déliée de tels scrupules. Et puis, j’ai toujours eu un fort faible pour la chose littéraire. Mon côté bas-bleu trouve à ces épanchements secrets un exutoire et un encouragement.

 

31 janvier 1893

 

Trois anarchistes ont été arrêtés hier, les nommés Bricou et Francis, plus la femme Delange, qui porte mal son nom. La presse est discrète sur l’enquête. Le bruit court qu’ils seraient responsables de l’attentat du boulevard Magenta. Comme en chacune de ces occurrences, Oscar est bouleversé. C’est qu’il n’a plus de nouvelles de Théodule depuis maintenant un an, et il succombe à toutes les imaginations. Dire qu’il a tout fait pour éloigner son frère des milieux anarchistes de Grenoble ! C’est lui qui l’a décidé à partir pour Paris, dont il espérait que les tentations de grande métropole le distrairaient de ses chimères. C’est lui, aussi, qui a obtenu d’un de leurs cousins, M. de la Hourmerie, qu’il l’accueille et l’héberge, en attendant de lui procurer un emploi au ministère des Cultes, où il est chef de service… Illusions, fumées ! Personnellement, d’ailleurs, je ne fais guère confiance à ce de la Hourmerie, un homme à l’esprit aussi maigre que le corps, qui croit compenser sa tristesse fondamentale par l’abus de bons mots pénibles et de calembours douteux. N’appelle-t-il pas Vincent d’Indy le « sou du Franck » ? 

 

 

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