Extrait

Gizelle et moi
de Lauren Fern Watt

Le 31/07/2018 à 10:12 - 0 commentaire

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Lauren Fern Watt

Place des éditeurs

Littérature étrangère

07/06/18

9782714479044

17.00...77853664....

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ISBN : 9782714479044

Editeur : Place des éditeurs

Prix grand format : 17.00...77853664....

 

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Résumé du livre
Dans la lignée de Marley et moi, une histoire d'amitié hors norme entre une jeune fille pétillante et son chien adoré. Espiègle, touchant, un récit initiatique dans lequel l'auteur se découvre et se construit, main dans la patte avec sa meilleure amie...Dès le premier regard, entre Lauren, petit bout de femme d'une vingtaine d'années, et Gizelle, énorme mastiff de 70 kilos, c'est le coup de foudre. Inséparables, elles vont traverser les petits boulots sous-payés, les galères d'apparts trop petits, les coups de blues passagers, mais aussi les joies de Central Park et les premiers émois des relations amoureuses... Et puis la nouvelle tombe. Gizelle est atteinte d'un cancer incurable. Mais pas question de se laisser abattre : soirée Netflix, dégustation de hot-dogs au homard, recherche effrénée de la meilleure des crèmes glacées, road trip de folie... Les deux amies se concoctent une bucket list d'enfer ! En offrant à Gizelle ses derniers petits bonheurs, Lauren va se fabriquer des souvenirs inoubliables et retrouver le chemin de la confiance et de la sérénité.
traduction Marie Kempf

 

Premier chapitre

À mon père, qui m’a appris à tenir bon

 

 

Prologue

 


* * *

 

 

Le réveil a sonné. J’ai tendu le bras pour faire taire mon téléphone, mais à peine avais-je replongé la tête dans l’oreiller que la sonnerie a repris. Un œil entrouvert, j’ai vérifié l’heure sur mon écran.

« Oh merde ! »

J’ai bondi hors du lit. Le temps d’attraper un T-shirt de sport parmi ma montagne de vêtements et d’enfiler mes Asics, et je me suis ruée dehors vers la station de métro d’Astor Place. Direction Central Park. Je suis arrivée à la tente des inscriptions au pas de course, à bout de souffle. Une femme aux longs ongles rouges m’a accueillie d’un haussement de sourcils.

« Vous avez vingt minutes de retard.

— Mais c’est une de mes courses qualificatives pour le marathon de New York, l’ai-je suppliée. La seule obligation, c’est de la finir. S’il vous plaît, laissez-moi courir. Je vous en prie. »

Elle a posé les mains sur la boîte en plastique remplie de dossards, les lèvres pincées. « Les concurrents sont déjà partis. »

Je suis ressortie de la tente, les larmes aux yeux. J’ai fait de mon mieux pour les retenir. Ne pleure pas. Pas ici, Lauren. Pas dans Central Park. En vain.

Tête baissée, j’ai traversé le parc jusqu’à Bethesda Fountain, où Gizelle et moi aimions regarder les barques voguer sur le lac. Ces derniers temps, Gizelle boitait de la patte arrière gauche. Comme les marches de mon immeuble lui demandaient trop d’efforts, un couple d’amis s’était proposé pour la garder quelques semaines chez eux, dans le Maine. Cela m’avait permis de rester pour mon travail, mais je me sentais seule sans elle. D’après Kate et John, elle se portait bien. Sa patte était au repos et elle prenait ses médicaments sans rechigner. Dès qu’elle serait remise, elle rentrerait à New York… Du moins c’est ce que j’espérais, sans réussir à m’en convaincre tout à fait. Penser à sa patte m’emplissait systématiquement d’une crainte terrible.

J’ai respiré un grand coup, je me suis essuyé le visage avec mon T-shirt. Bon, Lauren. Ce n’est pas parce que tu as manqué le départ que tu ne peux pas courir. Fais quand même les kilomètres que tu avais prévus. Je me suis élancée vers l’escalier. Tout au long de mon parcours entre les ormes, j’ai imaginé les énormes pattes de Gizelle à mon côté. Elle m’accompagnait à chacune de mes sorties avant ce stupide boitement. J’ai longé l’étang, fait le tour de la statue d’Alice au pays des merveilles, avant de sortir du parc sur la Cinquième Avenue.

J’ai continué. Le bitume m’a chauffé les jambes ; il était trop chaud pour que Gizelle y coure de toute façon, mais ça ne m’a pas empêchée de l’imaginer près de moi. J’entendais presque le bruit de ses pattes. J’ai accéléré en descendant l’avenue en zigzag autour des foules pressées du samedi, et chaque foulée était un soulagement.

J’ai tourné à gauche le long de la 7e Rue, jusqu’au croisement de l’avenue A. J’aurais pu courir encore deux ou trois kilomètres pour rejoindre l’East River Promenade, mais je me suis arrêtée devant mon immeuble. Les mains sur les genoux, j’ai repris mon souffle. Inspire, expire. J’ai sorti mon téléphone de mon brassard : trois appels manqués, un message vocal. De Kate. Elle me demandait de la rappeler immédiatement. C’était à propos de Gizelle.

 

 

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