Extrait

Entre rouge et noir
de Jan Guillou

Le 22/02/2016 à 08:52 - 0 commentaire

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ISBN :

Total pages :

Prix :

Jan Guillou

Actes Sud

litterature nordique

04/11/2015

9782330056193

384

23 €

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ISBN : 9782330056193

Editeur : Actes Sud

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ISBN : 9782330059477

Editeur : Éditions Actes Sud

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Résumé du livre
Entre rouge et noir, troisième tome de la passionnante série "Le Siècle des grandes aventures" consacrée aux bouleversements qui ont ébranlé l'Europe du xxe siècle, nous invite à une plongée captivante dans les années 1920 et 1930. Alors que le continent panse encore les blessures de la Première Guerre, des évolutions souterraines l'entraînent vers un nouveau conflit, encore plus sanglant. À travers la destinée de la fratrie Lauritzen, par son talent de conteur, Jan Guillou nous fait vivre l'Histoire en train de s'écrire, et percevoir au coeur des destinées individuelles les grandes transformations qui s'annoncent.

 

Premier chapitre

LE POINT DE VUE DES ÉDITEURS

Survivants au sein d’un continent dévasté, les frères Lauritzen sortent très affaiblis de la Première Guerre, accablés à la fois financièrement et personnellement. Les Anglais, vainqueurs, ont confisqué les biens qu’Oscar possédait en Afrique. Sverre, lui, est chassé de la propriété où il a vécu durant presque vingt ans, à la suite de la mort de son bien-aimé Albie sur le champ de bataille. Quant à Lauritz, il fuit Bergen pour s’installer en Suède avec sa famille afin de sauver son fils, menacé de mort en raison de ses sympathies pro-allemandes. Peu à peu, à Berlin et à Saltsjöbaden, leurs conditions de vie s’améliorent, et tous se trouvent emportés dans le tourbillon des Années folles. Alors que l’Europe s’étourdit de la prospérité retrouvée, l’Allemagne se reconstruit et compromet l’équilibre précaire de la sécurité reconquise. La famille Lauritzen, comme toutes les autres, n’a pas conscience de la menace qui va précipiter l’ensemble du monde dans une tourmente encore plus grande.
Le troisième tome de la passionnante série “Le Siècle des grandes aventures”, consacrée aux bouleversements qui ont ébranlé l’Europe du XXe siècle, nous invite à une plongée cap­tivante dans les années 1920 et 1930. À travers la destinée de la fratrie Lauritzen, par son talent de conteur, Jan Guillou nous fait vivre l’Histoire en train de s’écrire et percevoir, au cœur des destinées individuelles, les grandes transformations qui s’annoncent.

 

I

Saltsjöbaden – avril 1918

Il avait la nostalgie de l’Allemagne. Lorsqu’ils avaient quitté Bergen et pris le train pour traverser le Hardangervidda, il avait cru qu’il rentrait dans son pays. Au lieu de cela, il était maintenant assis sur un ponton, dans un fjord situé aussi loin de Berlin que l’était Bergen.

En Suède, on ne parlait d’ailleurs pas de fjord, mais defjärd. C’était une drôle de langue, le suédois, facile à parler mais difficile à orthographier. Il avait eu l’impression de repartir à zéro dans sa scolarité et d’apprendre à lire de nouveau. Pourtant, il n’avait guère de retard et, à l’automne, il allait passer en troisième année de primaire. À moins que l’Allemagne ne gagne enfin la guerre et que sa famille ne puisse rentrer chez elle.

Quand il tentait de parler suédois avec ses camarades de classe, il y avait toujours des mauvaises langues qui disaient qu’il était plus norvégien que suédois, à l’entendre. Mais cela ne comptait pas, car il avait juré de ne plus jamais prononcer un mot de norvégien.

De l’autre côté de ce fjord qui n’en avait pas le nom s’élevaient de gros cumulus cotonneux. Les pilotes anglais purent y chercher refuge lorsque, à leur grande frayeur, ils virent approcher son triplan Fokker Dr.I rouge. Ils étaient six, en V, à trois heures, deux cents mètres au-dessous de lui, et n’avaient pas encore découvert le danger. Il n’hésita pas une seconde, vira sur l’aile vers la droite, plongea vers l’appareil de tête, tira rapidement trois salves de ses doubles mitrailleuses, redressa sa course et effectua un looping pour remonter vers la gauche, avant de plonger à nouveau sur l’ennemi, qui avait maintenant identifié l’assaillant et mettait aussitôt le cap vers les gros cumulus, sous le coup de la panique, sachant fort bien qu’il n’avait pas la moindre chance face au baron Manfred von Richthofen. Il eut le temps d’abattre un Anglais de plus avant que les quatre autres n’aillent se perdre dans les nuages.

 

 

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