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Ecrits satiriques
de Voltaire

Le 18/02/2015 à 07:56 - 0 commentaire

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ISBN : 9782081297937

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Résumé du livre
De tous les philosophes des Lumières, Voltaire fut celui qui eut les griffes les plus acérées, la dent la plus dure, le style le plus cinglant. Ses écrits satiriques, étonnamment, n’avaient jamais été pro¬posés dans un même volume, sinon sous la forme de Mélanges et de Facéties qui ne rendent pas complètement compte de son art. Pour ce faire, rien de mieux que de mêler les genres, de privilégier la diversité des formes et des morceaux choisis, de mettre en évidence ses rages tenaces. Dans l’oeuvre labyrinthique de cet éminent représentant de l’esprit français, dûment panthéonisé, chez qui les révulsions furieusement gaies le disputent à la verve argumentative, cette anthologie voudrait tirer un fil d’Ariane et offrir un raccourci. Par où l’on verra que l’ironie est une force quand elle sert à dénoncer les injustices et les impostures.

 

Premier chapitre

 

 

 

 

 

Présentation

 

 

Parti d'un pas décidé pour devenir ce qu'il fut d'abord aux yeux de la France et de l'Europe – un grand poète dramatique, voire épique et philosophique –, Voltaire ne tourne plus vers nous que son immortelle grimace. Son théâtre mériterait pourtant de remonter sur scène, mais il en est ainsi. La pulsion satirique, de plus en plus débridée au fil de sa vie, a éclipsé tout le reste, tragédies, discours en vers, graves plaidoyers, récits historiques. Reste énorme, vertigineux, des milliers de pages fiévreusement noircies, imprimées, distribuées, et même lues, et pourtant comme dissoutes dans la mémoire collective. Font exception quelques fameux contes ou romans, voire une ou deux œuvres philosophiques. Voltaire est devenu le nom du ricanement des Lumières.

Les historiens de la littérature et des idées, en tous pays, ont bien entendu raison de protester, de rééditer les textes avec force notes et notices, d'accumuler les thèses, les articles, les colloques, les biographies, les essais, de lui vouer des revues savantes et même parfois vivantes. Il demeure que le visage émacié sculpté par Houdon impose, sans doute à jamais, son image sardonique, aux dépens de portraits plus juvéniles et sensibles, enfermés dans leur seule valeur documentaire, faute de support symbolique.

On pourrait donc croire que les éditions des écrits satiriques de Voltaire ont fait florès. Il n'en est rien ! La dernière édition complète de ses œuvres, par Moland à la fin du XIXe siècle, compte des dizaines de gros volumes : un seul d'entre eux porte pour titre, parmi d'autres mots, celui de Satires1. De quoi s'agit-il ? De pièces en vers, calées dans un genre poétique illustré par Horace et Juvénal dans la Rome antique, Boileau et Jean-Baptiste Rousseau en France aux XVIIe et XVIIIe siècles, après l'excellent Marot et d'autres figures de la poésie renaissante. Or, il est clair que le légendaire esprit satirique voltairien, pour la postérité, ne repose pas seulement, ni même essentiellement, sur ses Satires en bonne et due forme.

Mais alors, qu'est-ce qu'un écrit satirique ? Autant l'avouer d'emblée, la réponse ne va pas de soi, et cet embarras suffirait à expliquer l'absence d'éditions, si paradoxale au premier abord. Il semble dès lors justifié de revenir, pour commencer, à la doctrine littéraire classique. On la saisira ici chez Marmontel, dans l'article « Satire » de ses fameux Éléments de littérature (1787), dictionnaire2 qui rassemble ses contributions à des encyclopédies, dont celle de Diderot et d'Alembert.

 

 

Une définition problématique : entre satire et comédie



Voici la définition de Marmontel :

SATIRE. – Peinture du vice et du ridicule, en simple discours ou en action.

Distinguons d'abord deux espèces de satire ; l'une politique et l'autre morale ; et l'une et l'autre, ou générale, ou personnelle.

L'auteur des Éléments de littérature souligne par là le trait commun qui unifie le genre : la « peinture », soit la représentation d'un objet, sur une scène ou sur une page. Viennent ensuite huit traits distinctifs. La satire aurait en effet deux cibles : le vice et le ridicule, double infraction par rapport aux normes morales et sociales. Pour viser ces deux cibles, deux modes d'expression littéraire se dessinent : le poème à la manière d'Horace et de Boileau, et le théâtre, discours représenté sur scène. Un anthologiste devrait par conséquent envisager de recueillir non seulement des poèmes satiriques, mais aussi des morceaux dramatiques, puisque la comédie se donne traditionnellement les mêmes objets que la satire classique. Et de fait, Marmontel ne mentionne dans son article que des dramaturges comiques. La satire se caractériserait aussi par deux champs d'application distincts : la politique et la morale. Elle a recours enfin à deux modalités : la ridiculisation collective ou individuelle, selon qu'elle se livre ou non à des attaques ad hominem, c'est-à-dire personnelles.

 

 

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