Extrait

Dernier été pour Lisa
de Musso, Valentin

Le 25/07/2018 à 08:28 - 0 commentaire

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Musso, Valentin

Seuil

07/06/2018

9782021390117

19.90 €

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ISBN : 9782021390117

Editeur : Seuil

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ISBN : 9782021390124

Editeur : Le Seuil

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Résumé du livre
On les appelle " les Inséparables " : Lisa, Nick et Ethan, trois adolescents qui grandissent ensemble près du lac Michigan, dans une bourgade du Wisconsin. À la fin de l'été 2004, leur paisible existence vole en éclats : Lisa est retrouvée assassinée sur la plage. Après une enquête bâclée, Ethan, son petit ami, est arrêté et condamné à la prison à vie.

Douze ans plus tard, installé à New York, Nick est devenu un écrivain à succès. Mais les fantômes du passé ne sont pas près de le laisser en paix : contre toute attente, Ethan vient d'être remis en liberté. De retour dans sa ville natale, Nick va devoir affronter l'hostilité des habitants, toujours convaincus de la culpabilité de son ami. Pour innocenter définitivement son ami et parvenir à se reconstruire, il n'aura d'autre choix que de faire la lumière sur la mort de Lisa et de retrouver le véritable meurtrier.

Avec ce nouveau thriller d'une redoutable efficacité, Valentin Musso nous entraîne au cœur d'une petite ville américaine en apparence sans histoires, et qui cache bien ses secrets.

 

Premier chapitre

À mon frère Guillaume

 

 

Prologue


Il m’arrive souvent de me demander quelle fut sa dernière pensée ou quelle fut la dernière image qu’elle vit. Avant que son cœur cesse définitivement de battre. Avant que son cerveau, brutalement privé d’oxygène, s’abandonne à une explosion anarchique de fréquences cérébrales qui vous ôte tout libre arbitre et toute conscience réelle du monde.

J’ai lu un jour dans une revue que les scientifiques avaient un temps été persuadés que l’œil humain, pareil à un film sensible, gardait l’empreinte de la scène ayant précédé la mort. On avait cru que l’on pourrait ainsi résoudre des affaires criminelles. Lors de l’autopsie des victimes, le globe oculaire était découpé, nettoyé, puis placé devant un projecteur. Lorsqu’on pouvait voir au travers, on le photographiait dans l’espoir de découvrir sur le cliché le visage de l’assassin. Cette technique avait même reçu un nom : l’optogramme. Bien qu’absurde, elle portait en elle l’idée réconfortante que la science serait un jour capable de fournir des preuves irréfutables et de délester l’homme de sa responsabilité de juger ses semblables, de décider qui est coupable et qui ne l’est pas.

Peut-être en définitive n’y eut-il ni dernière pensée ni dernière image. Peut-être que son cerveau et son corps, tout entiers envahis par une panique indicible, étaient trop occupés à lutter – coups de poing, coups de pied, hurlements, ongles cherchant à arracher la peau de son assaillant –, à s’attacher au mince espoir que quelqu’un ou quelque chose viendrait mettre un terme à son cauchemar.

Il m’arrive aussi souvent de me dire que personne ne connaîtra jamais la vérité, que les événements qui se déroulèrent aux alentours de minuit le samedi 21 août 2004 sur les rives du lac Michigan resteront à jamais perdus, enfouis, comme quelque trésor caché dans la chambre secrète d’une pyramide. La vérité… Pas celle des hommes ou des tribunaux qui, s’appuyant sur un faisceau de preuves et arguant du sacro-saint « doute raisonnable », s’arrogent le droit de récrire l’histoire à leur convenance. Je parle de la vérité nue, sans artifices : le simple enchaînement des faits, qui ne laisse pas de place à l’interprétation, qui ne demande aucun point de vue particulier.

Je ne crois malheureusement pas qu’un seul d’entre nous soit capable d’une telle objectivité. Car nos vies ne se résument pas à un enchaînement de faits. Elles ne sont constituées que de regards et de jugements que nous portons sur les autres et sur le monde.

Chacun conserve en lui sa version de l’histoire. Voici la mienne : celle du dernier été que je passai à Black Oak, petite ville du Wisconsin où j’ai grandi, et que je ne cesse de revivre, presque quotidiennement, depuis plus de dix ans.

 

 

PREMIÈRE PARTIE


Le retour


Le passé est un jouet cassé que chacun répare comme il l’entend.

Rodrigo Fresán, La Part inventée

 

 

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