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Depuis l'au-delà
de Bernard Werber

Le 16/01/2018 à 16:21 - 0 commentaire

Auteur :

Editeur :

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Date de parution :

ISBN :

Total pages :

Prix :

Bernard Werber

Albin Michel

04/10/2017

9782226400307

22 €

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ISBN : 9782226400307

Editeur : Albin Michel

Prix grand format : 22 €

 

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ISBN : 9782226426239

Editeur : Albin Michel

Prix grand format : 14.99 €

 

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Résumé du livre
Je me nomme Gabriel Wells.
Je suis écrivain de romans à suspens. Ma nouvelle enquête est un peu particulière car elle concerne le meurtre de quelqu'un que je connais personnellement :
Moi-même.
J'ai été tué dans la nuit et je me demande bien par qui.
Pour résoudre cette énigme j'ai eu la chance de rencontrer Lucy Filipini.
En tant que médium professionnelle, elle parle tous les jours aux âmes des défunts.
Et c'est ensemble, elle dans le monde matériel, moi dans le monde invisible, que nous allons tenter de percer le mystère de ma mort.

 

Premier chapitre

À la mémoire de Monique Parent Baccan, la première médium à m’avoir ouvert les portes du passé (en me racontant mes vies antérieures), du futur (en m’évoquant un avenir probable) et des mondes invisibles (en m’expliquant comment fonctionnent les âmes errantes).

Croire ou ne pas croire n’a aucune importance, ce qui est intéressant c’est d’imaginer, de rêver et d’écouter de jolies histoires qui donnent à réfléchir.

Merci Monique de m’en avoir raconté suffisamment pour me donner envie d’en révéler à mon tour quelques-unes…

 

 

« Au fond, personne ne croit vraiment à sa propre mort, et dans son inconscient, chacun est persuadé de sa propre immortalité. »

Sigmund Freud

 

« Je ne parle pas pour convaincre ceux qui ne sont pas d’accord avec mes idées. Je parle pour que ceux qui sont déjà d’accord avec elles réalisent qu’ils ne sont pas seuls. »

Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu, tome XII

 

 

ACTE I


Une découverte étonnante

 

 

1.


« Qui m’a tué ? »

 

 

2.


À peine réveillé, l’écrivain Gabriel Wells bondit de son lit. Il a enfin trouvé en rêve la première phrase de son prochain roman. Une question simple, qui ouvrira le livre sur l’énigme du décès du narrateur.

« Qui… m’a… tué ? »

Ce démarrage lui semble offrir un paradoxe qui va l’obliger à trouver une intrigue originale. Comment le héros peut-il s’exprimer s’il est déjà trépassé ? Comment a fortiori peut-il enquêter sur son propre assassinat ?

Excité par ce nouveau défi, Gabriel Wells ne prend même pas le temps de petit-déjeuner. Il sort de son immeuble et marche d’un bon pas pour rejoindre son bistrot habituel, Le Coquelet. Il y a laissé la veille son ordinateur, sorte de destrier électronique qu’il s’apprête à enfourcher comme chaque matin pour sa séance de galop d’écriture.

Il hâte le pas et se concentre sur la recherche de sa dernière phrase. Car pour lui, un roman n’est rien d’autre qu’une phrase d’ouverture – ce qu’on nomme dans son jargon « l’incipit » – qui conduit à une phrase de fermeture – « l’excipit ».

Reste à trouver le mécanisme d’horlogerie qui gouverne l’intrigue et doit aspirer le lecteur dans un système où il va s’enfoncer jusqu’à progressivement oublier sa propre vie pour ne s’intéresser qu’à celle du héros.

Face à l’habituelle hantise d’échouer, à cette espèce de trac qui le gagne, Gabriel Wells visualise rapidement quelques schémas narratifs classiques.

Une grande histoire d’amour impossible ?

Un secret progressivement révélé ?

Une quête utopique ?

Une trahison suivie d’une vengeance ?

Il faudrait quand même que le tout reste lié à l’énigme posée dans la première phrase, qu’il se répète plusieurs fois pour bien s’en imprégner :

« Qui… m’a… tué ? »

L’excitation de cette trouvaille laisse bientôt place au doute. Il pourrait aussi bien commencer par la question suivante, qui introduit une nuance de suspense légèrement différente :

 

 

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