Extrait

Confession
de Richard Montanari

Le 27/01/2018 à 19:04 - 0 commentaire

Auteur :

Editeur :

Genre :

Date de parution :

ISBN :

Total pages :

Prix :

Richard Montanari

Cherche Midi

février 2018

9782749157580

448

21 €

chaPitre.com title=
  • Zoom moins
  • Zoom plus
  • Signaler erreur
  • Envoyer à un(e) ami(e)

Version grand format

 

illustration

ISBN : 9782749157580

Editeur : Cherche Midi

Prix grand format : 21 €

 

Acheter le livre
avec chaPitre.com

Résumé du livre
Lorsqu'on est flic trop longtemps dans la même ville, toutes les rues mènent à des souvenirs que l'on préférerait oublier.
Chaque nouveau meurtre vous en rappelle un autre. L'obsession n'est jamais loin.
Pour Kevin Byrne, inspecteur des homicides à Philadelphie, le traumatisme originel a eu lieu en 1976. Encore adolescent dans le quartier défavorisé de Devil's Pocket, il a été impliqué de près dans un meurtre jamais résolu.
La fin de l'innocence pour Byrne.
Quarante ans plus tard, une affaire de meurtres en série le ramène à Devil's Pocket, à ses amis d'alors, à ce passé qu'il a essayé, en vain, d'oublier. Bientôt, le voile va se lever sur des secrets, des mensonges et une vérité qu'il aurait peut-être mieux valu ne jamais connaître.
(trad. Fabrice Pointeau)

 

Premier chapitre

Pour Dominic et Mary

 

 

Car il vient, l’enfant des hommes,

Vers le lac et vers la lande,

En tenant la main d’une fée,

Loin du monde où il y a plus de larmes qu’il ne peut le comprendre.

William BUTLER YEATS, L’Enfant volé

(traduction de François-Xavier Jaujard,

éditions Verdier, 2003).

 

 

Qui es-tu ?

Je suis Billy le Loup.

Pourquoi Dieu a-t-il fait en sorte que tu ne voies pas le visage des gens ?

Afin que je puisse voir leur âme.

 

 

PHILADELPHIE, 2015


Au moment où le SUV noir passa pour la seconde fois devant la maison des Rousseau, une coquette demeure en pierres de style colonial dans le quartier de Melrose Park, Laura Rousseau était en train de mettre la touche finale à un gigot d’agneau.

C’était le quarantième anniversaire de son mari.

Angelo Rousseau avait beau dire tous les ans qu’il ne vou­­lait pas qu’on en fasse toute une histoire, ça faisait trois semaines qu’il parlait de la recette de sa mère. Il possédait de nombreuses qualités appréciables, au rang desquelles la subtilité ne figurait pas.

Laura venait de ciseler le romarin frais lorsqu’elle entendit la porte d’entrée s’ouvrir et se refermer, puis des pas dans le couloir qui menait à la cuisine. C’était son fils, Mark.

C’était un grand garçon musclé doté d’une belle élégance naturelle. À dix-sept ans il était vice-président du conseil des élèves de sa classe et capitaine de son équipe d’athlétisme. Il lorgnait le 1 000 et le 5 000 mètres aux Jeux olympiques de 2016 à Rio de Janeiro.

Lorsque Mark pénétra dans la cuisine, Laura glissa l’agneau dans le four et déclencha le minuteur.

« Ça a été, l’entraînement ?

– Bien », répondit-il. Il tira du jus d’orange du réfrigérateur et était sur le point de boire à même la brique lorsqu’il perçut le regard cinglant de sa mère. Il sourit, attrapa un verre dans le placard et le remplit. « J’ai fait un quart de seconde de moins sur le cent.

– Mon Speedy Gonzales, dit Laura. Comment se fait-il qu’il te faille un mois pour ranger ta chambre ?

– Ça manque de pom-pom girls. »

Laura s’esclaffa.

« Vois si tu trouves un œuf dans le réfrigérateur, dit-elle. J’ai regardé deux fois et je n’en ai pas vu. Il m’en faut seulement un pour les chaussons aux pommes. S’il te plaît, dis-moi qu’on en a. »

Mark farfouilla dans le réfrigérateur, déplaçant des boîtes en plastique, des briques de lait, de jus et de yaourt.

« Non, répondit-il. Pas un seul.

– Pas d’œuf, pas de chaussons. Et c’est le dessert préféré de ton père.

– Je vais aller en chercher. »

Laura jeta un coup d’œil à l’horloge.

« C’est bon. J’ai passé toute la journée à la maison. J’ai besoin d’un peu d’exercice.

– Faux, répliqua Mark.

– Comment ça ?

– Tous mes copains disent que tu es la plus canon de toutes les mères.

– Mais non.

– Carl Fiore trouve que tu ressembles à Téa Leoni.

– Carl Fiore a besoin de lunettes.

– Certes. Mais là, il a raison.

– Tu es sûr que ça ne te dérange pas d’aller à l’épicerie ? » demanda Laura.

 

 

Publier un commentaire

 

publier mon commentaire

critiques

critiques En territoire Auriaba, 4ème roman de Jérôme Lafargue

critiques "La peinture est une chose intellectuelle"

critiques Don Quichotte par Rob Davis : Cervantès plus vivant que jamais

critiques Kierkegaard et la sirène

Suivez-nous

 

Désinscription

16

1

confession-richard-montanari

6692