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Charrue stérile ; le jour où l'Elysée brûla
de Jean-Michel Houlbert

Le 27/03/2018 à 11:59 - 0 commentaire

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Editeur :

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Date de parution :

ISBN :

Total pages :

Prix :

Jean-Michel Houlbert

Editions Du Net

11/01/2018

9782312057095

254

20 €

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ISBN : 9782312057095

Editeur : Editions Du Net

Prix grand format : 20 €

 

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Résumé du livre
Dans les années quatre-vingt, la reprise économique portée par un président de la République de droite, Laurent Montcénac, génère toujours plus de besoins énergétiques. Les centrales nucléaires deviennent essentielles. Signe de cette activité, les convois de déchets nucléaires sillonnent la France par fer et par route.
Une nuit pluvieuse d'avril, un commando terroriste s'empare dans la campagne nivernaise d'un " château " de transport de plutonium à destination du centre de retraitement de La Hague, en provenance du surrégénérateur de Creys-Malville.

Les terroristes, qui tiennent en otage une famille de paysans, font bientôt connaître leurs exigences : obtenir la démission du président de la République sous la menace de faire exploser le container de plutonium usagé ; le nuage radioactif qui se formerait se répandrait sur la campagne environnante et la vallée de la Loire, mettant en danger la vie et la santé de dizaines de milliers d'habitants. Pendant que le gouvernement et le président de la République cherchent comment répondre à ce chantage, les populations locales victimes potentielles et la presse muselée par Montcénac vont s'inviter dans le conflit. Mais les terroristes souhaitent-ils réellement la démission du président ?

 

Premier chapitre

Chapitre 1

Effrayé, le lapin filait en zigzaguant, prisonnier des phares de la 2CV. Cramponné au volant avec un sourire goulu, Antoine Girard cherchait à l’écraser. Il fit une embardée plus violente que les autres et la roue avant gauche dérapa sur le bord herbeux du fossé. Antoine réussit à redresser et ralentit. Le lapin s’échappa à travers champs.

– Raté ! constata le garçon avec une pointe d’amertume.

– Tu tiens vraiment à manger du lapin ? s’étonna la jeune fille soulagée assise à son côté.

– Tu n’aimes pas le lapin ?

– Non ! J’en mange assez à la ferme. Je préfère le bifteck.

Coincée contre la portière droite, la jeune fille, qu’engourdissait le froid à travers la vitre, fixait son regard sur la route, sans la voir, une route bordée de champs où perçaient les brins tendres du blé d’hiver ; la terre grasse luisait légèrement dans la nuit humide d’avril. Parfois, un pré planté de quelques arbres découpait une tache sombre dans l’uniformité du paysage. Ici et là, les fermes endormies évoquaient le réconfort d’un bon lit. De rares lumières aux fenêtres.

Monique Pasquinier, contrairement à son ami qui tapotait son volant sur le rythme d’un air intérieur, était lasse et mécontente. Elle avait hâte de se réfugier dans la solitude de sa chambre, pelotonnée sous son édredon de plume. La soirée, passée dans une discothèque de Marigny-sur-Loire, au pied des remparts, aurait pu être agréable, mais Antoine s’était montré de plus en plus entreprenant et Monique n’était pas encore décidée. La 2CV se balançait, roulant à vive allure sur le revêtement creusé d’ornières.

– Tiens, qu’est-ce que c’est ? murmura Antoine qui ralentit instinctivement.

Les deux jeunes gens scrutèrent la nuit, une nuit de plus en plus laiteuse. Bientôt, au loin plusieurs lueurs orangées apparurent, et un peu plus tard se mirent à clignoter. La 2CV s’approchait rapidement ; les lueurs devinrent des gyrophares.

– Un accident, émit Antoine.

– Il y aurait des feux bleus, remarqua Monique, la police…

Le jeune homme rétrograda. Il se trouvait maintenant derrière une fourgonnette supportant un énorme écriteau où clignotaient trois ampoules orange : « Fin du convoi ». Antoine chercha à doubler, mais un motard de la Gendarmerie, caché par la fourgonnette, déboîta, ralentit et se retourna pour lui faire signe de rester où il était.

– Qu’est-ce que c’est que ça ?

Antoine avait eu le temps d’apercevoir un deuxième motard, et, plus en avant, l’arrière d’un gigantesque semi-remorque supportant ce qui ressemblait une énorme citerne. De nombreuses lampes tournantes, haut perchées, l’éclairaient à peine.

– Il y a au moins six roues côte à côte…

Ils patientèrent quelques instants, roulant au pas.

– Nous voilà bien, gémit Antoine.

– Le chemin des Planchart ne doit plus être très loin. En prenant le long du pré du Père Pillois, on devrait pouvoir les devancer, proposa Monique avec une moue méprisante en direction du convoi.

 

 

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