Extrait

Zanzara
de Paul Colize

Le 13/04/2017 à 14:47 - 0 commentaire

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Date de parution :

ISBN :

Total pages :

Prix :

Paul Colize

Fleuve Noir

09/03/2017

9782265099388

316

19.50 €

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ISBN : 9782265099388

Editeur : Fleuve Noir

Prix grand format : 19.50 €

 

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ISBN : 9782823854855

Editeur : 12-21

Prix grand format : 13,99 €

 

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Résumé du livre
" Où qu'elle aille, la Mort laisse des traces de son passage. "Fred, 28 ans, est journaliste. Membre d'une team de jeunes pigistes web, il rêve de gloire et de signer un article papier qui fera date.
La nuit venue, Fred mène une double, voire une triple vie. Avant tout, il aime une femme mariée. Une liaison passionnelle, mais sans espoir. Ensuite, il aime le risque, les paris et l'adrénaline. Fred se sent vivre quand il flirte avec les limites. Ces savants cloisonnements vont voler en éclats le jour où il reçoit un coup de fil à la rédaction. Rendez-vous lui est donné le lendemain pour recueillir des révélations fracassantes.
Arrivé sur les lieux, Fred va faire une rencontre qui le poussera à enquêter sur un fait divers apparemment anodin. Son obstination va provoquer une réaction en chaîne, jusqu'au final, inattendu et époustouflant.

 

Premier chapitre

Le plus beau présent de la vie est la liberté qu’elle vous laisse d’en sortir à votre heure.

André Breton

 

 

Prologue

 

 

J’étais fêlé.

Tout le monde le disait. Toi, tu le pensais tout bas.

Tu restais dans l’ombre. J’étais la star, tu étais mon fan. Tu assistais à mes délires, muet, admiratif.

Tu rêvais d’en faire autant, mais tu n’osais pas. Je le voyais à ton regard.

Quand on me lançait un défi, je faisais rouler mes yeux dans mes orbites en grimaçant comme le dernier des tarés.

Je voulais être le premier, aller plus vite, monter plus haut.

J’impressionnais les mecs et fascinais les filles. Mon mépris du danger te filait les jetons.

En plus, je me fichais de toi. Ce n’était pas méchant, je t’aimais bien. J’aurais dû t’initier à mon art. On aurait formé un sacré tandem.

Un jour, il faudra que je te dise ce que tu ne sais pas, avant que tu fasses une connerie.

Jamais je n’aurais pu imaginer que tu étais plus cinglé que moi.

Tu m’as bien eu.

MARDI 16 JUIN 2015

1. Vivre vite

Je déboule à fond de troisième sur l’aire de repos.

Ils sont là, Jeremy, Arthur, Ilian et les autres, bagnoles en arc de cercle, phares déchirant la nuit, Hollywood style. Je donne un brusque coup de volant, tire le frein à main pour dessiner une arabesque sur le bitume.

Soigner l’entrée en scène, le secret des stars.

Je sors de la Golf, expédie ma clope. Des cris fusent. Une douzaine de caisses, portières ouvertes, sono à donf. Les basses martèlent l’air. Dancefloor sur le Ring de Bruxelles.

Ils s’élancent à ma rencontre. On s’embrasse, les mains claquent. Des morceaux de phrases me parviennent, noyées dans les décibels. Je discerne de nouvelles têtes, l’air intimidé, le sourire crispé. Greg est là, il m’observe, à l’écart. Instinctivement, je tâte ma poche pour sentir la présence de la pièce d’échecs.

Les yeux injectés, Jeremy brandit sa cannette, braille comme un hooligan.

— Ladies and gentlemen, que le spectacle commence !

Les autres beuglent, applaudissent, exultent.

Je les remercie d’un geste.

— Maintenant, le pognon.

Ils fouillent leurs poches, tendent les mains, agitent les billets. Je rafle la mise. Cinquante la tête. Je ne rends pas la monnaie. En dessous de mille boules, ils peuvent faire une croix sur le spectacle. Pour faire grimper les enchères, Jeremy comptait trouver une candidate prête à se pencher sur mon cas pendant le trip. Les miss ont décliné.

J’encaisse le fric, dévisse les plaques d’immatriculation et remonte à bord. Ilian se fraie un chemin, me fait signe d’ouvrir la fenêtre.

Il a l’œil inquiet et une mine de déterré.

— Ça va, mec ? Tu le sens comment ?

— Cool. Ça va aller.

Je passe la première, fais crisser les pneus et démarre en beauté. Ils se ruent vers leurs bagnoles pour me prendre en chasse.

Je m’engage sur le Ring, grimpe à 130, le peloton à mes trousses. Huizingen. Je rétrograde, emprunte la sortie. Le moteur rugit. En haut de la côte, je vire à gauche et franchis le pont. La meute déferle dessous et poursuit sa course.

 

 

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