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Voyages à travers l'histoire ; la chute de la Nouvelle-France
de Pierre Roy

Le 09/11/2018 à 13:12 - 0 commentaire

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Prix :

Pierre Roy

Editions Du Net

24/10/2018

9782312060743

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17 €

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ISBN : 9782312060743

Editeur : Editions Du Net

Prix grand format : 17 €

 

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Résumé du livre
Qui n'a pas rêvé un jour de voyager dans le temps ? Plusieurs auteurs ont tenté l'expérience auparavant, chacun y allant avec son style et ses idées. En ce qui me concerne, j'ai la passion de l'Histoire et de l'écriture. La fusion de ses deux passions m'a donc amené à créer, uniquement pour mon plaisir, le personnage de Stéphane qui vivra pour moi vingt-cinq voyages à travers différentes époques, de la Rome Antique à la chute du mur de Berlin. Jeune canadien un peu désorienté, il est projeté dans l'espace-temps à des périodes charnières de différentes époques et par son action il pourrait influencer le cours de l'Histoire à venir. Sa première destination est la Nouvelle-France en 1759. Celle-ci est sur le point de basculer et d'être conquise par les anglais. Stéphane le sait car il connaît déjà les étapes de la conquête anglaise en Amérique. Il est déterminé mais est-ce que ce sera suffisant pour modifier le cours de l'Histoire ?

 

Premier chapitre

Prélude

 

Accoudé sur la rampe, Stéphane était songeur face à la noirceur de la nuit qui s’étalait devant lui. C’était une de ces soirées fraîche d’août où l’été tirant à sa fin, on sent un fonds d’air frais encore légèrement chauffé par le soleil durant la journée. Cet air rêveur qu’il traînait depuis le décès de son père en février l’avait rendu indécis quant à son avenir. Les études de comptabilité terminées, il lui restait à passer les examens de septembre ; ce qu’il n’avait plus le goût de faire. Grand sportif, ceinture noire en judo, tout avait été abandonné pour ce job à temps partiel qui risquait de devenir permanent s’il ne se prenait pas rapidement en main.

Il se redressa soudainement pour arpenter les couloirs du columbarium. Ces couloirs l’avaient toujours fasciné, il devinait au hasard des urnes, la vie des gens dont les cendres y dormaient dorénavant pour l’éternité… ou du moins jusqu’à l’expiration de leur contrat de 99 ans ! Là, Giuseppe Borsalino, un italien né en 1922 à Palerme (Italie), décédé en 1987 à Montréal. Probablement un fils d’immigrant qui avait gravi les échelons du monde des affaires à force de travail. Il aurait donc connu comme enfant l’Italie des années d’avant la 2e guerre mondiale, puis le Québec monolithique des années 50 et tout ce qui s’en était suivi. Là bas, Hector Dubé, né en tant que canadien-français en 1911 à Terrebonne et décédé en tant que québécois à Laval en 1979. Toute son existence se révélait à travers cette transformation identitaire. Probablement un honnête cultivateur ayant travaillé toute sa vie sur une terre qu’il revendit à un développeur et qui est maintenant couverte de bungalows nord-américains.

À la fin du couloir, son regard se porta sur l’urne d’une jeune fille, Mélanie Saintonge ; qui elle avait vu sa vie s’arrêter tragiquement un soir de juillet 1998 à l’âge de 16 ans. Revenant d’un bal de finissants du secondaire, l’auto à l’intérieur de laquelle elle se trouvait dérapa dans une courbe. Bien qu’il ne la connaissait que de loin, il s’en souvenait car elle avait été son premier contact personnel avec la mort. Vie trop courte d’une jeune fille qui elle aussi aurait dû être écrite sur 50 ou 60 ans. À cette pensée, son regard s’embruma et il préféra détourner son regard de l’urne.

Il vit alors au bout du corridor, la silhouette de ce qu’il cru être M. Ming, nouveau responsable de l’entretien ménager auquel il devait se rapporter. Celui-ci le salua d’un coup de tête et s’en approcha. Personnage mystérieux s’il en est, M. Ming aimait bien discuter avec lui, surtout d’histoire et de politique. L’antiquité, le Moyen-Âge, l’histoire contemporaine, toutes ces périodes étaient prétexte à échanges. Autant M. Ming abordait ces différents sujets de façon stoïque et neutre ; autant c’était pour Stéphane une rare occasion de s’enflammer et de s’arracher de la grisaille du quotidien.

 

 

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