Extrait

Une semaine dans la vie de Stephen King
de Varrin, Alexandra

Le 18/01/2015 à 07:43 - 0 commentaire

Auteur :

Editeur :

Genre :

Date de parution :

ISBN :

Total pages :

Prix :

chaPitre.com title=
  • Zoom moins
  • Zoom plus
  • Signaler erreur
  • Envoyer à un(e) ami(e)

Version grand format

 

illustration

ISBN : 9782756104522

Editeur : Leo Scheer

Prix grand format : 19 €

 

Acheter le livre
avec chaPitre.com

Version numérique

 

illustration

ISBN :

Editeur : Editions Léo Scheer

Prix grand format : 13.99 €

 

Acheter le livre
avec chaPitre.com

Résumé du livre
« Il entre sans se presser, désinvolte. Un sourire au coin des lèvres, grand, un peu voûté, la démarche hésitante. Sous les flashes qui crépitent, malgré l’interdiction, ses yeux pétillent. Mi-gêné, mi-amusé, l’air de rien, il sort de sa coquille, prend quelques secondes pour observer la foule, curieux, vulnérable, perplexe. Le temps de traverser l’estrade, il endosse une nouvelle carapace, drapé dans le statut qui a réuni ici près de trois cents journalistes venus des quatre coins de la planète: celui de l’écrivain le plus célèbre au monde. » Du 12 au 16 novembre 2013, Stephen King a passé une semaine à Paris pour promouvoir son nouveau livre, Docteur Sleep. L’occasion pour des milliers de lecteurs de rencontrer leur auteur fétiche, et pour Alexandra Varrin de transformer cet événement exceptionnel en véritable quête identitaire et introspective. Au cours des cinq rendez-vous qui jalonnent cette semaine, elle se replonge dans l’œuvre monumentale de son idole, et poursuit, tout en interrogeant notre rapport à la fiction, son propre autoportrait.

 

Premier chapitre

 

 

 

 

 

 

 

Stephen King fuyait à travers Paris et je le poursuivais.

 

Du 12 au 16 novembre 2013, Stephen King est à Paris.

Pour la première fois de sa carrière, l’écrivain américain rencontre ses lecteurs français à l’occasion de la parution de Docteur Sleep qui, trente-six ans après la sortie de Shining, raconte les aventures du jeune Danny Torrance devenu adulte.

Le maître incontesté du suspense et de l’épouvante commencera par donner une conférence de presse ; s’ensuivront une séance de dédicaces, un passage en direct à la télévision, plusieurs émissions de radio dont une en public, ainsi qu’une soirée exceptionnelle au Grand Rex où il évoquera son nouveau livre, en lira des extraits et répondra aux questions de ses fans.

Une semaine unique pour tous ceux qui, sitôt mises en ligne, s’arrachent les places pour ce dernier événement, sold out en seulement deux semaines.

La conférence de presse rassemblera près de trois cents journalistes venus de toute l’Europe mais aussi de Russie et d’Asie.

Ce sont trois mille cinq cents personnes qui se rendront à l’espace librairie du cinéma MK2 Bibliothèque afin de faire dédicacer leur exemplaire. En dépit des températures hivernales, une centaine de personnes seront déjà rassemblées devant le bâtiment la veille, certains s’étant déplacés depuis l’Irlande, l’Allemagne, la Pologne ou encore l’Italie.

Le 14 novembre 2013, l’émission La Grande Librairie sur France 5 battra des records d’audience, dans le public et derrière les écrans de télévision, grâce à la présence unique de Stephen King durant près d’une heure.

 

Du 12 au 16 novembre 2013, Stephen King est dans la ville où j’habite depuis six ans.

J’y habite mais ça n’est pas chez moi, parce que chez soi, c’est l’endroit où se trouve son cœur et le mien est éparpillé entre Derry, Haven, Ogunquit, Castle Rock, Chester’s Mills et toutes les autres villes qui servent de décor aux romans de l’écrivain.

Les quelque deux cents livres de lui que je possède, en français et en anglais, ne sont jamais que des portails qui me permettent d’accéder à ce monde que j’ai fait mien.

Lorsque j’ai lu Le Fléau, au collège, j’étais tellement triste de l’avoir terminé que j’ai entrepris d’en rédiger la suite. Un projet proche du blasphème que j’ai eu tôt fait d’abandonner. En revanche, j’ai continué d’écrire et je suis aujourd’hui l’auteur de quatre romans publiés, dans lesquels on retrouve invariablement un personnage dont j’ai emprunté le nom de famille à Roland, le Pistolero de La Tour sombre, l’œuvre majeure de Stephen King.

Ancienne anorexique, aussi bien dans ma peau qu’un poisson hors de son bocal, j’ai cinq tatouages que je considère comme une manière de me réapproprier mon enveloppe physique, de poser les bases d’un rapport plus sain avec mon corps. Ils sont tous inspirés de héros ou de livres de Stephen King, ce qui, au-delà des mots, exprime à quel point son œuvre a participé à la construction de ce que je suis, de mon identité.

 

 

Publier un commentaire

 

publier mon commentaire

medias

critiques

critiques En territoire Auriaba, 4ème roman de Jérôme Lafargue

critiques "La peinture est une chose intellectuelle"

critiques Don Quichotte par Rob Davis : Cervantès plus vivant que jamais

critiques Kierkegaard et la sirène

Suivez-nous

 

Désinscription

16

1

une-semaine-dans-la-vie-de-stephen-king-varrin-alexandra

5701