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Une seconde de trop
de Linda Green

Le 21/06/2018 à 12:10 - 0 commentaire

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Linda Green

Preludes

23/05/2018

9782253045618

448

16.90 €

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ISBN : 9782253045618

Editeur : Preludes

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ISBN : 9782253905073

Editeur : Préludes

Prix grand format : 11,99 €

 

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Résumé du livre
Un seconde de trop et vous perdez tout. un, deux, trois... Lisa Dale ferme les yeux et compte jusqu'à cent lors d'une partie de cache-cache avec sa fille. Lorsqu'elle les rouvre, Ella, quatre ans, a disparu. Sans laisser la moindre trace. La police, les médias et la famille de Lisa font corps pour retrouver la fillette. Mais si leur instinct les éloignait d'Ella ? Et si le ravisseur était connu d'eux tous ? Suspense psychologique addictif, Une seconde de trop explore la culpabilité d'une mère et le cauchemar de tout

 

Premier chapitre

À Susan Stephenson,

pour m’avoir tenu la main tout le temps du voyage

jusqu’en maternité et pour avoir apporté

tant d’amour, de lumière et de joie à ce monde.

 

 

J’observe un oiseau qui apporte à manger à ses oisillons. La façon dont il veille sur eux, la façon dont il les protège. Et puis je me dis : « Tu es meilleure mère que moi. »

Hatidza Mehmedovic,

mère de deux fils

assassinés à Srebrenica.

 

 

Avant même votre cerveau, c’est votre corps qui se rend compte que vous avez perdu votre enfant. Le cordon ombilical invisible qui vous lie tous les deux se rompt. À l’intérieur de vous, tout s’amollit et se relâche. Et ce n’est qu’à cet instant que votre cerveau enregistre ce qui se passe. Il passe à l’action d’un coup, tâchant de convaincre votre corps qu’il se trompe. Vous faites bien sûr ce qu’il vous commande. Vous vous précipitez à l’aveuglette dans toutes les directions et vous tirez, tirez, tirez encore sur le bout de cordon qui reste en vous. Avec l’espoir qu’en y mettant suffisamment d’énergie, à force de crier, de hurler et de donner des coups de pied, vous pourriez peut-être, qui sait, encore y trouver votre enfant, si seulement vous parveniez à atteindre l’autre bout.

Sauf qu’il n’y est plus. Il est clair désormais qu’il a disparu. Après quoi, c’est la culpabilité qui se met de la partie. Vous êtes sa mère. Vous aviez le devoir de veiller sur lui. Et comme vous avez failli à votre tâche de gardienne, vous avez échoué dans votre devoir de mère. Comment pourrait-il en être autrement alors même qu’il était sous votre surveillance ? Une seconde de trop, pour l’amour du ciel.

C’est à cet instant que votre être profond se ferme. Un par un, tous vos organes vitaux cessent de fonctionner. Il est difficile de savoir pourquoi vous continuez à respirer, pourquoi le sang continue à irriguer votre corps tout entier, car une chose est sûre : vous ne le faites pas volontairement.

Vous souhaitez qu’une âme charitable manifeste assez de compassion pour mettre un terme à vos souffrances. Avant de comprendre que c’est justement le prix que vous devez payer – souffrir de la même façon que votre enfant a souffert. Pour lui avoir fait défaut de façon si cruelle, vous ne méritez pas moins. Et donc vous vivez votre vie non existante. Et chaque jour, à chacun de vos réveils si vous avez eu la chance insigne d’avoir pu dormir, les premiers mots à franchir vos lèvres sont « Désolée » ou « Je regrette ». L’enfant ne peut répondre, évidemment. Mais vous les dites quand même. Avec l’espoir qu’il les entendra d’une façon ou d’une autre et vous pardonnera. En sachant pourtant que jamais plus vous ne pourrez vous pardonner vous-même.

 

 

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Lisa


— Tu m’as pas encore vue grimper tout en haut du grand toboggan, hein, Maman ? dit Ella, allongée sur notre lit dans son pyjama Frozen1 tout crade.

Je ne suis pas le genre de mère qui se bat la coulpe pour avoir fait l’impasse sur les grandes « premières » de sa fille. J’avais raté les premiers pas de Chloe (même si M’man, Dieu la bénisse, m’en a fait ensuite une description digne des alunissages d’astronautes) mais je n’y attachais pas d’intérêt particulier parce que j’essayais juste de gagner assez d’argent pour avoir notre maison à nous, ce qui, à mes yeux, était autrement plus important que de cocher une liste d’étapes soi-disant essentielles dans un livre de bébé merdique offert par belle-maman. (À ce moment-là, à vrai dire, je n’en avais pas, de belle-mère, pour une raison très simple : aussitôt informé par mes soins que j’étais enceinte de lui, le père de Chloe ne s’était pas attardé suffisamment longtemps pour que je puisse rencontrer sa mère et moins encore épouser son fils, mais si nous avions convolé, je crois bien qu’elle m’en aurait donné un, de ces fichus livres.)

 

 

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