Extrait

Une proie si facile
de Laura Marshall

Le 08/02/2018 à 10:42 - 0 commentaire

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Prix :

Laura Marshall

Fleuve Noir

08/02/2018

9782265117792

380

19.90 €

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ISBN : 9782265117792

Editeur : Fleuve Noir

Prix grand format : 19.90 €

 

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Résumé du livre
Maria Weston demande à devenir ton amie. Et si c'était ça, l'origine de tous les problèmes ? Au collège, déjà, Maria Weston cherchait désespérément à être admise dans le cercle très fermé des filles les plus populaires de l'école. Mais les rumeurs précédant son arrivée en cours d'année avaient ruiné tous ses espoirs d'y parvenir. Pire encore, elle était devenue la victime facile de leurs manigances.
Quand Louise reçoit un jour une demande d'ajout d'ami émanant du compte Facebook de Maria, elle est horrifiée... Car Maria Weston est morte vingt-cinq ans plus tôt. Alors que Louise a mis des années à enfouir le souvenir de cette fille tout au fond d'elle-même, l'invitation et les messages inquiétants qui s'ensuivent font d'un coup ressurgir le passé. Tout comme le secret de Louise, si intimement lié à la disparition de sa camarade.
Un secret qui, révélé au grand jour, pourrait bien détruire sa vie.

 

Premier chapitre

Pour M, C et A, avec tout mon amour

 

 

Chapitre 1

 

 

2016


Le mail dans ma boîte de réception me fait l’effet d’une bombe.

Maria Weston souhaite vous inviter à rejoindre sa liste d’amis sur Facebook.

 

Tout d’abord, mon cerveau fait l’impasse sur le « Facebook » et n’enregistre que « Maria Weston souhaite vous inviter ». D’instinct, je rabats l’écran de mon ordinateur portable ; j’ai l’impression qu’une espèce de boule visqueuse obstrue ma gorge et m’empêche de respirer. Je tente de remplir mes poumons, de retrouver mon sang-froid. Je me suis peut-être trompée… Ça doit être ça, ce n’est pas possible autrement. Au ralenti, je me rassieds et soulève l’écran du portable puis, les mains tremblantes, je retourne dans ma boîte mail. Cette fois-ci, plus de doute : Maria Weston m’invite à devenir son amie.

Jusqu’ici, la journée a été plutôt quelconque. Henry est chez Sam ce soir et j’ai profité d’une bonne séance de travail pour avancer sur le dossier d’un client avec une prédilection pour un intérieur aux tons beige et taupe – sans que cela ne paraisse monotone, bien sûr. L’arrivée d’un mail a été une distraction passagère bienvenue, et un courrier personnel plutôt qu’une énième démarche commerciale l’a été d’autant plus.

Maintenant, pourtant, j’accueillerais à bras ouverts n’importe quel spam et je voudrais revenir au doux ennui d’il y a quelques minutes. Quelqu’un possède décidément un sens de l’humour bien tordu. Mais qui ? Qui pourrait trouver ça drôle ? Et d’abord, qui pourrait savoir l’effet que ça aurait sur moi ?

Bien entendu, je pourrais facilement me débarrasser de cette tracasserie. Il me suffirait de supprimer le mail, d’aller sur Facebook et de refuser l’invitation. Une partie de moi me pousse à le faire et à mettre un terme à cette histoire ; une autre partie, celle qui est enfouie et réduite au silence, veut savoir et comprendre.

Alors, je le fais : je clique sur « Accepter », ce qui m’amène directement sur la page Facebook de Maria Weston. La photo de profil est un cliché datant de bien avant l’ère numérique, scanné pour l’occasion ; Maria s’y tient en uniforme scolaire vert, ses longs cheveux châtains au vent, affichant un petit sourire. Je parcours la page à la recherche d’un indice, mais elle n’offre que peu d’informations. La liste d’amis et la rubrique « Photos » sont vides.

Impassible, Maria me fixe depuis l’écran. Cela fait plus de vingt-cinq ans que je n’ai pas senti ce regard distant qui vous jauge, pas désagréable mais comprenant davantage ce que vous êtes que vous ne voudriez en laisser paraître. Je me demande si elle a seulement su ce que je lui ai fait.

En arrière-plan de la photo, on aperçoit les bâtiments en brique rouge du lycée, familiers et néanmoins étrangers, comme appartenant aux souvenirs de quelqu’un d’autre. Bizarre comment, après avoir passé cinq ans à se rendre dans le même lieu tous les jours, tout s’arrête d’un coup, on n’y retourne plus, comme si l’endroit n’avait jamais existé.

 

 

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