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Un jeudi de septembre
de Seguin, Catherine

Le 24/11/2018 à 13:21 - 0 commentaire

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Date de parution :

ISBN :

Total pages :

Prix :

Seguin, Catherine

Editions Du Net

05/11/2018

9782312063416

132

15 €

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ISBN : 9782312063416

Editeur : Editions Du Net

Prix grand format : 15 €

 

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Résumé du livre
Dans " Un été de Femmes ", vous avez aimé suivre Pénélope sur le chemin de la résilience. Vous la retrouverez dans " Un jeudi de septembre " toujours sur les routes du Luberon, à la quête de l'amour : Laurent, Diego...Elle y gagnera l'amitié d'une nouvelle famille, celle de Charlotte, artiste comme elle, mais surtout prise dans les affres d'un lourd secret familial.Le destin des deux jeunes femmes se confondra au milieu des champs d'oliviers, des vignobles et des expositions de peintures.

 

Premier chapitre

Chapitre I

Elle avait froid, Elle grelottait même…

L’avion venait à peine de décoller, une longue nuit de silence l’attendait, rythmée uniquement par le bruit des réacteurs. Les consignes lumineuses s’éteignirent. Le personnel de bord se leva, leur ballet impersonnel, entre les rangées, l’insupportait.

Elle se revoit la veille, cheminant sans souci, au gré de ses envies à travers les allées de Central Park. Son téléphone avait sonné et en quelques secondes son insouciance s’était envolée, son cœur avait basculé. Elle se souvenait pourtant de tout, elle faisait une courte pause à côté de son amie « Alice au pays des merveilles » à l’extrémité de « Conservatory Water » lorsque la petite musique de son portable avait retenti. Comme chaque après-midi, elle avait quitté le Métropolitan Museum juste avant dix-sept heures, elle aimait par-dessus tout rentrer en traversant le parc, flânant à travers les allées où dansaient les arbres centenaires, humant à plein poumons les senteurs de l’automne naissant. Les feuilles et les mousses se couvraient de jolies couleurs mordorées, assortissant leurs images aux pelages des écureuils. Elle aimait tant les regarder jouer entre les branches, sautiller de-ci de-là et quémander quelques friandises aux passants attentifs. Son carton à dessins sous le bras, sa palette de couleurs et ses pinceaux rangés dans le petit sac de tissu confectionné, avec tant d’amour par sa mère et qu’elle avait l’habitude de jeter négligemment sur son épaule, elle prenait tout son temps pour regagner son appartement. A mi-chemin, elle s’accordait une pause, posait son matériel sur l’un des petits bancs de bois et effectuait quelques élongations pour soulager son dos endolori par les longues heures courbée sur son chevalet.

Depuis quelque temps déjà, Charlotte tentait d’apprivoiser Degas et ses danseuses. C’est même pour cette raison qu’elle avait choisi de poursuivre ses études à New-York. Elle y avait trouvé une jolie colocation sur la trente-cinquième « street » qu’elle partageait avec deux autres étudiants. Le quatre pièces ouvrant par de larges fenêtres sur Manhattan l’avait séduite immédiatement ? La luminosité le rendait chaleureux et son plan bien étudié permettait à chacun de profiter de tous, tout en respectant l’intimité de chacun. Comme elle, ses colocataires étudiaient aux Beaux-arts. Espagnoles de Madrid, les jeunes femmes partageaient les mêmes goûts pour la peinture et chaque soir un concert ou un ballet, animaient leurs discussions jusqu’à tard dans la nuit. Leur jeunesse et leurs rêves éveillés les conduisaient tout simplement à échafauder leur avenir.

Cette ambiance studieuse et dynamique avait tout de suite enchanté Charlotte. Loin de l’atmosphère un peu guindée, mais néanmoins sympathique de l’appartement de ses parents, elle se sentait revivre. A New-York, tout la ravissait, elle s’y trouvait déjà chez elle. Elle connaissait les moindres recoins du MOMA, Du MET ou du Guggenheim. Leurs collections permanentes l’attiraient chaque jour et représentaient des sources insoupçonnées de bonheur. Les salles dédiées à Monet l’attiraient comme si elles étaient aimantées. Elle pouvait rester des heures, assise sur un banc à étudier le moindre détail des « Nymphéas ». Et pourtant c’était son travail sur Degas et particulièrement sa collection de danseuses qui l’avaient conduite jusque-là. Après avoir écumé toutes les allées du Musée d’Orsay, elle était à présent envoutée par la fragilité des ballerines du Maître. Dans chaque tableau, elle retrouvait la force nuancée de douceur que le peintre avait souhaité exprimer dans ses toiles.

 

 

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