Extrait

Un conte digital
de Rezkallah, Mohamed

Le 27/01/2017 à 11:17 - 0 commentaire

Auteur :

Editeur :

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Date de parution :

ISBN :

Total pages :

Prix :

Rezkallah, Mohamed

Editions Du Net

29/09/2016

9782312047638

168

13 €

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ISBN : 9782312047638

Editeur : Editions Du Net

Prix grand format : 13 €

 

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Résumé du livre
Rien n'est résolu. Au contraire. Dans ce dernier volet qui clôt la trilogie, Il n'y a que des mystères.Le quartier est mort, mais je dois continuer à vivre. Mon âme brûle, plus que jamais, et plus j'avance plus je m'abandonne, à la seule et unique recherche de la satisfaction de mes désirs...

 

Premier chapitre

Première partie

 

Je suis à Paris en voyage d’affaires. Un dépucelage, ma première fois avec la capitale. Six heures en TGV, j’ai le cul en compote. Pendant le trajet j’ai vu progressivement la mer, le ciel bleu, la nature, disparaître pour laisser place à un toit de nuages boursouflés, grisâtres, et d’immenses terrains vagues recouverts d’une neige hostile. J’ai rendez-vous avec ma maison d’édition.

On a mis à ma disposition un appartement rue Saint-Honoré. Je me suis présenté à la logeuse et récupéré les clefs. Je dépose mes valises dans l’appartement. C’est vétuste. Certains diront que c’est charmant. Le plancher de bois craque sous mes pas. Cafetière, micro-onde, machine à laver, tout est vieux. Une fenêtre donne sur une bouche d’aération où tous les voisins jettent leurs mégots de cigarette. Charmant. Je teste les toilettes. Je lâche une bonne pêche, y jette un coup d’œil et tire la chasse. Le paquet s’en va et disparaît. Parfait, de bonnes chiottes c’est essentiel.

La baignoire est spacieuse. J’ouvre les robinets et vérifie que l’eau chaude fonctionne. Une alarme retentit soudain. Pendant un instant, je pense à un incendie dans l’immeuble. Je sors dans le couloir. Personne. Je sors devant l’entrée de l’immeuble. Personne. Étrange. Perplexe je retourne dans l’appartement. J’ouvre le frigo. Un pack de bière glacé m’y attend comme une vieille relique perdue au fond d’une grotte oubliée. J’en prends une et m’en sers dans un verre. Ma boisson à la main, je me dirige vers la chambre. Il y a un lit double, enveloppé de draps usés mais qui sentent très bon. Un téléphone sonne. Je décroche. Une jeune fille tente de me vendre un abonnement pour une salle de musculation. Je lui raccroche au nez. Je ferme la porte à clef et sors faire un tour dans le coin.

Le froid mord comme un chien de l’enfer. Les passants fument l’air glacé, les joues rouges, le pas rapide. Les restaurants sont pleins, les clients discutent, mangent leurs plats, comme de beaux objets affichés en vitrine. Les trottoirs sont étroits, déformés, parsemés de parcmètres. Les jeunes filles, en botte en peau de bête, collant noir transparent, petite veste, sac à main Vuitton, casque d’ipod dans les oreilles, ondulent des hanches tout en tripotant leur téléphone. Les jeunes hommes, jeans serrés, t-shirt à effigie de star, veste longue, cheveux gominés, lunettes carrées transparentes, semblent tout droit sortis de l’écran d’une télé. Les taxis grillent les feux rouges, visages hostiles au volant. Une enseigne lumineuse attire mon regard. Le Daijin-nin. Un restaurant japonais. Je pousse la porte, des grelots tintent et signalent mon entrée. Je m’installe à une place, loin de la vitrine. Il est midi et des poussières. A côté de moi, une table de six personnes, des Coréens festoient bruyamment. L’un d’entre eux parle plus que les autres. Autoritaire, il porte une tête grosse comme une boîte aux lettres. Des lèvres charnues, des joues proéminentes, son visage passe de la joie à la haine chaque fois que la serveuse s’approche pour les servir ou les débarrasser. Un être dangereux. Je commande un bol de riz surmonté d’anguille grillée et une bière. C’est délicieux. Rapidement le restaurant est plein. Je règle la note et quitte les lieux.

 

 

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