Extrait

Takeshi Kovacs T.1 ; carbone modifié
de Richard Morgan

Le 01/02/2018 à 15:59 - 0 commentaire

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ISBN :

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Prix :

Richard Morgan

Bragelonne

19/04/2017

9791028109219

416

16.90 €

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ISBN : 9791028109219

Editeur : Bragelonne

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ISBN : 9782820500151

Editeur : Milady

Prix grand format : 12.99 €

 

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Résumé du livre
Dans un avenir pas si lointain, la mort n'est plus définitive : vous pouvez sauvegarder votre conscience et vos souvenirs et les réimplanter dans un nouveau corps. De fait, pour Takeshi Kovacs, mourir n'est plus qu'un accident de parcours : il a déjà été tué plusieurs fois. C'étaient les risques du métier dans les Corps diplomatiques, les troupes d'élite du Protectorat des Nations unies expédiées à travers la galaxie. Mais cette fois, on le ramène sur Terre pour mener l'enquête : un riche magnat veut élucider sa propre mort. La police a conclu au suicide. Or, pourquoi se suicider quand on sauvegarde son esprit tous les jours, certain de revenir parmi les vivants ?
traduction : Ange

 

Premier chapitre

Ce livre est dédié


à mon père et à ma mère :

JOHN

pour son endurance de fer

et son infatigable générosité

d’esprit dans l’adversité


et


MARGARET

pour sa rage incandescente

qui demeure dans la compassion

et le refus de se détourner

 

 

PROLOGUE


L’aube allait pointer dans deux heures. J’attendais dans la cuisine dont les murs s’écaillaient en fumant une des cigarettes de Sarah, bercé par le rythme du cyclone. Millsport dormait depuis longtemps, mais dehors, dans le Reach, les courants s’accrochaient aux bancs de sable et le chant du ressac hantait les rues désertes. Une fine brume flottait dans la tempête, retombant sur la ville comme un voile de mousseline et brouillant la vue des fenêtres de la cuisine.

En état d’alerte chimique, j’ai fait l’inventaire du matériel posé sur le panneau éraflé de la table en bois. Le pistolet à éclats Heckler & Koch de Sarah brillait dans la pénombre, béant, attendant qu’on lui enfile son chargeur. Une arme d’assassin, compacte et parfaitement silencieuse. Les chargeurs étaient posés à côté. Sarah les avait entourés de bande adhésive pour reconnaître les munitions : vert pour les somnifères, noir pour le venin d’araignée. La plupart des chargeurs étaient noirs. Sarah avait épuisé beaucoup de verts contre les gardes de la sécurité de Gemini Biosys la nuit dernière.

Ma contribution au matériel était moins subtile : un gros Smith & Wesson argenté et les quatre dernières grenades hallucinogènes. La fine ligne pourpre autour des conteneurs semblait briller, comme si elle rêvait de se détacher de l’enveloppe métallique pour rejoindre les panaches de fumée de ma cigarette. Volutes et arabesques de composants modifiés… les effets secondaires du tetrameth que j’avais pris sur le quai. D’habitude, je ne fume pas quand je suis clean, mais le tet m’en donne toujours envie.

J’ai entendu le bruit malgré le rugissement du maelström : des pales de rotors tranchant la nuit comme un rasoir.

J’ai écrasé la cigarette, plutôt blasé, et je suis entré dans la chambre. Sarah était endormie, arabesque de courbes sinusoïdales de basses fréquences sous le drap. Une mèche de cheveux aile-de-corbeau couvrait son visage, une main aux doigts effilés était posée le long du lit. J’étais en train de la regarder quand la nuit s’est déchirée. Un des Gardiens orbitaux de Harlan faisait un essai de tir dans le Reach. Le tonnerre a déferlé sur les fenêtres, les faisant résonner. La femme dans le lit s’est étirée et a dégagé la mèche de ses yeux. Son regard de cristaux liquides s’est verrouillé sur moi.

— Qu’est-ce que tu regardes ?

Les derniers lambeaux de sommeil rendaient sa voix rauque. J’ai souri.

— Fais pas chier. Dis-moi ce que tu regardes.

— Je regarde, c’est tout. Il est temps de décrocher.

Elle a levé la tête et entendu le bruit de l’hélicoptère. Le sommeil a glissé de son visage, et elle s’est assise dans le lit.

— Où est le matos ?

 

 

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