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T'en souviens-tu, mon Anaïs ? et autres nouvelles
de Michel Bussi

Le 31/01/2018 à 15:24 - 0 commentaire

Auteur :

Editeur :

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Date de parution :

ISBN :

Total pages :

Prix :

Michel Bussi

Pocket

04/01/2018

9782266282437

304

6.95 €

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ISBN : 9782266282437

Editeur : Pocket

Prix grand format : 6.95 €

 

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Résumé du livre
Voilà treize jours qu'Ariane a posé ses valises dans cette villa de la côte d'Albâtre. Pour elle et sa fille de 3 ans, une nouvelle vie commence. Mais sa fuite, de Paris à Veules-les-Roses, en rappelle une autre, plus d'un siècle plus tôt, lorsqu'une fameuse actrice de la Comédie- Française vint y cacher un lourd secret. Se sentant observée dans sa propre maison, Ariane perd peu à peu le fil de la raison...

Bienvenue au pays de Caux, terres de silences, de pommiers et de cadavres dans les placards...

Dans les romans de Michel Bussi, vous étiez surpris jusqu'à la dernière page...
Dans ses nouvelles, vous le serez jusqu'à la dernière ligne.

 

Premier chapitre

Une légende tenace veut que la station de Veules-les-Roses, sur la Côte d’Albâtre, ait été lancée en 1826 par l’actrice Anaïs Aubert. Tous les guides d’histoire locale racontent cette anecdote : la belle serait tombée un matin sous le charme de ce village de pêcheurs à la suite d’une soudaine fuite nocturne de Paris. Mais sans la mémoire des Veulais, le nom d’Anaïs Aubert aurait depuis longtemps été ajouté à la liste des artistes célèbres tombés dans les oubliettes de l’histoire.

Qui était la belle Mlle Anaïs ? Quel secret emportait-elle lors de sa chevauchée de Paris à Veules ?

Le visiteur curieux a beau multiplier les recherches. S’entêter, s’acharner. Se perdre dans les archives. Mystère…

Il ne lui reste plus qu’une solution. Ne rien inventer. Tout imaginer.

Tous les lieux de ce récit, à l’exception de la villa Odéon, existent à Veules et sont fidèlement décrits. Il en est de même pour les références artistiques à Anaïs Aubert et Victor Hugo.

Quant à la façon d’ordonner les pièces du puzzle, j’en assume l’entière responsabilité.

 

 

1.

Veules-les-Roses, le 23 janvier 2016

Je tiens la lettre entre mes mains. Gilbert Martineau m’a appelée il y a à peine cinq minutes. J’étais occupée à peindre dans l’atelier. Je dessinais des motifs géométriques sur des écorces de bouleau rappelant vaguement les écailles vernies d’une carapace de tortue.

— M’selle Ariane ! a crié Martineau.

Sur l’instant, je l’ai maudit, j’ai cru qu’il allait réveiller Anaïs. Elle dort juste au-dessus, dans sa chambre, mais tout s’entend dans cette maison où aucune porte ne ferme. Aujourd’hui, exceptionnellement, Anaïs ne passe pas la journée chez ses grands-parents. Ils ont un rendez-vous à Dieppe, une histoire de notaire, je crois.

— M’selle Ariane, m’a expliqué Martineau, un peu moins fort devant mes yeux furieux de mère inquiète. J’ai trouvé ça ! Juste derrière le placo.

Il m’a désigné du bout de sa truelle une enveloppe coincée dans un trou du mur qu’il est en train de rénover.

— C’est bizarre, a-t-il insisté, hier, quand j’ai abattu le reste de la cloison, je ne l’ai pas remarquée. À croire que quelqu’un l’a posée ici cette nuit.

Je souris. Malgré moi, j’enregistre. Gilbert Martineau a fait le gros œuvre hier, explosé à coups de masse les couches de plâtre et les lambeaux de papier peint orange qui les recouvrent, toutes ces horribles décorations datant d’il y a cinquante ans. La mission que j’ai confiée à Martineau, c’est de retrouver le charme originel de la pièce, la délicieuse ambiance des villas du dix-neuvième siècle, tendance bains de mer, poutres apparentes, brique et silex. Un décor qui offrira un écrin authentique à mes œuvres et générera auprès des touristes une irrésistible envie de les acheter.

La lettre n’inquiète pas plus que cela Gilbert Martineau, qui est déjà reparti tremper sa truelle dans une sorte de mortier beige.

 

 

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