Extrait

Skiddy, mon ami imaginaire
de Katherine Applegate

Le 27/10/2017 à 16:24 - 0 commentaire

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Date de parution :

ISBN :

Total pages :

Prix :

Katherine Applegate

Bayard Jeunesse

11/10/2017

9782747065870

272

12.90 €

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ISBN : 9782747065870

Editeur : Bayard Jeunesse

Prix grand format : 12.90 €

 

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Résumé du livre
Plus de boulot, plus d'argent, pas grand chose à manger... Les parents de Jackson, musiciens, ne peuvent plus payer le loyer. Contrainte de vivre dans leur voiture, la famille se serre les coudes. Mais Jackson a bien du mal à gérer le quotidien dans cet espace exigu avec sa petite soeur et ses parents. Quand Skiddy, son vieil ami (imaginaire) réapparait, Jackson refuse d'abord son aide. Il n'a besoin de personne, surtout pas d'un chat géant pour affronter ses problèmes.
Mais Skiddy est têtu et fait irruption là où on l'attend le moins, que ce soit sous la douche, sur un skate, ou même en surfeur sur la plage ! Et il compte bien remplir sa mission : aider son ami... (trad Karine Suhard-Guié)

 

Premier chapitre

I


Une porte, c’est pour ouvrir

 

UN TROU, C’EST POUR CREUSER


 

 

 

1


J’ai remarqué plusieurs choses bizarres au sujet du chat qui faisait du surf.

Première chose : c’était un chat qui faisait du surf.

Deuxième chose : il portait un tee-shirt. Dessus, il était écrit : LES CHATS ASSURENT GRAVE, LES CHIENS BAVENT.

Troisième chose : il tenait un parapluie fermé, comme s’il avait peur de se mouiller. Ce qui, en y réfléchissant, n’est pas très logique quand on fait du surf.

Quatrième chose : personne d’autre sur la plage ne semblait le voir.

Le chat avait pris une belle vague, qu’il chevauchait habilement. Mais, tandis qu’il s’approchait du rivage, il a commis l’erreur d’ouvrir son parapluie. Une rafale de vent a envoyé le félin valser dans le ciel. À une ou deux secondes près, il heurtait une mouette en plein vol.

Même la mouette n’a pas eu l’air de le voir.

Tel un ballon de baudruche en fourrure, le chat est passé au-dessus de moi en flottant. J’ai levé la tête bien haut. Il a baissé la sienne bien bas. Il m’a fait un signe de la main.

Son pelage était noir et blanc, dans le genre pingouin. On aurait dit qu’il se rendait à une soirée chic, vêtu d’un smoking à poils.

J’avais l’impression de l’avoir déjà vu quelque part ; en fait, il m’était même très familier.

– Skiddy, ai-je murmuré.

J’ai jeté des coups d’œil autour de moi. Il y avait des bâtisseurs de châteaux de sable, des lanceurs de Frisbee et des chasseurs de crabes. Mais il n’y avait personne qui regardait le chat surfeur au parapluie, qui flottait dans le ciel.

J’ai fermé les yeux en serrant fort les paupières et j’ai compté jusqu’à dix. Lentement.

Dix secondes, ça me paraissait suffisant pour ne plus être fou.

J’avais un peu la tête qui tournait. Mais cela m’arrive parfois, quand j’ai faim. Je n’avais rien mangé depuis le matin.

Lorsque j’ai rouvert les yeux, j’ai poussé un soupir de soulagement. Le chat était parti. Le ciel, immense, était vide.

Bam ! Le parapluie s’est planté dans le sable telle une flèche géante à seulement quelques centimètres de mes orteils.

Il était en plastique rouge et jaune, et décoré de minuscules souris souriantes. Sur le manche était inscrit au crayon gras : CE PÉBROC APPARTIENT À SKIDDY. J’ai de nouveau fermé les yeux, compté jusqu’à dix, rouvert les yeux. Le parapluie – ou le pébroc, ou je ne sais quoi – s’était volatilisé. Exactement comme le chat.

C’était la fin du mois de juin ; il faisait beau et chaud. Pourtant, j’ai frissonné.

J’ai ressenti la même chose qu’on éprouve juste avant de sauter dans le grand bassin à la piscine. On est en route vers quelque part. On n’y est pas encore. Mais on sait qu’on ne peut pas retourner en arrière.

 

 

2


Que les choses soient claires : je ne suis pas le genre de garçon à avoir un ami imaginaire.

Non, mais sans blague. En septembre, je vais entrer en CM2. À mon âge, il vaut mieux ne pas avoir une réputation de cinglé.

 

 

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