Extrait

Sexe, mensonges et banlieues chaudes
de Minelli, Marie

Le 08/07/2017 à 10:33 - 0 commentaire

Auteur :

Editeur :

Genre :

Date de parution :

ISBN :

Total pages :

Prix :

Minelli, Marie

La Musardine

20/03/2014

9782842717902

192

14 €

chaPitre.com title=
  • Zoom moins
  • Zoom plus
  • Signaler erreur
  • Envoyer à un(e) ami(e)

Version grand format

 

illustration

ISBN : 9782842717902

Editeur : La Musardine

Prix grand format : 14 €

 

Acheter le livre
avec chaPitre.com

Version numérique

 

illustration

ISBN : 9782364904347

Editeur : La Musardine

Prix grand format : 14.00...60849515....

 

Acheter le livre
avec chaPitre.com

Résumé du livre
Une comédie érotique et romantique... made in France!


Sara vit à Neuilly avec son fiancé, Amaury de Saint-Sauveur. Entre les brunchs avec ses copines futiles et son boulot à la fondation pour les Femmes du monde,
dirigée par sa belle-mère, elle ne se sent pas à sa place et décide de gagner sa liberté. Afin de décrocher le job de reporter TV qui la mènera à l'indépendance professionnelle,- elle se fait passer pour une Marocaine vivant en Seine-Saint-Denis. C'est là que son chemin croise celui du mystérieux Djalil... Et si son salut se trouvait de l'autre côté du périph' ? Peut-elle décemment quitter sa vie confortable à Neuilly pour aller vivre avec ce banlieusard qui ne lui promet rien ?
Avec un ton irrésistible, féminin et drôle, découvrez un Roméo & Juliette version érotico-moderne.

 

Premier chapitre

Prologue


Vous me connaissez. Je veux dire, vous ne me connaissez pas personnellement. Mais vous me connaissez. Je suis celle que vous voudriez être.

Vous avez entendu parler de moi ; mes voisins s’appellent Liliane Bettencourt, Jean Sarkozy, Laurence Ferrari, et d’autres dont les noms ne vous diraient rien, que les logos. J’habite chez mes parents, un 250m2 à Neuilly-Sur-Seine, mais peu importe, je pourrais aussi bien vivre ailleurs : à Megève, à Londres, à Monaco, dans l’Upper East Side, je suis partout chez moi car nous sommes chez nous partout. Je suis forte de notre groupe, le haut de la chaîne alimentaire, le « +++ » du CSP +, ces gens qui jettent avec dédain une Amex black quand vous tapez votre code de carte Visa bloquée, qui demandent « On peut payer en dollars ? », qui spéculent sur vos crises économiques, qui rechignent à payer vos charges salariales, qui prennent trois heures de déjeuner d’affaire chez Apicius et vous crient dessus si vous badgez à 14h03.

Mon père est le patron du patron du patron de votre père, ma mère dit à la vôtre quoi porter, qui aimer, que penser, on parle de mon grand-père dans les livres d’histoire et le nom de mon arrière-grand-mère figure sur des rayons entiers de produits de beauté partout dans le monde.

Ma page Facebook est couverte des commentaires d’héritiers de l’industrie et du show-business, Alma Gucci, Laura Smet, Arthur de Boultrait, nous étions à l’école ensemble ; enfants, nous avons joué au Jardin d’acclimatation - entrée, boissons et attractions payantes - avec nos nourrices et nos gouvernantes, nous avons fréquenté les mêmes écoles privées, les mêmes rallyes, fait du cheval dans le Perche l’hiver et des pool parties à Saint Barth’ l’été.

Nos parents étant tous très occupés à gagner de l’argent, à le placer, à le dépenser, à recruter des gens pour ne pas avoir à s’occuper de nous, à voyager, à se tromper, nous avons très tôt bénéficié d’une grande liberté que nous avons occupée en baisant les uns avec les autres.

Mais je suis mauvaise langue, nos parents s’intéressent à nous. Au moins le temps de notre mariage. Ils ont déjà tout arrangé entre eux, en nous laissant deux ou trois ouvertures, oui, qui tu veux, ma chérie, tant que ça ne sort pas « d’ici ».

Vous m’avez déjà vue, en photo dans Point de Vue au moment du bal des déb’, dans les pages « service de nuit » de Public, je posais une coupe en main lors d’une soirée de gala aux côtés de l’ex de Pippa Middleton ; vous m’avez vue dans un reportage sur le prix de Diane, j’étais la fille au grand chapeau qui avait ôté ses talons et qui riait très fort, dans le dernier Elle, je posais avec ma copine Stella « la génération Y du business » et vous m’avez encore vue, à la naissance du bébé de Charlotte Casiraghi, sur les images qui ont défilé en boucle sur les télévisions. Ma cousine est l’une de ses meilleures amies ; elles étaient ensemble au lycée de Fontainebleau avec Tatiana Santo Domingo.

 

 

page suivante

Publier un commentaire

 

publier mon commentaire

medias

critiques

critiques En territoire Auriaba, 4ème roman de Jérôme Lafargue

critiques "La peinture est une chose intellectuelle"

critiques Don Quichotte par Rob Davis : Cervantès plus vivant que jamais

critiques Kierkegaard et la sirène

Suivez-nous

 

Désinscription

medias

16

1

sexe-mensonges-et-banlieues-chaudes-minelli-marie

6477