Extrait

Serafina T.1 ; Serafina et la cape noire
de Robert Beatty

Le 25/09/2017 à 11:07 - 0 commentaire

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Robert Beatty

Bayard Jeunesse

13/09/2017

9782747065184

400

15.90 €

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ISBN : 9782747065184

Editeur : Bayard Jeunesse

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ISBN : 9782747085113

Editeur : Bayard Jeunesse

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Résumé du livre
"Ne va jamais dans la forêt. Il y a là-bas des forces mystérieuses et maléfiques que personne ne sait expliquer, des choses qui pourraient te faire du mal". Serafina n'a jamais désobéi à son père. Il y a déjà tant d'endroits à explorer dans l'immense manoir de Biltmore - même si elle doit faire attention à ce que personne ne la voie. Aucun des riches habitants du domaine ne doit savoir qu'elle existe.
Elle vit donc avec son père, le mécanicien du manoir, dans les sous-sols, à l'abri des regards. Mais une nuit, elle assiste à la disparition de Clara, la fille d'invités des Vanderbilt - les maîtres de Biltmore -, enlevée par un homme portant une grande cape noire. Elle se lance à sa recherche et fait la connaissance de Braeden, le neveu des Vanderbilt. Tous deux se lient d'amitié et décident d'unir leurs forces avant que tous les enfants du manoir disparaissent.
Les soupçons de Serafina se portent vite sur Mr Thorne, un ami de la famille. Elle lui tend un piège en l'attirant au coeur de la forêt, bravant sa peur et l'interdiction de son père. Elle découvre alors que les enfants disparus sont victimes d'un puissant sortilège, et que ce sortilège est lié à sa propre identité... (trad. Françoise Nagel)

 

Premier chapitre

I


Serafina ouvrit les yeux et balaya du regard l’atelier plongé dans le noir, à la recherche de rats assez bêtes pour oser s’aventurer sur son territoire pendant son sommeil. Elle savait qu’ils étaient là, quelque part, juste au-delà du périmètre de sa ronde nocturne, se coulant dans les crevasses et les ombres du tentaculaire sous-sol de la vaste demeure, impatients de chaparder dans les cuisines et les garde-manger tout ce qu’ils pourraient se mettre sous la dent. Elle avait passé la plus grande partie de l’après-midi à faire de petits sommes dans ses refuges secrets favoris, mais c’était ici, recroquevillée sur le vieux matelas derrière la chaudière rouillée, bien à l’abri dans l’atelier, qu’elle se sentait le plus chez elle. Des marteaux, des clés à molette et autres outils de toutes sortes étaient suspendus aux poutres grossièrement taillées, et l’odeur familière de l’huile de graissage imprégnait l’air. La première pensée qui lui vint, alors qu’elle regardait autour d’elle et tendait l’oreille dans l’obscurité grandissante, fut que cette nuit serait une bonne nuit pour chasser.

Son père, qui avait travaillé à la construction du domaine de Biltmore bien des années auparavant et avait depuis élu domicile dans le sous-sol sans autorisation, dormait sur le lit de camp qu’il avait construit en cachette derrière les casiers à outillages. Des braises rougeoyaient dans le vieux baril métallique au-dessus duquel, quelques heures plus tôt, ils avaient fait cuire leur repas composé de poulet et de gruau de maïs. Tout en mangeant, ils s’étaient blottis autour du feu pour profiter de sa chaleur. Comme d’habitude, elle avait mangé le poulet mais n’avait pas touché au gruau.

– Finis ton dîner, avait grommelé son père.

– Ça y est, avait-elle répondu, en reposant son assiette de fer-blanc à moitié vide.

– Tout ton dîner, avait-il insisté en repoussant l’assiette vers elle. Sinon tu ne grandiras jamais, tu resteras toujours aussi petite qu’un porcelet.

Son père la comparait souvent à un petit cochon de lait maigrichon quand il voulait la faire réagir. Il se disait qu’elle se mettrait tellement en colère contre lui qu’elle ne ferait qu’une bouchée de cette affreuse bouillie de maïs sans même s’en rendre compte.

– Tu pourras toujours me le resservir autant de fois que tu voudras, avait-elle protesté avec un petit sourire, je ne mangerai pas le gruau.

– Mais c’est rien d’autre que du maïs moulu, ma fille, avait-il expliqué en tisonnant le feu à l’aide d’une brindille. Et tout le monde aime le maïs. Sauf toi !

– P’pa, tu sais bien que je n’arrive à rien digérer de ce qui est vert ou jaune, ni tous les trucs dégoûtants de ce genre, alors arrête de me crier après.

– Si je voulais vraiment te crier après, tu t’en apercevrais tout de suite, avait-il rétorqué.

Il avait de nouveau fourragé le feu avec le bâtonnet qui lui servait de tisonnier, et ils avaient bientôt fini par oublier le gruau de maïs pour se mettre à parler d’autre chose.

 

 

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