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SAS T.169 ; le défecteur de Pyong Yang t.2
de Gérard de Villiers

Le 14/10/2017 à 12:47 - 0 commentaire

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Gérard de Villiers

Editions Gérard de Villiers

19/01/2017

9782360536245

318

7.95 €

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ISBN : 9782360536245

Editeur : Editions Gérard de Villiers

Prix grand format : 7.95 €

 

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Résumé du livre
L'attaque n'avait pas duré plus d'une minute et il y avait huit cadavres étendus sur le sol. "Filons", lança Malko à Nobuko. Au moment où il allait se mettre à courir, un uyoku se dressa devant lui. Faisant des moulinets avec son sabre, il fonça, visiblement décidé à la décapiter comme les autres. Les yeux injectés de sang, les traits crispés, hurlant des slogans à la gloire de l'Empereur, sorti tout droit du Moyen-Age. La pointe du sabre passa à dix centimètres de la gorge de Malko...

 

Premier chapitre

CHAPITRE PREMIER

Un véritable mur lumineux surgit soudain, dissipant la brume qui tombait sur la mer de Chine, lorsque le gros hélicoptère Westland amorça son virage pour se poser sur l’hélipad du Macao Ferry Terminal. Des dizaines de pubs lumineuses en caractères chinois ou latins ornaient les façades des nouveaux casinos qui avaient poussé le long de l’Avenida de Amizade. Des néons kitsch du Grand Lisboa au mur étincelant du Sands, en passant par une étrange tour auréolée de bleu, la ville scintillait.

C’était le « strip » de Las Vegas !

Macao, depuis 2002, comptait déjà vingt-huit casinos, plus ceux en construction. Le tout sur vingt kilomètres carrés, avec plus d’églises qu’au Vatican !

La dernière fois que Malko y était venu1, la colonie portugaise, grande comme un placard à balais, n’était qu’une petite ville provinciale assoupie, aux ravissantes maisons coloniales, où on se couchait à neuf heures du soir.

Macao, revenu à la Chine en 1999, était devenu pour cinquante ans une zone spéciale, comme Hong Kong. Depuis 2002, ce confetti portugais du bout du monde, à soixante kilomètres à l’ouest de Hong Kong, à l’embouchure de la rivière des Perles, recevait vingt-deux millions de visiteurs par an.

Pour un seul objectif : le jeu.

L’hélicoptère se posa doucement sur le toit du terminal. Les formalités de police étaient réduites au minimum et Malko se retrouva très vite dans un taxi, en route pour le Mandarin Oriental, un des hôtels-casinos les plus luxueux de Macao, où la station de la CIA de Hong Kong lui avait retenu une chambre.

Des buildings imposants de trente étages avaient remplacé les petites maisons de bois, mais, curieusement, toutes les inscriptions dans les lieux publics étaient bilingues, en portugais et en chinois, alors que personne ne parlait plus portugais depuis longtemps.

Une nuée de boys l’installèrent dans une chambre donnant sur le jardin tropical et la piscine et, plus loin, sur la reclamation area, les terrains reconquis sur la mer. Patients comme des fourmis, les Chinois grignotaient tous les jours quelques mètres carrés sur les eaux brunes de la mer de Chine.

Malko n’avait pas faim, ayant dîné dans l’avion Bangkok-Hong Kong, avant de sauter dans l’hélicoptère, beaucoup plus rapide que les « turbo-cats ».

Il descendit au premier étage et découvrit un bar lambrissé d’acajou, élégant et désert. Bon point : le barman lui proposa une dizaine de vodkas différentes. Après le stress des derniers jours, il éprouvait une curieuse sensation de vide.

En laissant l’alcool glisser sur sa langue, il ne put s’empêcher de penser à l’homme à cause duquel il se trouvait à Macao.

Kim Song-hun, le défecteur nord-coréen du Bureau 39, la structure financière destinée à financer le programme nucléaire de la Corée du Nord. Ce dernier était à Pyongyang depuis la veille et personne ne le reverrait jamais plus. Fusillé ou envoyé dans un camp du goulag nord-coréen. C’est pourtant lucidement qu’il avait choisi son sort. En s’échangeant contre sa fille, retenue en Corée du Nord. Celle-ci, Eun-Sok, se trouvait désormais à Bangkok, essayant de s’acclimater à un monde inconnu pour elle. Elle finirait probablement, comme la plupart des transfuges, en Corée du Sud, mais n’oublierait jamais son père.

 

 

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