Extrait

SAS T.167 ; polonium 210
de Gérard de Villiers

Le 23/11/2018 à 18:25 - 0 commentaire

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Gérard de Villiers

Editions Gérard de Villiers

16/05/2018

9782360536962

302

7.95 €

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ISBN : 9782360536962

Editeur : Editions Gérard de Villiers

Prix grand format : 7.95 €

 

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Résumé du livre
Un ancien espion ayant travaillé pour le Royaume-Uni a été hospitalisé dimanche 6 mars 2018 en Angleterre après avoir été exposé à une substance chimique. Sergueï Skripal, ancien agent des renseignements russes devenu une "taupe" pour les services britanniques, a été hospitalisé "dans un état critique" à la suite de son empoisonnement dimanche, le Kremlin a assuré n'avoir "aucune information" a assuré à la presse un porte-parole de Vladimir Poutine. Une affaire qui en fait resurgir d'autres : Mais les révélations sur un possible empoisonnement ont fait resurgir le souvenir de l'affaire Litvinenko, du nom d'un ex-agent des services secrets russes (FSB) et opposant à Vladimir Poutine, empoisonné en 2006 à Londres au polonium-210, une substance radioactive extrêmement toxique. Souvenez-vous : 7 octobre 2006 Moscou l'influente journaliste russe Anna POLITOVSKAIA opposante au régime de Vladimir POUTINE dans le conflit tchètchène est assassinée alors qu'elle rentre chez elle à Moscou. Alexandre
LITVINENKO, ex-agent du KGB puis du FSB, affecté au service du contre-espionnage. Opposant à Vladimir POUTINE, exilé à Londres depuis les années 2000 décède le 23 novembre 2006 à l'University College Hospital de Londres empoisonné au Thalium. Ce redoutable poison se révèlera être du Polonium 210. (SAS 167) 2018 l'enquête se poursuit : Mais qui est donc Igor SETCHINE ? Celui qui murmure à l'oreille de Vladimir POUTINE Et à qui la justice britannique s'intéresse desormais... Ce rebondissement aurait fait saliver Gérard de Villiers, qui avait consacré son dernier SAS (200), paru en novembre 2013 " La Vengeance du Kremlin ", à l'affaire. Au terme de son enquête il avait lui-même conclut à un assassinat. Deux romans d'espionnage plus proche de la réalité que jamais.

 

Premier chapitre

PROLOGUE

Vladimir Vladimirovitch Poutine contemplait par une des fenêtres de son bureau de travail aux murs beiges les corbeaux qui ne cessaient de s’abattre sur les tours du Kremlin, se laissant glisser en croassant le long des bulbes dorés. Tous les jours c’était le même spectacle. Des nuées d’oiseaux noirs tourbillonnaient au-dessus de la vieille forteresse. Depuis des siècles, ils se succédaient, poussés par un mystérieux instinct génétique. Personne n’avait jamais pu expliquer l’attirance de ces oiseaux pour le centre du pouvoir russe. Même les faucons dressés à la demande de Boris Nikolaïevitch Eltsine n’avaient pu en venir à bout.

Une sorte de malédiction à laquelle le pragmatique Vladimir Vladimirovitch n’était guère sensible.

Il enclencha un CD de Tchaïkovski et alluma son ordinateur. C’est lui qui avait fait installer dans cette pièce une stéréo sophistiquée sur laquelle il écoutait de la musique classique. Sa seconde passion était de surfer inlassablement sur Internet, à la recherche des sites d’opposition. Le FSB1 lui signalait les plus virulents pour qu’il puisse s’en faire une idée par lui-même.

Il tomba d’abord sur celui d’Alexandre Litvinenko, un ancien major du FSB qui s’était enfui de Russie six ans plus tôt, pour rejoindre un petit noyau d’opposants irréductibles regroupés autour de l’oligarque Simion Gourevitch, devenu l’ennemi juré de Vladimir Poutine qu’il avait pourtant beaucoup aidé dans son ascension à l’époque Eltsine.

Il le parcourut rapidement. En sus des accusations habituelles sur sa supposée implication dans les deux attentats criminels qui avaient causé plus de trois cents morts à Moscou, en 1999, et déclenché la seconde guerre de Tchétchénie, le site relayait des accusations de pédophilie, avec des détails répugnants.

Vladimir Poutine eut une grimace méprisante et passa au site de Simion Gourevitch.

Là, il eut un choc : l’oligarque venait de déclarer à plusieurs journaux qu’il allait consacrer une partie de sa fortune à fomenter un coup d’État en Russie, afin de se débarrasser de Vladimir Poutine !

Celui-ci demeura figé devant l’écran, ressentant la même fureur que lorsque le même Simion Gourevitch, se croyant tout permis, pénétrait sans frapper dans son bureau de président de la Russie.

Ce qui plongeait Vladimir Poutine dans une colère indicible. On devait respecter la hiérarchie et l’autorité. C’est ce qu’on lui avait appris au KGB, lorsqu’il avait vingt-trois ans. Il en avait aujourd’hui cinquante-quatre et continuait à adhérer aux mêmes principes. Or, qui, plus que le président de la Russie, méritait d’être respecté ?

Il revint au site de Simion Gourevitch, maudissant l’oligarque félon. Le procureur général de Russie avait, sur son ordre, lancé un mandat d’arrêt international contre lui pour différents délits financiers, mais les Britanniques s’obstinaient à ne pas l’exécuter, ayant accordé à Gourevitch le statut de réfugié politique.

 

 

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