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SAS t.192 ; Igla S
de Gérard de Villiers

Le 22/09/2015 à 12:05 - 0 commentaire

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ISBN : 9782360530502

Editeur : Editions Gérard de Villiers

Prix grand format : 7.50 €

 

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Résumé du livre
Le chauffeur freina brutalement pour éviter un trou. Malko fut projeté en avant, et son regard balaya la banquette avant. Un journal posé dessus était tombé à terre, découvrant un gros pistolet automatique au canon prolongé d'un silencieux. La Lada avait stoppé à l'entrée d'un terrain vague : l'endroit parfait pour une embuscade. Malko vit le chauffeur prendre le pistolet, prêt à se retourner et à abattre Malko à bout portant.
Ayant laissé son Glock au Kempinski, celui-ci était totalement impuissant.

 

Premier chapitre

CHAPITRE PREMIER

Parviz Amritzar regardait sa jeune épouse Benazir, sans la voir. Son regard accroché au téléphone posé sur la table de nuit, juste derrière elle.

– Qu’est-ce que tu as ? demanda-t-elle, intriguée.

Ce n’était pas la première fois que Parviz l’emmenait à l’hôtel, mais, d’habitude, il laissait flamber son envie d’elle dès qu’ils se retrouvaient dans une chambre. Bien sûr, celle de l’hôtel Newark Liberty, située à moins d’un kilomètre des pistes d’envol du Newark International Airport, avait le charme d’une chambre d’hôpital avec ses murs crème décorés de quelques lithos et ses fenêtres doubles, condamnées à cause du bruit.

Comme, en bonne épouse, elle ne posait jamais de question, Benazir ne lui avait pas demandé pourquoi il l’avait emmenée dans cet endroit plutôt sinistre. Généralement, ils franchissaient l’Hudson River pour s’installer dans un des petits hôtels du West Side de Manhattan où ils restaient le temps d’un week-end.

Parviz Amritzar hébergeait sa vieille mère, ce qui bridait un peu sa vie sexuelle. Aussi, s’évadait-il le plus souvent possible, pour profiter sans contrainte de son épouse.

Commerçant en gros de tapis d’Orient, il gagnait bien sa vie et, à part le zakat1, avait peu de dépenses.

– J’attends un coup de téléphone, expliqua-t-il à Benazir.Après, on sera tranquilles.

Cette fois, il croisa le regard sombre de Benazir et ressentit un petit choc agréable à l’épigastre. Elle était vraiment très belle. Tout en respectant les principes islamiques – un foulard couvrait ses cheveux, une tenue modeste lorsqu’elle sortait seule – se transformant pour son époux le soir, elle arborait un pull léger, très ajusté, une grosse ceinture et de fines bottes à talons aiguilles qui la grandissaient. Elle avait maquillé avec un soin particulier sa bouche pulpeuse et brossé avec une crème brillante les longs sourcils qu'elle n'épilait pas.

– Un coup de téléphone ? demanda-t-elle, étonnée. Ici ?

Si encore, cela avait été sur son portable, elle aurait compris.Mais sur la ligne de cet hôtel où ils étaient arrivés quelques minutes plus tôt et d’où ils repartiraient le lendemain…

– Oui, fit, sans commentaire, le Pakistanais.

Devant l’incompréhension visible de Benazir, il s’approcha et passa un bras autour de sa taille.

– Ce sont des affaires d’hommes, assura-t-il. Ensuite, je serai tout à toi.

La jeune femme se détendit.

– J’espère que tu vas me faire un enfant, murmura-t-elle.

Elle aussi aimait son mari. Parviz Amritzar était bel homme, avec un type oriental très prononcé, des yeux d’un noir profond, un nez aquilin important et une mâchoire énergique.

En plus, il la gâtait et l’entourait d’amour.

Un mari parfait.

Leurs lèvres allaient se toucher lorsque la sonnerie du téléphone les fit sursauter tous les deux.

Parviz Amritzar se précipita sur l’appareil et décrocha.

– Parviz ?

C'était une voix d'homme inconnue qui envoya le pouls du Pakistanais vers les étoiles.

 

 

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