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SAS T.144 ; Li Sha-Tin doit mourir
de Gérard de Villiers

Le 05/12/2017 à 10:24 - 0 commentaire

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Résumé du livre
La jeune Chinoise jaillit de la CRV Honda, un fusil d'assaut "Armalite" au poing. Empêtré par Li Sha Tin, Malko ne put réagir. Comme dans un cauchemar, il vit Betty Hung épauler et viser, à moins de trois mètres. La détonation se confondit avec la violente douleur qu'il éprouva à la heuteur du coeur, en recevant le projectile. Il perdit connaissance instantanément et tout devint noir.

 

Premier chapitre

CHAPITRE PREMIER

Confortablement installé dans son Jacuzzi dont les jets d’eau à 32 °C lui massaient agréablement le dos, Li Sha-Tin contemplait les vagues de l’océan Pacifique monter à l’assaut de l’éperon rocheux sur lequel était construit le Wickaninnish Inn dans un grondement de fin du monde. Celui-ci, capté par des haut-parleurs situés à l’extérieur, était retransmis dans les chambres de cet hôtel de luxe sur fond de musique classique. L’ apocalypse civilisée! Les rouleaux, après avoir explosé sur les rochers, inondaient les vitres épaisses à un mètre de lui!

C’était saisissant : il se serait cru sur la passerelle d’un navire, en pleine tempête.

Li Sha-Tin tendit la main vers la coupe de champagne posée en équilibre sur le bord du Jacuzzi et but une gorgée du liquide pétillant. Du Taittinger Comtes de Champagne Blanc de Blancs, millésimé 1995, offert gracieusement par la direction. Le champagne était une découverte récente pour le Chinois, à laquelle il avait très vite pris goût, depuis qu’il s’était installé à Hongkong, dans un appartement de huit cents mètres carrés sur Causeway Bay, à l’époque de sa fulgurante réussite. Les yeux mi-clos, la tête rejetée en arrière, Li Sha-Tin regarda la vague suivante s’approcher en grondant. Il se sentait le maître du monde. D’abord, il était vivant, après avoir échappé de justesse aux agents du Goangbu 1. Ensuite, il était riche, très riche. En dehors de ses biens immobiliers demeurés par la force des choses en Chine, il était à la tête de millions de dollars répartis dans différentes banques, de Singapour aux îles Caïmans. Et finalement, le Canada, pour un immigré de luxe, n’était pas déplaisant…

Lorsqu’il avait débarqué à Vancouver quelques mois plus tôt, il était inquiet, n’étant jamais sorti de Chine. Mais, grâce à ses contacts avec les triades 2 établies au Canada, il s’était vite adapté au pays, bien que ne parlant que quelques mots d’anglais. Sa langue natale était le dialecte parlé dans le Fujian, sa province d’origine, et à Taïwan. À Hongkong, il s’était mis au cantonais, indispensable. Bien sûr, à Vancouver, tout n’était pas rose et il devait se protéger vingt-quatre heures sur vingt-quatre contre une nuée de malfaisants lancés à ses trousses. Certains le voulaient mort ou vif, d’autres, simplement mort. Sans parler de ceux qui le voulaient vivant.

Ce qui faisait beaucoup de monde…

Pourtant, Li Sha-Tin pouvait s’enorgueillir d’un éblouissant parcours. Né dans une pauvre famille paysanne du Fujian, il avait gagné sa capitale, Xiamen, juste en face de l’île de Taïwan, déclarée « zone économique spéciale » par la grâce de Deng Xiaoping. Ce statut l’affranchissant des contraintes bureaucratiques avait grandement facilité l’ ascension de Li Sha-Tin. D’abord dans l’immobilier et ensuite grâce à un formidable réseau de contrebande entre Taïwan et la Chine continentale où il avait fait pénétrer pour plus de dix milliards de dollars de marchandises, illégalement. Évidemment, une telle entreprise supposait de hauts appuis…

 

 

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